Abbaye Saint-Léger d'Ébreuil
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| Abbaye Saint-Léger d'Ébreuil | |
Abbatiale Saint-Léger, vue de la halle. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | Abbaye |
| Début de la construction | Xe siècle |
| Fin des travaux | XVIIIe siècle |
| Style dominant | romane |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Allier |
| Ville | Ébreuil |
| Coordonnées | 46° 06′ 53″ nord, 3° 05′ 17″ est |
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L'abbaye Saint-Léger d'Ébreuil, fondée au Xe siècle, est une abbaye située en France à Ébreuil dans l'Allier. Mais à la suite d'une décision de Louis XV (lettres patentes de ), les bâtiments ont été détruits pour faire place à un hôpital des Charitains.
Aujourd'hui, il ne reste plus rien de l'abbaye, à l'exception de l'église abbatiale de style carolingien, roman et gothique primitif. Elle est la seule église carolingienne d'Auvergne et fait partie des cinq églises carolingiennes de France ayant conservé leur charpente en bois.
Fondation
À la fin du VIIIe siècle Louis le Pieux (dit aussi "le Débonnaire"), fils de Charlemagne, roi d’Aquitaine, puis roi des Francs et empereur d'Occident y établit une de ses cinq résidences royales[1],[N 1].
Au IXe siècle, entre et [2] la translation des reliques de saint Maixent et de saint Léger par les moines de Saint-Maixent en Poitou, fuyant les raids Normands, abouti à Ébreuil où le souverain carolingien, soit Charles l'Enfant ou probablement Charles le Simple, les installe dans la chapelle royale. Les reliques de saint Léger restent à Ébreuil, celles de saint Maixent sont captées par le roi Salomon où elles arrivent au monastère Saint Sauveur de Plélan siège du domaine royal, monastère dépendant de abbaye Saint-Sauveur de Redon[3],[N 2]. En , d'après la Chronique de Saint-Maixent, ils construisent un premier monastère[4] qui fait l'objet de nombreuses dotations dont celles de Lothaire qui fait don de la "terre" d'Ébreuil. Dans la deuxième moitié du XIe siècle l'abbatiale est l'objet de grands travaux portant sur la nef et le transept. En 1080, face au rayonnement du monastère, le pape Grégoire VII l'érige en abbaye de l'ordre de Saint-Benoît[5].
La possession des reliques de saint Léger attire la vénération des pèlerins et contribue à la richesse et à la notoriété de l'abbaye. La châsse de saint Léger qui date du XVIe siècle repose actuellement sur une colonne de pierre, derrière le maître-autel[6].
Évolution du statut
Les bâtiments monastiques ont été détruits au XVIIIe siècle ainsi que le bas-côté sud de l'abbatiale. Un hôpital-maison de retraite a été construit à la place des bâtiments conventuels.
L'église abbatiale est devenue église paroissiale d'Ébreuil à la Révolution, en remplacement de l'église Notre-Dame, plus petite et en moins bon état, qui fut désaffectée.
Les abbés d'Ébreuil
Les abbés d'Ébreuil ont été au nombre de cinquante, depuis Amblard qui dirigeait la communauté en 961 lorsque Lothaire lui abandonna le château d'Ébreuil jusqu'à Philibert Nicolas Hemey d'Auberive, abbé lorsque l'abbaye fut supprimée par la Révolution[7].
Des fouilles faites dans le sol de l'église en 1767, avec un compte rendu qui est conservé, ont permis de retrouver les tombeaux de différents abbés, notamment un certain Gerbert, suivi de son neveu maternel Guillaume, premier abbé avant 1072 et mort en 1090[8].
Le premier abbé commendataire semble avoir été Guillaume IV d'Aubière en 1473[9].
Parmi les abbés les plus connus, on peut citer :
- François de Tournon (1489-1562), cardinal, successivement archevêque d'Embrun, de Bourges, d'Auch et de Lyon, diplomate, qui fut abbé commendataire d'Ébreuil de 1509 à 1526.
- Jacques-François de Sade (1705-1778), ami de Voltaire et d'Émilie du Châtelet, libertin et érudit, historien de Pétrarque et oncle du marquis de Sade, chargé de l'éducation de ce dernier de l'âge de quatre ans à l'âge de dix ans. Il fut abbé commendataire d’Ébreuil de 1744 à 1778.
- Philibert Nicolas Hemey d'Auberive (1739-1815), dernier abbé d'Ébreuil de 1780 à la Révolution. Il fit construire le logis abbatial. Il consacra la dernière partie de sa vie à la publication d'ouvrages de philosophie et de théologie et à une édition des œuvres complètes de Bossuet.