25e régiment d'infanterie (France)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le 25e régiment d'infanterie (25e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Poitou, un régiment français d'Ancien Régime.
| 25e régiment d’infanterie | |
Sous-officiers du 25e RI en 1917-1918. | |
| Création | 1791 |
|---|---|
| Dissolution | 1940 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d’infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Ancienne dénomination | Régiment de Poitou |
| Inscriptions sur l’emblème | Arcole 1796 Les Pyramides 1798 Auerstadt 1806 Wagram 1809 La Marne 1914 La Somme 1916 |
| Anniversaire | Saint-Maurice Fête le 6 juillet (1809 - Wagram) |
| Guerres | Campagne de Russie Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 une palme |
| modifier |
|
Création et différentes dénominations
- : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Poitou devient le 25e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Poitou.
- 1793 : amalgamé, il prend le nom de 25e demi-brigade de première formation.
- 1796 : création de la 25e demi-brigade de deuxième formation.
- 1803 : renommé 25e régiment d'infanterie de ligne.
- : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration.
- : création de la Légion de la Manche.
- 1820 : la légion de la Manche devient le 25e régiment d'infanterie de ligne.
- 1887 : renommé 25e régiment d'infanterie.
- : il met sur pied son régiment de réserve, le 225e régiment d'infanterie.
- 1923 : dissolution (traditions gardées par le 8e RI).
- 1940 : 25e régiment d’infanterie.
- 1940 : dissolution.
Chefs de corps
- 1791 : Charles Redon
- 1792 : Nicolas Louis Auguste de Roure De Brisson
- 1794 : Claude Antoine de Préval (*)
- 1794 : Armand Baville (*)
- 1795 : Jean Baptiste Venoux[Note 1]
- 1799 : Simon Lefebvre (*)
- 1801 : Louis Victorin Cassagne[Note 2] (*)
- 1803 : Louis Victorin Cassagne (*)
- 1807 : Martin Francois Dunesme (*)
- 1813 : Jean Hyacinthe Sébastien Chartrand (*)
- : Louis Florimond Fantin des Odoards (*)
- 1814 : Jean-Joseph Gromety
- 1816 : colonel de Mosges
- 1817 : Louis-Mathias de Jouette
- 1821 : baron Louis-Gabriel-Marie Du Bois D'Escordal
- 1830 : Ange-Pascal de Rossi (*)
- 1832 : René-François Boyer (**)
- 1840 : Louis-Marcel Drouets
- 1848 : Antoine-Achille d'Exéa-Doumerc (**)
- 1852 : colonel de Saint-Pol
- 1854 : colonel Quitteray
- 1858 : Théodore de Floyd
- 1863 : Émile Armand Gibon (en) (*)[Note 3]
- 1870 : colonel Morin
- 1872 : François-Eugène-Désiré Paillier (*)
- 1879 : Alfred Delavau (*)
- 1886 : Victor-Hippolyte Corréard
- 1890 : Marcelin-Hippolyte Vallat
- 1895 : colonel Bardol
- 1898 : Aristide François Marie Le Moniès de Sagazan
- ...
- 1903 : Victor Pierre Fourrier
- 1908- : Napoléon Georges Duroisel (*)
- ...
- - : Maurice Émile Eugène Vérillon (*)
- ...
- 1918 : lieutenant-colonel Pique
- 1920-? : Henri Edouard Eggenspieler
(*) Officiers qui sont par la suite devenus généraux de brigade.
(**) Officiers qui sont par la suite devenus généraux de division.
Officiers tués et blessés durant leur service au 25e régiment d'infanterie entre 1804 et 1815 :
- Officiers tués : 14
- Officiers morts de leurs blessures : 12
- Officiers blessés : 115
Historique des garnisons, combats et bataille du 25e RI
Ancien Régime
25e régiment d'infanterie de ligne ci-devant Poitou (1791-1793)
Drapeau du 1er bataillon du 25e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793 Drapeau du 2e bataillon du 25e régiment d'infanterie de ligne de 1791 à 1793
L'ordonnance du 1er janvier 1791 fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme 25e régiment d'infanterie ci-devant Orléans.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Révolution française
En 1791, le régiment de la Martinique, qui s'était révolté en 1790, était toujours retranché au fort Bourbon. Afin de débloquer la situation le régiment de la Guadeloupe, appelé pour combattre cette insurrection, se révolta également et alla rejoindre les insurgés.
Les 2e bataillons des 31e, 34e et 58e régiment d'infanterie furent embarqués à Brest ainsi que le 2e bataillon du 25e embarqué à Nantes et débarquèrent en Martinique pour être employé contre les rebelles. Les 2e bataillons des 25e et 34e refusèrent d'agir contre les rebelles. Ils furent renvoyés en France et débarquèrent en juin à Rochefort et à Brest. Le 2e bataillon du 58e refusa quant à lui de débarquer et revint en juin à Brest [1].
- 1792 : Belgique
- Namur
- 1793 : Belgique
44e demi-brigade de première formation (1793-1796)
Drapeau du 1er bataillon du 25e régiment d'infanterie de ligne de 1793 à 1804 Drapeau du 2e bataillon du 25e régiment d'infanterie de ligne de 1793 à 1804
Guerres de la Révolution
Lors du premier amalgame, le 1er vendémiaire an III (), la 44e demi-brigade de première formation est formée avec les :
- 1er bataillon du 13e régiment d'infanterie (ci-devant Bourbonnais)
- 4e bataillon de volontaires du Doubs
- 4e bataillon de volontaires du Jura
- 1794 : Armée du Nord
Cette formation est amalgamée en 1796 dans la 50e demi-brigade de deuxième formation.
25e demi-brigade de deuxième formation (1796-1803)
Guerres de la Révolution
La 25e demi-brigade de deuxième formation est formée, le 10 ventôse an IV (), par l'amalgame des :
- 84e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 42e régiment d'infanterie (ci-devant Limousin), 2e bataillon de volontaires du Cantal et 4e bataillon de volontaires de Rhône-et-Loire)
- 101e demi-brigade de première formation (1er bataillon du 51e régiment d'infanterie (ci-devant La Sarre), 3e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône et 6e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône)
- 1re demi-brigade provisoire de première formation (1er bataillon de volontaires de l'Ariège, 7e bataillon de volontaires de la Haute-Garonne, 9e bataillon de volontaires de la Drôme et 3e compagnie de grenadiers de la 26e demi-brigade de première formation)
- 1796 : Italie
- Bataille de Loano
- Bataille de Millesimo
- Bataille du pont d'Arcole
- 1797 : Italie
- Siège de Mantoue
- Valvasonne
- 1798 : Armée d'Orient (campagne d'Égypte) Malte, Alexandrie, Chebreiss et bataille des Pyramides. « J'ai été extraordinairement content des troupes de la 25e. » Général Vial, 1798.
- 1799 : Mont-Thabor, Saint-Jean d'Acre, Aboukir Dupetit-Thouars, héros d'Aboukir, a débuté dans ce régiment.
- 1800 : Héliopolis
25e régiment d'infanterie de ligne (1803-1815)
Drapeau modèle de 1804 (avers) Drapeau modèle de 1804 (revers)
Guerres de l'Empire
Par décret du 1er vendémiaire an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le 25e régiment d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la 1er, 2e et 3e bataillons de la 25e demi-brigade de deuxième formation.
- Allemagne 1805-1810
- 1805 :
- Steyer
- Bataille d'Austerlitz
- 1806 :
- bataille de Pułtusk
- 1807 :
- 1809 :
- 1810 : Ciudad-Rodrigo et Astorga
- 1811 : Carascal
- Les 4 premiers bataillons du 25e RI font partie du corps d'observation de l'Elbe au sein de la 5e division du général Compans. Le 5e bataillon est en dépôt à Landrecies.
- 1805 :
Drapeau modèle de 1812 (avers) Drapeau modèle de 1812 (revers)
- Russie 1812
- 1812 : Dorogobouj, La Moskowa, Malojaroslawetz, Wisama, Krasnoï et Vilnius
- : Le 25e RI est intégré à la 1re brigade du général Baron Duppelin (25e et 57e RI), toujours au sein de la 5e division. Le casernement est à Brême
- : Départ de Brême pour Stettin
- : Arrivé à Stettin
- : Départ pour Marienwerder, où il est cantonné jusqu'au .
- : Les bataillons sont dispersés en plusieurs cantonnements pour être réunis peu après à Mulhausen. La 5e division est affectée au 1er corps d'armée du maréchal Davout :
- 1er bataillon à Mulhausen
- 2e bataillon à Becklenhoff
- 3e bataillon à Marienfeld
- 4e bataillon à Weskenhof
- 6e bataillon à Ponickrendork
- : Le 1er corps et donc le 25e RI franchissent le Niémen pour commencer la campagne de Russie
- : arrivé à Zismoty
- : arrivé à Jewe
- : arrivé à Vilnius
- 1812 : Dorogobouj, La Moskowa, Malojaroslawetz, Wisama, Krasnoï et Vilnius
- Allemagne 1813
- France 1814
- 28 mars 1814 : Bataille de Claye et Combat de Villeparisis
- Paris
- Anvers
Drapeau modèle de 1815 (avers) Drapeau modèle de 1815 (revers)
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.
A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion de la Manche (1815-1820)
Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de la Manche, qui deviendra le 25e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
Drapeau modèle 1re Restauration (avers) Drapeau modèle 1re Restauration (revers) Drapeau modèle 2e Restauration (avers) Drapeau modèle 2e Restauration (revers)
25e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882)
En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le 25e régiment d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion de la Manche.
1820 à 1852
- 1823 : Espagne
- 1830 : Une ordonnance du créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[2].
Drapeau de 1830 à 1848 (avers)
- 1832 :
En , il participe à la répression de l'insurrection républicaine à Paris
- en novembre service de la place de Lens (Journal des débats, 8.11.1832, p. 3, 2e col., 1re moitié)
- Belgique
Drapeau de 1848 à 1852 (avers) Drapeau de 1852 à 1854 (avers)
Second Empire
- 1852-1861 : Italie
Drapeau de 1854 à 1860 (avers)
- 1863 : Perpignan
Guerre de 1870-1871
- Guerre de 1870-1871
- Le , le 4e bataillon, formé, pour la plupart, de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le 7e régiment de marche, qui deviendra en septembre le 107e régiment d'infanterie qui formera la 2e brigade de la 1re division du 13e corps d'armée[3] et participe à la première bataille de Châtillon le .
- Le 17 novembre 1870 eut lieu le combat de Torçay où fut engagée[réf. nécessaire] une compagnie de marche du 25e RI qui composait le 36e régiment de marche.
- Le , la compagnie de marche du 25e RI qui composait le 36e régiment de marche est engagée dans l'affaire du Gué-du-Loir[réf. nécessaire].
De 1871 à 1914
- 1873 : Cherbourg (garnison)
- 1881-1886 : Campagne de Tunisie
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 162e régiment d'infanterie
25e régiment d'infanterie
Première Guerre mondiale
Affectation
Rattachement : 39e brigade, 20e division d'infanterie, 10e corps d'armée d' à
1914
1915
- 1915 : Bataille d'Artois
1916
- – : Mouvement vers le front et occupation d’un secteur vers le sud de Pressoire et la voie ferrée d’Amiens à Chaulnes. Le régiment remplace fin novembre, dans le secteur des bois de Chaulnes (Somme), des éléments de la 26e division d'infanterie. Jusqu’en janvier, avec de l’eau et de la boue, quelquefois jusqu’au ventre, les hommes résistent aux entreprises de l’ennemi et créent une organisation puissante.
1917
- – : Retrait du front et mouvement vers Ailly-sur-Noye, puis, à partir du , vers Crèvecœur-le-Grand ; instruction au camp. Relevé le , le régiment se rend à Hardivillier et Le Crocq, grandes manœuvres de la division sur le camp de Crèvecœur.
- – : Occupation vers Beuvraignes et le sud d’Armancourt, réduit à gauche, le , jusque vers Popincourt. À partir du , poursuite de l’ennemi (repli allemand). En ligne entre Popincourt et Tilloloy (- ), il commence à équiper offensivement ces secteurs des plus tranquilles, mais l’ennemi, prévenu de la future attaque, cède à la pression des Alliés et se retire vers la position Hindenburg.
- – : Retrait du front ; mouvement, par Breteuil et Meaux, vers Athis, puis vers le front. Le régiment se porte vers Saint-Quentin, par Ercheu, Meulle-Villette, à travers le terrain bouleversé. le 10e corps d'armée est relevé et le 25e régiment d'infanterie revient sur Roye, puis, par étapes successives jusqu’au , se rend en Champagne où l’offensive est commencée depuis le .
- – : Occupation d’un secteur vers le mont Cornillet et la ferme des Marquises. Le , attaque sur le mont Cornillet, puis progression dans le bois de la Grille Massif de Moronvilliers (Bataille des monts de Champagne). Le 25 et le , le régiment relève le 27e régiment d'infanterie dans le secteur de Prosnes Secteur de : Moronvilliers, en liaison à droite avec la 19e division d'infanterie (secteur du mont Cornillet). L’attaque générale des monts par la 4e armée est fixée au à 12 h 40. Le 2e bataillon, ayant la 3e compagnie en soutien, se porte vers la cote 142, mais sa progression est bientôt ralentie. L’ennemi résiste sur ses positions. Le tir de ses mitrailleuses sous casemates bétonnées est des plus meurtriers ; la 6e compagnie et un peloton de la 3e réussissent toutefois à pénétrer dans la tranchée Leopoldshohe, objectif de l’attaque, mais, décimés, ils ne peuvent s’y maintenir. Toute la journée, le bataillon tout entier résiste héroïquement, pour conserver la légère avance réalisée et pour appuyer l’action débordante du régiment de gauche, le 2e régiment d'infanterie. Le : progression dans les boyaux de l’Oder et de Darmstadt, s’arrête à la tranchée de Leopoldshöhe. Le , en liaison avec la 19e division qui tente d’enlever la position du mont Cornillet, Les Allemands, retranchés dans leur ouvrage bétonné, opposent une vigoureuse résistance. Malgré leur allant remarquable, les assaillants ne peuvent s’emparer de l’ouvrage, mais se maintiennent à la corne sud-ouest. Le régiment reste sur ses positions si chèrement acquises. Pendant deux semaines, sous des bombardements terribles, il prépare une nouvelle attaque et fait les reconnaissances nécessaires. Le , le peloton de 37, une section de mitrailleuses et une section d’infanterie appuient efficacement la prise du mont Cornillet par le 1er Zouaves. Placés sur la pente de la côte 142, ils empêchent toutes contre-attaques allemandes sur les flancs des troupes d’Afrique. Le à 4 heures, le régiment reprend l’attaque avec deux bataillons accolés (le 1er et le 3e) en première ligne. Malgré le tir formidable de notre artillerie, la ligne allemande, hérissée de mitrailleuses à contre-pente, ne peut être abordée. Dès le début de l’attaque, tous les officiers presque, tombent. La 2e compagnie, extrême droite de la division, prise de flanc, est contrainte de s’arrêter et entraîne l’arrêt de la 1re compagnie à sa gauche. La 9e et la 10e compagnie réussissent à s’engager dans la tranchée Leopoldshohe, mais trop isolées, ne peuvent s’y maintenir.
- – : Retrait du front ; repos à l’ouest de Châlons-sur-Marne. Après s’être reformé puis reposé pendant trois semaines à Thilic et Saint-Pierre-aux-Oies, près de Châlons, le 25e régiment d'infanterie part pour Verdun, où il cantonna le . La division était mise à la disposition du 15e corps d’armée pour exécuter les travaux préparatoires à l’attaque du .
- – : Transport par camions dans la région de Verdun ; travaux.
- – : Occupation d’un secteur vers la côte du Poivre et Louvemont : préparatifs d’offensive.
- 8 – : Retrait du front ; repos et instruction dans la région de Verdun. Le , éléments engagés dans la deuxième bataille offensive de Verdun, vers la cote 344. Jusqu’à cette date, les bataillons perfectionnent les communications du secteur de la côte du Poivre, construisent des abris. Ils font preuve, comme partout, de bon moral et d’esprit de discipline dans l’accomplissement de ces travaux longs et pénibles et très souvent périlleux. Le , les compagnies de mitrailleuses, placées dans les anciennes premières lignes sur la pente nord de la côte du Poivre exécutent des tirs indirects pendant la progression des vagues d’assaut des 123e et 126e divisions d'infanterie.
- Du au : occupation d’un secteur vers Samogneux et la côte de Talou, le régiment repoussent, les , 2 et , les attaques allemandes. Le , le régiment se rend dans la région de Chaumont-sur-Aire. Revenu à Verdun le , il alterne jusqu’au avec le 47e régiment d'infanterie, dans les sous-secteurs de Tacel et de Weimar, entre Samogneux et la cote 344. Les attaques allemandes des , 5 et échouent.
- Du au : retrait du front et repos vers Vanault-les-Dames.
- Du au : Transport dans la région de Verdun, puis occupation d’un secteur vers les Eparges et Haudiomont. Après un repos bien gagné, pris dans la zone Bassuer-Bassu (Champagne), le régiment est transporté à Sommedieue. Du 11 au , il travaille à l’entretien des routes. Le , il monte aux Eparges, secteur fameux, illustré par les combats terribles livrés en 1915. Les crêtes de Combres et Montgirmont sont bouleversées par les mines et les torpilles. La nuit venue, les entonnoirs énormes qui séparent les lignes dans le secteur appelé « Cratère », les gabionnades de la plaine de la Woëvre, les buissons qui bordent le Longeau sont fouillés par d’audacieuses patrouilles qui tendent des embuscades.
- Le , un nouveau camouflet est accompagné d’un violent bombardement qui cause des pertes sensibles au T.C. du régiment, stationné au camp des Douzains. Un de nos petits postes, accroché à la crête des Combres, met en fuite le une forte patrouille ennemie qui voulait l’enlever. Pendant près de quatre mois, dans ce secteur pénible, 25e et 2e régiments d'infanterie alternent ainsi par période de 10 jours, luttant énergiquement contre l’ennemi, l’eau, la neige, la terre qui croule, le froid qui dépasse parfois −20 °C. Enfin, le , la 33e division d'infanterie relève la 20e division d'infanterie, qui se porte à Verdun.
1918
- Du au : Retrait du front, mouvement vers Sommedieue ; travaux. À partir du , occupation d’un secteur vers Bezonvaux et le bois le Chaume, étendu à gauche, le , jusque vers Beaumont. Le , la garde du bois des Caurières, (1,2 km au nord-ouest de Bezonvaux. Nord de Verdun. Meuse) que les bombardements perpétuels ont transformé en chaos, est confiée au régiment. Dès l’arrivée, l’artillerie ennemie de tous calibres fait rage, ne laissant aucun répit aux garnisons de première ligne. l'ennemi qui occupe les jumelles d'Ornes, bombarde sporadiquement le village de Bezonvaux.
- Le à 20 heures, sous un feu violent, l’ennemi attaque brusquement la 2e compagnie. Le corps à corps s’engage, combat disproportionné où les plus braves succombent. Une heure plus tard, la compagnie rétablit elle-même sa ligne. Elle perd la moitié de son effectif en trois jours de bombardements et de combat.
- Le , combat au bois des Caurières. Le 17, l’ennemi exécute une violente concentration par obus toxiques sur nos batteries de barrage. Aussitôt, toutes les dispositions sont prises : les artilleurs sont à leurs pièces, les éléments de surveillance sont repliés et, à 20 heures, lorsque l’attaque se déclenche, accompagnée d’un feu d’artillerie formidable, les groupes d’assaut allemands se heurtent à notre barrage raccourci et à nos feux d’infanterie. Le temps de demander l’allongement du barrage et la contre-attaque, menée avec une vigueur inouïe par les lieutenants Bourget, Chatillon et Caubrière, les refoule en désordre, creusant dans leurs rangs des vides sanglants.
- À la fin de cette brillante action, le 1er bataillon comptait au tableau : 2 officiers, 34 morts, 23 blessés et prisonniers, plusieurs mitrailleuses et 2 lance-flammes.
- La 1re compagnie est citée à l’ordre pour sa vaillante conduite :
- « … Le , au bois des Caurières, a exécuté avec un remarquable brio, une parade habile et efficace, à un fort coup de main que l’ennemi avait plusieurs fois auparavant réussi sur le même point. Après l’avoir arrêté net sur la ligne de résistance, entraînée magnifiquement par son jeune et vaillant chef, le lieutenant Bourget, s’est élancée énergiquement et avec un admirable à-propos à la contre-attaque ; a intégralement rétabli sa position en quelques minutes, en infligeant aux Allemands des pertes sévères en tués et prisonniers, dont plusieurs officiers, et capturant un nombreux matériel. »
- À ces coups de main violents, les Allemands ajoutent dans les nuits du 13 et du , des attaques soudaines par projectors. Deux de nos officiers et de nombreux hommes meurent sous l’effet des puissants toxiques (oxychlorure de carbone).
- Tous les six jours, malgré les difficultés, les bataillons se relèvent dans ce secteur infernal où ne pousse pas un seul brin d’herbe. Pas de boyau dans ce coin sinistre, pour conduire à la position de première ligne, une piste unique longe le fond d’un ravin, baptisé par un poilu d’un nom étrange et poignant "la pédale".
Entre-deux-guerres
Il est dissous le [4].
Seconde Guerre mondiale
Drapeau à partir de 1921 (avers) Drapeau à partir de 1921 (revers)
Formé le issu du Groupement d'Unités d'Instruction no 18 (21e bataillon des 14e, 18e et 57e RI) Il est formé de trois bataillons avec le 14e CDAC (Compagnie Divisionnaire AntiChar), réserve A, RI, type NE, formé à partir de bataillons d'instructions. Il est rattaché à la 238e division légère d'infanterie
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5] :
Décorations
Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec 1 palme
..
Chant du régiment
- Refrain.
« Encore un biffin de tombé dans le pétrin. »
Personnalités ayant servi au 25e RI
- Hippolyte Abraham-Dubois (1794-1863), député de la Manche, sous-lieutenant au 25e de ligne en 1813-1814.
- Hubert Callier (1764-1819), baron de Saint Apollin, sous-lieutenant au 25e de ligne en 1793.
- Dupetit-Thouars (1793-1864), héros d'Aboukir, a débuté dans ce régiment.
- Rémy Grillot (1766-1813), général français.
- Lucien Gumpel (1880-1915), auteur dramatique, y fait son service militaire en 1901-1902.
- Ignace Hoff (1836-1902), héros du siège de Paris.
- Édouard Laurent (1896-1972), résistant et général français, Compagnon de la Libération.
Sources et bibliographie
- Serge Andolenko, Recueil d’historiques de l’infanterie française, Paris, Eurimprim, , 413 p. (OCLC 23418405).
- Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)