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À l’occasion de son couronnement le , l'empereur Henri II a cédé les domaines au pied des Karavanke en Carinthie au nouveau diocèse de Bamberg. Le château d'Arnoldstein est mentionné pour la première fois vers 1090; il fut le siège de la famille d’Eppenstein, ministériels au service des évêques depuis l'épiscopat d'Adalbéron d'Eppenstein (mort en 1057). Les Eppenstein dominent sur le duché de Carinthie à partir de 1073, et les successeurs d'Adalbéron s'efforçaient longtemps en vain de récupérer le fief. Ce ne fut qu'au début du XIIesiècle que l'évêque Othon de Bamberg peut le recouvrer.
L’abbaye bénédictine est fondée en 1106 et occupe l’emplacement de l’ancien château qui fut démoli et reconstruit en bâtiment conventuel. Le premier abbé, Ingram, est nommé en 1126. À partir de 1176, les ducs de Carinthie exerçaient comme baillis (Vögte). Néanmoins, l’abbaye commence à décliner à partir du XIVesiècle: le grand tremblement de terre de 1348, qui détruit une partie de l’abbaye, ainsi que les villages environnants, arrive simultanément avec la peste et de mauvaises récoltes. À la fin du XVesiècle, l’abbaye n’est toujours pas parvenue à récupérer de ces événements, ce qui affecte sa capacité à assurer sa mission religieuse au moment où la religion réformée gagne en influence.
Même si elle reste pauvre et prise par les difficultés économiques, l’abbaye parvient à survivre pendant le XVIesiècle et retrouve une partie de son lustre dans la première moitié du XVIIesiècle, bien qu’un incendie en 1642 réduise une partie des efforts investis à néant. À l’instar de tous les autres établissements religieux n’ayant pas de rôle éducatif ou médical, l’abbaye est dissoute par l’empereur Joseph II en 1783, qui exproprie les terres et les bâtiments. Ceux-ci abritent alors les bureaux de diverses administrations jusqu’à ce qu’ils soient détruits par un incendie le après lequel ils ne sont pas reconstruits.
Bibliographie
(de) Anton Kreuzer, Die Stifte und Klöster Kärntens, Klagenfurt, Carinthia Verlag, (ISBN3-85378-242-6).