Abbaye Saint-Michel d'Anvers

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ExistenceAbbaye détruite
État de conservationL'abbaye est en partie détruite par l'armée française pendant la guerre menée par la Première coalition en 1796.
Autre(s) affectation(s)D'autres bâtiments abbatiaux sont démolis pour édifier des casernes et des arsenaux maritimes.
Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers
L'abbaye Saint-Michel d'Anvers (gravure du XVIIe siècle d'après Pierre-Paul Rubens).
L'abbaye Saint-Michel d'Anvers (gravure du XVIIe siècle d'après Pierre-Paul Rubens).
Existence et aspect du monastère
Existence Abbaye détruite
État de conservation L'abbaye est en partie détruite par l'armée française pendant la guerre menée par la Première coalition en 1796.
Autre(s) affectation(s) D'autres bâtiments abbatiaux sont démolis pour édifier des casernes et des arsenaux maritimes.
Identité ecclésiale
Culte Culte catholique
Type Abbaye de chanoines
Présentation monastique
Fondateur Norbert de Xanten
Origine de la communauté Une collégiale qui héberge 12 chanoines séculiers à Anvers en 1124 voit son chapitre être transformé par Saint Norbert en communauté de Prémontrés.
Ordre Ordre des Prémontrés
Patronage Saint Michel
Historique
Date(s) de la fondation 1124
Fermeture 1796
Architecture
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Commune Anvers
Coordonnées 51° 12′ 54″ nord, 4° 23′ 35″ est
Géolocalisation sur la carte : Belgique
(Voir situation sur carte : Belgique)
Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers
Géolocalisation sur la carte : province d'Anvers
(Voir situation sur carte : province d'Anvers)
Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers

L'abbaye Saint-Michel d'Anvers est un ancien établissement monastique fondé en 1124 par Norbert de Xanten et détruit en 1796 pendant les guerres de la Révolution française.

Les ruines de l'abbaye Saint-Michel d'Anvers après le bombardement d'Anvers du .

Jusqu'en 1124, une collégiale dédiée à saint Michel et hébergeant douze chanoines séculiers demeure la seule église paroissiale d'Anvers. En 1124, le chapitre est transformé par saint Norbert en abbaye de l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré ou nobertins. Les bâtiments de l'abbaye se dressent alors au bord de l'Escaut, entre les actuelles rues Kloosterstraat[1] et Sint-Michielskaai, et Sint-Jansvliet au nord et Scheldestraat (Kronenbrugstraat) au sud.

L'abbaye dispose de grandes étendues de terres dans et autour d'Anvers, comme les seigneuries de Kiel et le Beerschot, la terre de Haringrode et Zurenborg, et vers 1674, Berendrecht et Zandvliet, qui ont contribué à façonner l'ultime territoire d'Anvers. L'abbaye vend la seigneurie et le château de Nederokkerzeel, propriété de l'abbaye, à François Knyff qui en fit relief en 1633[2]. Ce château passa ensuite à Marie-Anne Knyff en 1663.

L'abbaye est en partie détruite par l'armée française pendant la guerre menée par la Première coalition en 1796. De nombreux bâtiments sont démolis au profit de l'édification de casernes et d'arsenaux maritimes, comportant des chantiers navals et des cales. En 1807, la tour de l'église abbatiale est équipée d'un sémaphore[3].

Lors de la guerre belgo-néerlandaise qui fait suite à la révolution belge, l'abbaye est très sévèrement touchée par les combats d'Anvers et plus particulièrement le bombardement du , par la citadelle d'Anvers commandée par le général David Chassé.

Patrimoine

Gravure montrant les fresques du réfectoire.

Isabelle de Bourbon (1436-1465), seconde épouse de Charles le téméraire, duc de Bourgogne, et mère de Marie de Bourgogne, héritière de Bourgogne, meurt à l'abbaye Saint-Michel d'Anvers en 1465, et est enterrée dans l'église de l'abbaye. En 1476, un tombeau monumental est érigé en sa mémoire. Sa sépulture est décorée de 24 statuettes en bronze, placées debout dans des niches et représentant des pleurants, surmontées d'un bronze à l'effigie d'Isabelle de Bourbon. Les restes des pleurants sont aujourd'hui conservés au Rijksmuseum d'Amsterdam et au Musée M de Louvain. Le reste de la tombe, avec la statue de Isabella, est maintenant conservé dans la cathédrale d'Anvers.

Au XVIIIe siècle, le monastère est connu comme protecteur des arts, commandant des œuvres à des grands peintres anversois comme Rubens, Antoine van Dyck et Jacob Jordaens. Rubens y livre notamment un retable monumental pour l'église de l'abbaye, L'Adoration des Mages. Il est volé pendant l'occupation française, et retourne après 1815 au Musée royal des beaux-arts d'Anvers.

En 1843, une crypte et une partie de l'ancien pavement de l'église sont mis au jour et en 1902 plusieurs sarcophages et un grand nombre d'ossements sont retrouvés[4].

Le banc de communion datant du XVIIIe siècle et le confessionnal sont désormais présents à l'église Sainte-Gertrude à Bergen op Zoom aux Pays-Bas.

L'abbaye a été décrite comme « l'une des principales églises et des plus importants monuments d'Anvers de sa fondation au XIIe siècle jusqu'à sa destruction au XIXe siècle[5] ».

Abbés

Notes et références

Voir aussi

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