Abd Allah ibn az-Zubayr
calife de La Mecque (624-692)
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‘Abd Allāh ibn az-Zubayr (en arabe : عبد الله بن الزبير)[1], né en 624 à Médine et mort assassiné en 692 à La Mecque, est le dirigeant d'un califat basé à La Mecque, opposé au califat omeyyade durant la deuxième fitna.
| Calife | |
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| - | |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Jannat al-Mu'alla (en) |
| Nom dans la langue maternelle |
عبد الله بن الزبير |
| Activités | |
| Appartenance ethno-culturelle | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère | |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Tumadir bint Manzur (d) |
| Enfants |
| Religion | |
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| Conflits |
Bataille du Yarmouk Siège de La Mecque Bataille du chameau Bataille de Sufétula Siège de La Mecque (en) |

Membre de la tribu des Banu Assad, ainsi que du clan qurayshite des Banû 'Abd al'Uzza[réf. nécessaire], il est le fils d'Asmaa, la fille d'Abou Bakr, compagnon de Mahomet élu comme premier calife de la confédération médinoise après le décès du prophète (selon l'historiographie officielle), et la sœur d'Aïcha, la plus jeune épouse de Mahomet (même source).
Biographie
Jeunesse
Premier-né des émigrés (muhadjirun) selon la tradition, il serait né en l'an deux de l'hégire dans le camp de Médine, et aurait donc été confronté à la bataille de Badr, indirectement. À l'âge de 12 ans, il aurait accompagné son père Zubayr ibn al-Awwam dans la bataille du Yarmouk qui se conclut par la conquête de la Syrie par les armées d'Omar ibn al-Khattâb[2].
Opposition aux Omeyyades et révolte
Abdullah ibn az-Zubayr ne semble pas avoir d'activité politique sous le règne du calife omeyyade Mu'awiya I, mais à l’accession au pouvoir de son fils Yazid I, il refuse de faire allégeance.
Après la mort d'Al-Hussein à la bataille de Kerbala, il retourne au Hijaz où il s’autoproclame commandeur des croyants.[réf. nécessaire] Il commence alors à renforcer sa position et nomme un gouverneur à Koufa.[Quoi ?] Rapidement il étend son influence au Yémen et même à certains établissements arabes de Syrie et à Fustat en Égypte. Il bénéficie largement du soutien des Arabes qui revendiquent une identité propre et dont les tribus syriennes marginalisées acceptent la suzeraineté en se soudant en grande confédérations (Qays) et parallèlement, des Arabes « émigrés » de l'Irak qui souhaitent conserver leurs privilèges de rente non nominatives.
Yazid tente d’envahir le Hijaz, mais sa mort soudaine met fin à cette campagne laissant les Omeyyades en guerre civile entre les deux tribus des Qays et Yaman.
Les établissements arabes du Sham (Homs et Damas) proclament dès lors Marwan ibn al-Hakam comme commandeur des croyants en 684 ; l'année suivante, son fils Abd Al-Malik lui succède et entame la conquête de l'Irak.
La guerre civile s'installe, c'est la deuxième fitna. Après avoir été endommagée suite aux combats, Ibn az-Zubayr démolit la Kaaba dans le but de la reconstruire entièrement et prend la pierre noire pour la mettre en lieu sûr. Tabari rapporte que l'année suivante, Ibn az-Zubayr prétendit avoir découvert les fondations de l’authentique Kaaba construite par Abraham[3]. Abdullah ibn az-Zubayr perd le soutien égyptien et Abd al-Aziz ibn Marwan prend le contrôle du camp de Fustat et ses alliés tribaux sont soit écrasés soit retournés en Syrie. Ces événements se combinent avec la révolte des kharidjites en Irak.[Quoi ?] Abdullah ibn Zubayr ne garde en soi que le Hijaz vers 688.[Quoi ?]
Finalement Abd Al-Malik, envoie son vassal Al-Hajjaj ibn Yussuf comme gouverneur de l'Irak. Sa répression anti-alide, anti-hachémite et anti-zubayride est restée comme le symbole de la cruauté de l'État à l'égard des sunnites alides et des chiites. Il conquiert alors le Hijaz et bombarde La Mecque à la catapulte, endommageant un mur de la Kaaba.
Mort
Al-Hajjaj ibn Yussuf vainc Ibn Zubayr, le tue, le décapite et crucifie son cadavre en 692[4], les Marwanides orientent dès lors la propagande autour d'une « rébellion » zubayride, et son frère, Urwa ibn az-Zubayr, célèbre collecteur de hadith, se rallie immédiatement au pouvoir omeyyade et contribue à justifier son entreprise législative par une ascendance hachémite, arabe et prophéto-coranique.
