2e division d'infanterie nord-africaine
division de l'armée de terre française de 1928 à 1940
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La 2e division d'infanterie nord-africaine (2e DINA) est une division d'infanterie de l'armée de terre française. Créée en Lorraine dans l'entre-deux-guerres en 1928, elle combat au début de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à sa capture le dans la poche de Lille.
| 2e division d'infanterie nord-africaine | |
Défilé d'éléments du 23e RTA de la 2e DINA à Metz le . | |
| Création | 1928 |
|---|---|
| Dissolution | 1940 |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Division d'infanterie nord-africaine |
| Rôle | Infanterie |
| Garnison | Metz puis Toul |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
| Batailles | Bataille de Gembloux Bataille de Lille |
| modifier |
|
Les chefs de la 2e DINA
L’entre-deux-guerres

La division est formée en 1928, pour disposer d'une réserve mobile de troupes non métropolitaines[3].
La 2e DINA est constituée des unités suivantes à sa création :
- état-major de la division à Metz[4] ;
- 3e brigade d'infanterie nord-africaine, état-major à Metz[4] :
- 22e régiment de tirailleurs algériens, stationné à Verdun[5] ;
- 23e régiment de tirailleurs algériens, stationné à Metz[6] ;
- 4e brigade d'infanterie nord-africaine, état-major à Sarrebourg[7] :
- 21e régiment de tirailleurs algériens, stationné à Épinal et Saint-Dié[7] ;
- 25e régiment de tirailleurs algériens, stationné à Sarrebourg[8] ;
- 40e régiment d'artillerie nord-africaine, stationné à Châlons-sur-Marne[9].
Le 22e RTA quitte Verdun pour Toul début 1930[5], le 23e part à Morhange[6] et l'état-major de la division, ainsi que celui de la 3e brigade, va de Metz à Toul[4].
En , le 21e, le 23e et le 25e RTA quittent la division[7],[6],[8] et sont remplacés par le 6e régiment de tirailleurs marocains à Verdun, venu de la 1re DINA[10], et le 13e régiment de tirailleurs algériens à Metz, venu d'Afrique du Nord[11]. Les brigades sont dissoutes.
En 1939, la 2e DINA est donc formée des unités suivantes[12] :
- 13e régiment de tirailleurs algériens stationné à Metz ;
- 22e régiment de tirailleurs algériens stationné à Toul ;
- 6e régiment de tirailleurs marocains stationné à Verdun ;
- 40e régiment d'artillerie nord-africaine stationné à Toul (état-major et deux groupes de 105) et Châlons-sur-Marne (trois groupes de 75)
La Seconde Guerre mondiale

Composition
- 13e régiment de tirailleurs algériens
- 22e régiment de tirailleurs algériens
- 14e compagnie divisionnaire antichar
- 6e régiment de tirailleurs marocains (jusqu'en )
- 13e compagnie de pionniers
- 11e régiment de zouaves (à partir d')
- 40e régiment d'artillerie nord-africaine
- 240e régiment d'artillerie lourde nord-africaine : un groupe de 155C et un groupe de 105 C
- 92e parc d'artillerie
- 92e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
- 92e bataillon du génie :
- 92/1 et 92/2 compagnies de sapeurs mineurs (indépendantes à partir du )
- 92/81 compagnie télégraphique de transmissions
- 92/82 compagnie radio de transmissions
- 92/20 compagnie hippomobile du train
- 192/20 compagnie automobile du train
- Groupe d'exploitation divisionnaire 92/23 (intendance)
- 92e groupe sanitaire divisionnaire
Batailles et combats
Lors de la bataille de France, la 2e DINA s'oppose avec succès aux Panzers lors de la bataille de Gembloux. Cependant, elle est bloquée au nord du coup de faucille allemand et piégée à Lille du 25 au [14]. La division part en captivité le au matin, défilant devant une compagnie allemande qui rend les honneurs[3]. Début , les restes de la division rejoignent la 1re division légère d'infanterie nord-africaine[14].