A'ali (en arabe: عالي) est une grande ville située au nord du Bahrain. Elle fait partie du gouvernorat septentrional, bien qu'elle ait été rattachée au gouvernorat central de 2001 à 2004. Connue pour ses tumulus, la ville est également célèbre pour sa poterie artisanale traditionnelle.
Ère Dilmun
Le site de tumulus constitue un témoignage matériel de l'ère Dilmun (3200-330 av. J.-C.). En , l'explorateur Theodore Bent et sa femme Mabel Bent étudient certains des tumulus[1]. Par la suite, tout au long du XXesiècle, le site fait l'objet de fouilles menées par de nombreuses équipes archéologiques étrangères[2].
Lors de fouilles, l'archéologue britannique Ernest Mackay découvre un nombre considérable d'objets. Ces derniers sont désormais exposés à Londres, au British Museum[3].
La découverte par les archéologues d'un type de tumulus rare sur le site, entouré d'un mur en forme d'anneau, les amène à penser que ces tumulus auraient été conçus spécifiquement pour les classes sociales supérieures[4].
20e siècle
Au XXesiècle, A'ali est un village important situé à 10 km au sud-ouest du fort de Manama. Les deux-cents maisons qui y sont présentes sont occupées par les Bahrani, dont les activités principales sont la fabrication de poterie et la culture de palmiers-dattiers. Le village abrite le plus grand tumulus de l'île[5].
Géographie
A'ali est située au milieu de l'île de Bahreïn, au sud de Madinat 'Isa et au nord de Riffa. Elle se trouve à environ 15 km au sud-ouest de la capitale, Manama.
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «A'ali» (voir la liste des auteurs).
↑ (en) James Theodore Bent et Mabel Theodore Bent, Southern Arabia, Londres, Smith, Elder & Company,
↑ (en) Michael Rice, The Archaeology of the Arabian Gulf, C. 5000-323 BC, Routledge, (ISBN978-0-415-03268-1)
↑ (en) Steffen Terp Laursen, Royal Mounds of A'ali in Bahrain: The Emergence of Kingship in Early Dilmun, Aarhus Universitetsforlag, (ISBN978-87-93423-19-0)
↑ (en) Steffen Terp Laursen, «Early Dilmun and its rulers: new evidence of the burial mounds of the elite and the development of social complexity, c. 2200–1750 BC», Arabian Archaeology and Epigraphy, vol.19, no2, , p.156–167 (ISSN0905-7196 et 1600-0471, DOI10.1111/j.1600-0471.2008.00298.x)
↑ (en) John Gordon Lorimer, Gazetteer of the Persian Gulf: Geographical and Statistical (2v.), Superintendent Government Printing,