5e brigade du génie à vocation spéciale (1942) 5e brigade du génie motorisé de la Garde (1944) 5e régiment du génie de la Garde 1er régiment du génie de la Garde 317e brigade du génie de la Garde
Cette brigade reprend les traditions de plusieurs unités soviétiques antérieures, dont la première est formée en sous le nom de 5e brigade du génie mixte.
Déployée sur le front de Kalinine dans la région Torjok, l'unité est engagée dans la construction de fossés antichar et de poses de mines anti-personnelles entre les villes de Rjev et de Souraj, soit une longueur totale de 400 kilomètres. Pendant la guerre, les unités de la brigade effectuent des missions spéciales de commandement derrière les lignes ennemies (notamment des actions de sabotages comme la destruction de ponts, minages de rails ou de routes)[2].
La brigade se compose pendant cette période de 5 bataillons (dont le 160e bataillon d'obstacles du génie). Pendant la guerre, plusieurs commandants se sont succédé: commandants de brigade: I. G. Starinov (avril - ), major Ribine (par intérim, ); commissaires militaires: A. I. Bolotine (), commissaire de bataillon Sabourov (par intérim, ).
De nombreux citoyens espagnols ayant acquis de l’expérience militaire (guérilla) pendant la guerre d'Espagne et ayant immigré en URSS après leur défaite (la plupart étaient des ouvriers d'entreprises d'Oufa), ont volontairement rejoint la brigade du génie de l'Armée rouge conformément à un accord avec la secrétaire du Comité central du Parti communiste espagnol, Dolores Ibárruri.
Le , elle renommée 5e brigade du génie motorisé de la Garde[3]. Pour le courage et l'héroïsme dont ont fait part les soldats lors des batailles contre les Allemands, 7 d'entre-eux ont reçu le titre de héros de l'Union soviétique, 1 373 soldats ont reçu des ordres honorifiques et 1 965 autres des médailles militaires[4].
Après la fin de la guerre, la brigade mène le déminage complet du territoire du district militaire de Moscou, où s'étaient déroulés des combats acharnés.
À la fin des années 1980, la formation opère sous le nom de 1er régiment du génie de la Garde mixte Kionigsbergsko-Gorodokskaïa de l'ordre du Drapeau rouge, stationné dans la ville de Rostov, étant directement subordonné au commandement du district militaire de Moscou[5].
Depuis 1994, la brigade se voit confier la tâche de reconnaissance et d'élimination d'explosifs sur le territoire de 9 régions de la Russie centrale.
En , le 1er corps de la Garde est réorganisé en 317e brigade du génie de la Garde, chargée de neutraliser les explosifs. L'unité est déployée dans la ville de Beliov, dans l'oblast de Toula, avant d'être ensuite transféré dans la localité de Nakhabino, dans l'oblast de Moscou, puis à Alkino-2(en)[1].
Pendant la seconde guerre de Tchétchénie, les sapeurs effectuent des tâches de déminage dans le territoire de la république dans des conditions de combat[6].
La brigade participe à l'invasion russe de l’Ukraine en 2022 et perd deux de ses commandants au cours du conflit. Le , le commandant de la 12e brigade, le colonel Sergueï Porokhnya[7],[8] est tué au combat après un tir de mortier. Le , alors que l'unité construit un ponton sur le Donets, son successeur, le colonel de la Garde Denis Kozlov[9], est tué au combat[10].
Феськов В. И., Голиков В. И., Калашников К. А., Слугин С. А. Вооружённые Силы СССР после Второй мировой войны: от Красной Армии к Советской (часть 1: Сухопутные войска) / под науч. ред. В. И. Голикова. — Томск: Изд-во НТЛ, 2013. — 640 с. — 500 экз. — (ISBN978-5-89503-530-6).
Феськов В. И., Калашников К. А., Голиков В. И. Красная Армия в победах и поражениях 1941—1945 гг.. — Томск: Издательство Томского университета, 2003. — 619 с. — (ISBN5-7511-1624-0).