Wikiwand AI

89e régiment d'infanterie (France)

régiment d'infanterie français From Wikipedia, the free encyclopedia

Le 89e régiment d'infanterie (89e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Suédois, un régiment d'infanterie allemand au service du royaume de France, et du 14e régiment d'infanterie légère créé à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris.

Création1690
Dissolution1940
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
89e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 89e régiment d'infanterie (France)
Insigne régimentaire du 89e RI

Création 1690
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Ancienne dénomination Royal Suédois
Inscriptions sur l’emblème Valmy 1792
Hondschoote 1793
Hohenlinden 1800
Caldiero 1805
Lützen 1813
Vauquois 1915
La Somme 1916
L'Aisne 1917-1918
Fourragères Aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes
Fermer

Création et différentes dénominations

Le 89e régiment d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le 76e et le 99e, d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le 89e régiment d'infanterie de ligne et le 14e régiment d'infanterie légère.

Chefs de corps

  • 1804 à 1855 : le régiment n'existe plus.
  • - : Colonel Guillaume-Marie-Anne-Louis O'Schée.
  • - : Colonel comte Louis-François-Charles-Théodore Pelletier de Montmarie (*)
  • - : Colonel Gustave-Joseph Munier (**)
  • - : Colonel Louis-Fortuné-Alexandre Allard (*)
  • - : Colonel Jules-Désiré Hecquet
  • - : Colonel Félix-Auguste Pichot-Duclos (*)
  • - : Colonel Raoul-Napoléon-Philippe Leperche (mort étant chef de corps)
  • - : Colonel Baptiste Tramond (maintenu sous-directeur de l'infanterie au Ministère de la Guerre, ne compte que pour ordre au régiment où il n'est jamais paru) (**)
  • - : Colonel Aristide-Michel-Florentin-Alexandre-Bonnet (**)
  • - : Colonel Ernest-Emmanuel Burlin (*)
  • - : Colonel Pierre-Alfred Rousseau
  • 1898-1903 : Colonel François-Louis-Alexandre De La Geneste (*)
  • 1902-1907 : Colonel Amédée-Léopold Heumann
  • 1907- : Colonel Armand-Marie Jardin (mort étant chef de corps)
  • 1909-1913 : Colonel Jean-Baptiste-Albert Moussy (*)
  • - : Colonel Charles-Philippe-Édouard Charton (évacué pour maladie le , mis à la retraite d'office le suivant)
  • - : Chef de bataillon Jean-Marie-François Monhoven (par intérim) (évacué pour blessure)
  • - : Chef de bataillon Paul-Anatole Echard (par intérim) (*)
  • - : Lieutenant-colonel Henry-Louis Levanier (**)
  • - : Chef de bataillon Girardet (par intérim)
  • - : Chef de bataillon Martin (par intérim)
  • - : Lieutenant-colonel Jules Mouveaux (*)
  • 3- : Chef de bataillon Martin (par intérim)
  • - : Colonel Henri-Edouard Eggenspieler
  • ...
  • - : Colonel Maurice-Charles-Alfred Henneton (mort étant chef de corps)
  • ...
  • 1939 : Lieutenant-Colonel Paul-Pierre-Fidèle Baudelle.

(*) Officier devenu par la suite général de brigade.
(**) Officier devenu par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du 89e RI

Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire

Le régiment est utilisé dans l'Armée de la Moselle, notamment dans l'expédition de Trèves. Il est incorporé en 1794 à l'Armée du Nord, avant de revenir dans l'Armée de Rhin-et-Moselle en 1796. En 1805 il participe à la bataille de Caldiero, en 1807-1809 à celle de Corfou. En 1810, les éléments survivants de la 89e demi-brigade revenue de Saint-Domingue sont incorporés dans les 26e, 66e et 82e régiments d'infanterie de ligne[1]. Il seront utilisés lors de la Campagne d'Allemagne à la Bataille de Leipzig.

1815 à 1848

14e régiment d'infanterie légère

Le régiment est incorporé au 14e régiment d'infanterie légère, et participera notamment à la répression de l'Insurrection républicaine à Paris en juin 1832.

Deuxième République

En , le 14e régiment d’infanterie légère participe à la répression de l’insurrection républicaine, soulevée par le coup d'État du 2 décembre 1851. Il affronte les insurgés aux Mées (Basses-Alpes), et recule.

Second Empire

Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 14e régiment d'infanterie légère prend le numéro 89 et devient le 89e régiment d'infanterie de ligne.

De 1854 à 1855, il participe à la campagne d'Italie à Rome.

En 1856, le 89e de ligne est affecté à la conquête de l'Algérie. Il fait partie de la division d'Oran[2],[3].

En 1859, le régiment participe à la campagne en Italie du Nord. Il est rattaché à la 1re division du 5e corps de l'Armée d'Italie[4].

Guerres de 1870-1871

Au moment du déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870, le 89e de ligne est en garnison à Antibes[5]. Au , le 89e régiment d'infanterie fait partie de l'Armée du Rhin. Avec le 53e régiment d'infanterie du colonel Japy, le 89e forme la 2e Brigade aux ordres du général de La Bastide. Cette 2e Brigade avec la 1re Brigade du général Guiomar, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la 2e Division d'Infanterie commandée par le général de division Liébert. Cette division d'infanterie évolue au sein du 7e Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Douay.

Le 89e de ligne participe à la Bataille de Sedan le . Il y perd 14 officiers tués et 18 blessés, ainsi que 937 sous-officiers et hommes du rang tués, blessés et disparus sur les 1937 présents sur les rangs. L'intégralité de l'effectif restant est fait prisonnier de guerre en vertu de la capitulation de Sedan signée le surlendemain .

Le , le 4e bataillon du 89e de ligne, complétant deux autres bataillons, donne naissance à Paris au 26e régiment de marche[6]. En octobre, des compagnies du 89e de ligne rejoignent le nouveau 39e de marche (renommé 139e de ligne)[7].

1871 à 1914

Le , le 89e régiment de marche, formé à Bordeaux en février 1871 et qui a participé à la répression de la commune de Paris, fusionne avec le 89e de ligne[8]. Le régiment est toujours en à l'Armée de Versailles[9], et son dépôt à Draguignan[10].

Lors de la réorganisation des corps d'armée de 1873, le 89e de ligne est affecté à la 19e brigade d'infanterie de la 10e division d'infanterie, en 5e région militaire, correspondant au 5e corps d'armée[11]. En 1874, le régiment a son dépôt à Montargis mais est provisoirement au fort d'Aubervilliers [12].

Première Guerre mondiale

En 1914, le régiment est caserné à Paris, Vincennes, Sens. À la mobilisation, il donne naissance au 289e régiment d’infanterie.

Le 89e RI est rattaché à la 10e division d'infanterie d' à , le régiment étant directement rattaché à l'infanterie divisionnaire à partir de la dissolution de la 19e brigade en .

Entre-deux-guerres

Le 89e RI salue la mission italienne du général Albricci. Gare de Lyon à Paris, .

Le régiment est dissous le [13].

Seconde Guerre mondiale

Le régiment est reformé le par le centre mobilisateur d'infanterie 83, comme régiment d'infanterie de réserve A type Nord-Est. Sous les ordres du Lieutenant-Colonel Baudelle, il appartient à la 16e division d'infanterie. La 16e division d'infanterie participe à la Bataille au sud d'Amiens en tenant le village de Saint Fuscien. La division pendant la bataille détruit plus de 136 panzers III et IV sur les 196 chars.[réf. nécessaire]

Drapeau et décorations

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[14] :

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918
Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée (deux palmes).

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au 89e RI

Sources et bibliographie

Notes et références

Articles connexes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks