«Être noire en Tunisie» est une tribune de l'autrice tunisienne Affet Mosbah, publiée dans Jeune Afrique le . Consacrée au racisme antinoir en Tunisie, elle est souvent présentée comme l'une des premières prises de parole publiques d'une Tunisienne noire sur ce sujet.
Affet Mosbah fait partie d'une famille, avec son frère et sa soeur Slah et Saadia, connue en Tunisie pour la lutte contre le racisme antinoir.
Publication
La tribune paraît dans Jeune Afrique en , à un moment où la question du racisme antinoir demeure largement marginalisée dans l'espace public tunisien[1]. Des travaux la décrivent comme une intervention importante dans la mise en visibilité de l'expérience des Tunisiens noirs et des Africains subsahariens en Tunisie[1],[2].
Contenu
Le texte aborde la banalité sociale du racisme antinoir en Tunisie et la difficulté, pour les Tunisiens noirs, d'être reconnus comme pleinement Tunisiens dans l'imaginaire collectif[2]. Des analyses universitaires soulignent que la tribune insiste notamment sur l'articulation entre assignation raciale, stéréotypes sociaux et condition féminine noire dans l'espace tunisien[1].
Réception et postérité
Des travaux présentent «Être noire en Tunisie» comme un texte pionnier dans l'histoire des mobilisations noires tunisiennes[2],[3]. Il s'agit de l'un des premiers textes ayant rompu publiquement le silence sur le racisme antinoir dans la Tunisie contemporaine[2],[3].
La tribune est régulièrement citée dans des textes consacrés au racisme, à la mémoire de l'esclavage en Tunisie et aux mobilisations antiracistes noires tunisiennes[1],[4].