Aïssatou Mbodj
femme politique sénégalaise
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Aïssatou Mbodj, ou Aïda Mbodj, née à Bambey, Département de Bambey, région de Diourbel, au Sénégal, et docteur en géostratégie politique, est une femme politique sénégalaise qui a été ministre à plusieurs reprises.
Parti démocratique sénégalais
| Aïda Mbodj | |
Aïda Mbodj en 2006. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Ministre sénégalaise de la Femme, de la Famille et du Développement social | |
| – (3 ans, 1 mois et 29 jours) |
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| Successeur | Awa Ndiaye |
| Députée | |
| Maire de Bambey | |
| Biographie | |
| Lieu de naissance | Bambey |
| Nationalité | |
| Parti politique | Parti socialiste du Sénégal Parti démocratique sénégalais |
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Début en politique
Aïssatou Mbodj, surnommée la « Lionne du Baol », a d'abord été membre du Parti socialiste du Sénégal (PS) et est ensuite passée au Parti démocratique sénégalais (PDS). Elle est maire de sa ville natale de Bambey, jusqu'à ce qu'elle soit remplacée par Pape Diouf en 2000[1]. Après avoir été adjointe au maire et secrétaire élue au bureau du conseil régional en 1996, elle devient la première femme Maire de Bambey, en 2009. En 2014, en plus de présider le Conseil départemental de Bambey, elle occupe les fonctions de député, première femme Présidente du groupe parlementaire, de ministre, puis ministre d'État[1]. En 2020, elle a soutenu une thèse de doctorat sur la gouvernance territoriale[2].
Carrière politique
Dans le premier gouvernement de Macky Sall, du au , elle occupe le poste de ministre de la Femme, de la Famille et du Développement social. À la suite du remaniement qui forme le second gouvernement de Macky Sall, du au , elle conserve ses fonctions avec un périmètre élargi, portant le titre de ministre de la Femme, de la Famille, du Développement social et de l’Entrepreneuriat féminin[1].
Contre toute attente, elle ne figure plus dans le nouveau gouvernement formé par Cheikh Hadjibou Soumaré, qui nomme Awa Ndiaye à ce poste en [3].
Aux élections législatives de , Aïssatou Mbodj est élue pour la première fois sur la liste nationale de la coalition SOPI en tant que députée à l’Assemblée nationale du Sénégal, où elle assume le rôle de quatrième vice-présidente. Lors des élections locales de 2009, elle se présente au poste de maire de Bambey, mais elle ne parvient pas à l’emporter face au maire sortant, Pape Diouf, membre du parti Rewmi dirigé par Idrissa Seck[1].
En 2009, elle est nommée ministre de la transformation alimentaire des produits agricoles. Elle démissionne dix jours plus tard[4].
Aux élections législatives sénégalaises de 2012, Aïssatou Mbodj est réélue députée sur la liste nationale du PDS. En 2014, elle devient présidente du département de Bambey, fonction qu’elle occupe jusqu’en . Le , elle est nommée présidente du groupe parlementaire libéral et démocrate. Lors des élections législatives de 2017, elle est de nouveau élue députée, représentant cette fois les intérêts de Bambey au sein de l’Assemblée nationale[1].
Parcours et influence régionale
En , Aïssatou Mbodj est nommée Déléguée générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) et prend officiellement ses fonctions le [5]. Elle inaugure ses fonctions avec une approche visant l’inclusion et l’autonomisation massive des femmes et des jeunes, avec une forte logique de territorialisation des actions et la priorité au recouvrement des créances[6].
Le , le directeur général de Centre de Technologie de l’Information et de la Communication (CTIC) lui décerne un trophée en reconnaissance de son engagement envers les femmes et les jeunes, à travers les programmes menés par la DER/FJ.
En , elle milite pour une meilleure traçabilité des financements de la DER/FJ afin d’en optimiser l’impact, notamment dans la région de Kaffrine, où elle prône une approche décentralisée et facilite l’accès aux crédits grâce à des antennes locales[7]et en , sous sa direction, la DER/FJ mobilise plus de 860 millions de FCFA pour soutenir l’entrepreneuriat des Sénégalais de l’extérieur, grâce au Fonds Diaspora, qui a financé 71 projets dans divers secteurs, notamment l’agriculture, les services, l’artisanat, la pêche et le tourisme[8].
En , à Diourbel, elle met en avant la nécessité d’améliorer le recouvrement des crédits, jugé trop faible malgré les investissements réalisés, et réaffirme l’engagement de la DER/FJ à décentraliser ses services au niveau départemental[9].