32e régiment d'infanterie légère
From Wikipedia, the free encyclopedia
| 32e régiment d'infanterie légère | |
| Création | 1805 |
|---|---|
| Dissolution | 1814 |
| Pays | |
| Allégeance | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie légère |
| Rôle | Infanterie légère |
| Garnison | Toulon |
| Ancienne dénomination | Armée de la république ligurienne |
| Guerres | Guerres napoléoniennes |
| modifier |
|
Le 32e régiment d'infanterie légère (32e léger) est un régiment d'infanterie légère de l'armée française créé sous le Premier Empire en 1805 à partir de l'infanterie du république ligurienne. Il est dissous en 1814. Le numéro 32 est porté de 1793 à 1796 par la 32e demi-brigade légère de l'Armée de la Révolution française.
- 1793 : 32e demi-brigade légère de première formation
- 1796 : fusionne dans la 17e demi-brigade légère de deuxième formation
- 1805 : 32e régiment d'infanterie légère
- 1814 : dissous
Colonels
Historique
32e demi-brigade légère
La 32e demi-brigade légère de première formation est formée par amalgame des :
- 32e bataillon de chasseurs ;
- 4e bataillon de chasseurs francs du Nord ;
- bataillon de chasseurs du Hainaut.
La 32e demi-brigade légère fait la campagne de l'an III à l'armée du Nord (bataille de Fleurus et siège de Maastricht) et celle de l'an IV à l'armée d'Italie (siège de Mantoue et bataille de Castiglione)[1].
En 1796, elle est incorporée dans la 17e demi-brigade légère de deuxième formation.
32e régiment d'infanterie légère
Le 32e régiment d'infanterie légère est formé le avec des soldats italiens. Le 1er bataillon est créé à Tarente en fusionnant deux bataillons liguriens, le 2e bataillon à Grenoble avec les autres troupes liguriennes. Les conscrits forment un 3e bataillon à Toulon[2].
Le 1er bataillon fait la campagne de 1806 à l'armée de Naples[3] (les deux autres bataillons restent en France[4]) et un bataillon fait celle de 1807 au corps d'observation de la Gironde[5]. Le 1er bataillon quitte Naples en octobre pour rejoindre Toulon[6]. Tandis que les autres régiments passent à cinq bataillons, le 32e léger reste à trois bataillons de neuf compagnies, soit 3 126 hommes[7]. Ce n'est que par décret du , que le régiment reçoit l'ordre de se réorganiser à cinq bataillons à Toulon, renforcé par la Légion du Midi dissoute[7].
Durant l'insurrection espagnole et la campagne de Portugal de 1808 à 1810, le régiment déploie des bataillons aux armées de Portugal (1808 et 1810-1811), d'Espagne (1808-1810) et de Catalogne (1810-1812)[8]. Il combat aux sièges de Saragosse[1], de Roses[9] et de Gérone, aux batailles de Cardedeu, d'Oporto et de Buçaco et au blocus d'Almeida[1].
Durant la campagne d'Allemagne en 1813, des bataillons sont rattachés au 6e corps de la Grande Armée et au corps d'observation de Bavière[8]. Ils combattent aux batailles de Lützen, de Bautzen et de Wurschen, de Dresde et de Leipzig[1].
En janvier 1814, la situation du régiment est la suivante[10] :
- 1er et 3e bataillons au 6e corps en Allemagne ;
- 2e bataillon en formation à Toulon ;
- 4e bataillon assiégé à Torgau ;
- 5e bataillon à Toulon.
Lors de l'invasion de la France, le régiment combat aux batailles de Mâcon et de Lyon[1].
Le , le 32e régiment d'infanterie légère est licencié et distribué conformément à l'article 5 de l'ordonnance du 12 mai 1814[11],[12] :
- Les 1er et 2e bataillons sont amalgamés, dans le 9e régiment d'infanterie légère.
- Le 5e bataillon est amalgamé, dans le 14e régiment d'infanterie légère.
Personnalités ayant servi au 32e léger
- Jean-Baptiste Deshayes, baron d'Empire, a servi à la 32e demi-brigade légère.
Références
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « French Light Infantry Regiments Part IV », sur www.napoleon-series.org (consulté le )
- ↑ Belhomme, p. 304-305.
- ↑ Belhomme, p. 327.
- ↑ Belhomme, p. 308.
- ↑ Belhomme, p. 380.
- ↑ Belhomme, p. 385.
- 1 2 Belhomme, p. 395-396.
- 1 2 Pascal, p. XLIII.
- ↑ (en) Digby Smith, The Greenhill Napoleonic Wars Data Book : Actions and Losses in Personnel, Colours, Standards and Artillery, 1792-1815, Londres, Greenhill Books, , 582 p. (ISBN 1-85367-276-9, BNF 38973152), p. 271-272
- ↑ Belhomme, p. 660.
- ↑ Belhomme, p. 669.
- ↑ Belhomme, p. 676.
Bibliographie
- Victor Belhomme, Histoire de l'infanterie en France, t. 4, Charles-Lavauzelle, 1893-1902 (lire en ligne).
- Adrien Pascal, Histoire de l'armée et de tous les régiments : depuis les premiers temps de la monarchie française jusqu'à nos jours, vol. 4 (lire en ligne), p. XLIII.