Željko Obradović

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Želimir Obradović dit Željko Obradović, né le à Čačak, est un joueur et entraîneur serbe de basket-ball.

Nom completŽelimir Obradović
NationalitéDrapeau de la Serbie Serbie
Naissance (66 ans)
Čačak
Taille1,84 m (6 0)
Faits en bref Fiche d’identité, Nom complet ...
Željko Obradović
Image illustrative de l’article Željko Obradović
Fiche d’identité
Nom complet Želimir Obradović
Nationalité Drapeau de la Serbie Serbie
Naissance (66 ans)
Čačak
Taille 1,84 m (6 0)
Poids 79 kg (174 lb)
Situation en club
Club actuel Panathinaïkós Athènes
Carrière professionnelle *
Saison Club
1980-1984
1984-1991
Borac Čačak
Partizan Belgrade
Sélection en équipe nationale **
1988-1990 Yougoslavie
Carrière d’entraîneur
1991-1993
1993-1994
1994-1997
1997-1999
1999-2012
2013-2020
2021-2025
2026-

1996-2000
2004-2005
Partizan Belgrade
Joventut de Badalone
Real Madrid
Benetton Trévise
Panathinaïkós Athènes
Fenerbahçe SK
Partizan Belgrade
Panathinaïkós Athènes

Yougoslavie
Serbie

* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.
** Points marqués pour l’équipe nationale en match officiel.
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En tant que joueur, il joue au poste de meneur et est international yougoslave. Il obtient un titre de champion du monde lors de l'édition de 1990 et une médaille d'argent lors des Jeux olympiques de 1988 à Séoul.

Il devient l'un des meilleurs entraîneurs de l'histoire du basket-ball : en 25 ans, il obtient onze titres européens, douze titres nationaux et huit coupes nationales. Parmi ses trophées européens figurent neuf Euroligue, ce qui fait de lui l'entraîneur présentant le meilleur bilan dans cette compétition. Ces neuf titres sont également obtenus avec cinq clubs différents.

Biographie

Carrière de joueur

Joueur au Partizan Belgrade avec lequel il remporte une Coupe Korać en 1989[1] et un titre de champion de Yougoslavie en 1987[2], il fait partie de l'équipe nationale de Yougoslavie où il est meneur titulaire[3]. L'équipe remporte la médaille d'argent aux Jeux olympiques 1988 à Séoul[4]. Puis, il gagne aussi la médaille d'or lors du championnat du monde 1990[5].

Carrière d'entraîneur

Partizan Belgrade, première expérience

Deux hommes de profil, en train de discuter
Obradović et Đorđević en 2015.

Durant l'été 1991, Željko Obradović est en stage de préparation pour le championnat d'Europe 1991 avec la Yougoslavie, dont il est prévu d'occuper le rôle de capitaine. Dragan Kicanović, alors vice-président du Partizan Belgrade, lui propose de prendre immédiatement le poste d'entraineur de son club, cette proposition s'accompagnant toutefois de la condition de quitter la sélection[6].

Il conduit son club[7] à la victoire en Coupe d'Europe des clubs champions avec des joueurs comme Predrag Danilović et Aleksandar Đorđević. Cette victoire est d'autant plus méritante que, en raison des événements tragiques qui se déroulent en Yougoslavie, la FIBA a décidé de faire disputer tous les matchs des clubs de l'ex-Yougoslavie en dehors du pays. Le Partizan joue donc ses matchs « à domicile » à Fuenlabrada en Espagne[8]. Le Partisan s'impose face au club espagnol de la Joventut de Badalone grâce à un tir à trois points de Aleksandar Đorđević[9]. Le Partizan remporte le championnat de Yougoslavie en 1992, puis perd face à Étoile rouge de Belgrade en finale de la la première édition de la YUBA League (en), compétition qui lui succède en Serbie-et-Monténégro.

Expériences en Espagne et Italie

En 1994, il remporte une nouvelle Coupe des clubs champions avec la Joventut de Badalone[7]. Puis l'année suivante, c'est le Real Madrid[7] qu'il conduit au titre suprême européen[10],[11]. Barcelone et Madrid s'affrontent en demi-finale de la Coupe des clubs champions 1996, rencontre remportée par le club catalan par 76 à 66[12].

Il remporte un deuxième titre européen avec celui-ci en 1997 avec la Coupe Saporta[13]. Il échoue en finale du championnat, de nouveau face à Barcelone, sur le score de 3 à 2[14].

Obradović effectue un passage en Italie chez le Benetton Trévise avec une nouvelle Coupe Saporta en 1999 face à Pamesa Valencia[15].

Panathinaïkós Athènes

Željko Obradović rejoint en 1999 la Grèce et le Panathinaïkós Athènes[7]. Il conduit Dejan Bodiroga et Željko Rebrača à une victoire dans le Final Four de Salonique face au Maccabi Tel-Aviv[16],[17]. Après une finale européenne, en Suproligue, perdue en 2001 contre le Maccabi Tel-Aviv[18], il participe à sa troisième finale consécutive contre le Kinder Bologne qui joue à domicile[19]. C'est une nouvelle victoire, sa cinquième, remportée avec quatre clubs différents. Il devient alors l'entraîneur le plus titré dans cette compétition.

Les deux saisons suivantes, le club est éliminé en Top 16, troisième de sa poule en 2002-2003 et dernier en 2003-2004 (les quatre équipes terminent avec le même nombre de points), Sienne étant le club qualifié lors des deux saisons. C'est le Maccabi Tel Aviv qui prive le club grec de finale en s'imposant lors du Final Four en 2005. Lors de l'édition 2006, le Panathinaïkós est éliminé par le TAU Vitoria en quart de finale.

En 2007, il remporte son sixième titre européen, le quatrième titre de l'histoire du Panathinaïkós qui évolue à domicile au Olympic Indoor Hall. Le club grec s'impose 93 à 91 face au tenant du titre, le CSKA Moscou[20]. L'année suivante, le Panathinaïkós termine sa saison européenne au Top 16 en se classant à la troisième place de son groupe, devancé par Montepaschi Sienne et par le Partizan Belgrade.

Lors de la saison européenne suivante, le Panathinaïkós retrouve Belgrade en Top 16. Les deux clubs se qualifient pour les quarts de finale. Le club grec se qualifie pour le Final Four en éliminant Sienne. La demi-finale, qui oppose le Panathinaïkós à l'Olympiakós Le Pirée, voit le club de Željko Obradović s'imposer de deux points, 84 à 82. La finale voit, comme deux ans auparavant, l'opposition entre le CSKA Moscou d'Ettore Messina au Panathinaïkós d'Obradović[21]. Lors de la finale, les Grecs s'imposent de nouveau de deux points, 73 à 71[22].

En 2010, le Panathinaïkós échoue de nouveau en Top 16 dans un groupe où les deux qualifiés sont le FC Barcelone, futur champion d'Europe, et de nouveau le Partizan Belgrade.

Lors de l'Euroligue 2010-2011, le Panathinaïkós retrouve en quart de finale le FC Barcelone. Dans une série disputée au meilleur des cinq rencontres, Barcelone s'impose lors de la première manche mais les Grecs s'imposent ensuite lors des trois matchs suivants. Les hommes de Željko Obradović s'imposent ensuite en demi-finale sur le score de 77 à 69 puis remportent un nouveau titre européen en battant en finale 78 à 70 le Maccabi Tel-Aviv[23],[24]. L'équipe d'Obradović atteint de nouveau le Final Four lors de l'édition 2012, où elle perd face à Barcelone.

Après treize années à la tête du Panathinaïkós, couronnées de cinq victoires en Euroligue, onze titres de champion et sept Coupes de Grèce, il annonce quitter son poste[25].

Sélection

En parallèle de sa carrière en club, il occupe le poste de sélectionneur national de la Serbie-Monténégro. Il succède à Dušan Ivković, dont il est l'adjoint lors du succès lors du championnat d'Europe 1995[26]. Il remporte une médaille d'argent aux Jeux olympiques 1996 à Atlanta, défaite 95 à 69 face aux Américains[27], puis le titre européen 1997[26]. L'année suivante, il remporte le titre mondial, 64 à 62 contre la Russie, avec Predrag Danilović, Aleksandar Đorđević, Dejan Bodiroga et Željko Rebrača[28].

Depuis, ses résultats avec l'équipe nationale ne sont plus aussi brillants, malgré une médaille de bronze au championnat d'Europe 1999[29]. Mais ensuite c'est seulement une 6e place lors des Jeux olympiques de Sydney, une 11e aux jeux d'Athènes après un titre mondial remporté par une équipe dirigée par Svetislav Pešić.

Fenerbahçe Ülker

DUn homme de face, un bras levé, parlant à un joueur de trois quart dos
Obradović avec un de ses joueurs en 2015.

En 2012, Obradović prend une année de repos à l'écart du basket-ball et en , il revient en tant qu'entraîneur du Fenerbahçe Ülker, signant un contrat de deux ans[30]. Éliminé lors de la deuxième phase de groupe de Euroligue 2013-2014, Fenerbahçe est sacré champion de Turquie le , à la suite du forfait de Galatasaray pour le septième et dernier match des playoffs[31].

Fenerbahçe atteint le Final Four de l'Euroligue 2015, s'inclinant en demi-finale face au Real Madrid[32]. Lors de la saison suivante, il atteint de nouveau le Final Four de l'Euroligue, battant Laboral Kutxa Vitoria Gasteiz en demi-finale avant de s'incliner en prolongation 101 à 96 face à Moscou[33],[34]. Le Fenerbahçe est aussi champion de Turquie en 2016, remporte la coupe de Turquie.

En , Obradović et le Fenerbahçe signent un nouveau contrat de trois ans les liant jusqu'à la fin de la saison 2019-2020[35]. Le club turc dispute son troisième Final Four consécutif lors de l'édition 2017 de l'Euroligue. Le , il remporte pour la neuvième fois cette compétition, la première avec le Fenerbahçe, grâce à une victoire en finale face à l'Olympiakós, 80 à 64. Il s'agit du premier titre dans la principale compétition européenne pour un club turc[36]. En 2018-2019, une demi-finale du Final Four de l'Euroligue oppose deux clubs turcs, le Fenerbahçe à Anadolu Efes Istanbul, ce dernier remportant cette confrontation.

Retour au Partizan Belgrade

À l'issue de ce contrat, Obradović ne prolonge pas et décide de prendre une année sabbatique pour la saison 2020-2021[37].

En , Obradović revient au Partizan Belgrade comme entraîneur. Il signe un contrat de trois ans avec le club[38]. Obradović démissionne en alors que le Partizan a un bilan de 4 victoires et 9 défaites en Euroligue et vient d'être largement battu 91-69 par le Panathinaïkós. Sa démission est toutefois refusée par la direction du Partizan qui lui apporte sa confiance et espère qu'il revienne sur sa décision mais Obradović la maintient[39],[40],[41].

En , Obradović revient au Panathinaïkós Athènes pour trois saisons à partir de la saison 2026-2027[42].

Style de jeu

Vladimir Stankovic, journaliste qui le suit depuis sa carrière de joueur, le considère comme « intelligent, réactif et adaptable »[43]. Possédant une lecture du jeu exceptionnelle, il a une forte capacité d'adaptation, capable de définir un plan de jeu et d'en changer rapidement, comme le décrit Rafael Jofresa, son ancien joueur à la Joventut Badalona[44]. Roberto Núñez (es), qui fait ses débuts en carrière sous ses ordres au Real Madrid, déclare qu'il est le le « meilleur pour improviser »[44].

Entraineur très exigant, il est selon Dejan Bodiroga un coach très méticuleux, très pointilleux sur les détails[44]. Joe Arlauckas révèle qu'avant le Final Four de la Coupe d'Europe des clubs champions 1995 que « Nous nous sommes entraînés si dur que nous pensions que Željko était devenu fou »[44].

Stankovic révèle qu'Obradović n'est pas un grand fan de la NBA, préférant exploiter le talent de ses joueurs pour le bien de l'équipe aux joueurs individualistes[43].

Carrière de joueur

Carrière d'entraîneur

Clubs

Équipes nationales

Palmarès joueur

Équipe nationale

Club

Palmarès entraîneur

Équipe nationale

Club

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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