Abadai Khan

tüsheet khan mongol khalkha From Wikipedia, the free encyclopedia

Abadai Khan, également écrit Abtai sain khan ou Avtaisain khan (mongol : Абтай сайн хан, chinois : 阿巴岱 ; pinyin : ābādài, mongol : ᠠᠪᠲᠠᠶᠢᠰᠠᠶᠢᠨ
ᠬᠨ
, cyrillique : Автайсайн хан, MNS : Avtaisain khan[1], où avtai signifie « possédant le dont de la sorcellerie » et sain signifie « bon », « bien »), né en 1554 et décédé en 1588, est le Tüsheet khan des Khalkhas, de 1554 à 1586. Il est connu pour avoir initié leur conversion au bouddhisme et avoir fondé le monastère d'Erdene Zuu.

Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Абтай сайн хан, ᠠᠪᠲᠠᠶᠢᠰᠠᠶᠢᠨ ᠬᠨ ou Автайсайн ханVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Tüsheet khan, Onokui uizen noyenErekhei (d) ...
Abtai Sain khan
Abtai sain khan et sa principale épouse
Fonction
Tüsheet khan
Erekhei (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Абтай сайн хан, ᠠᠪᠲᠠᠶᠢᠰᠠᠶᠢᠨ ᠬᠨ ou Автайсайн ханVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Fratrie
Tümenkhen sain noyan (d)
Abakhu Mergen (d)
Barai Sain Khan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Erekhei (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
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Biographie

Scène complète de la peinture représentant Avdaisain

D'après le Asarayči neretü teüke, Abadai, est le premier fils de Noyonu-qu Üijeng Noyan, troisième fils de Geresenje. Il est né en 1554[2]. Il naît en 1534 et, selon la tradition, aurait les index couverts de sang qui présagent une vie de guerrier[3].

Selon l'Asarayči neretü teüke, entre l'âge de 14 (1568) et 27 ans (1581), il s'engage dans les combats, et soumet les « ennemis étrangers », les Oïrats à lui-même et ses frères. On lui confère le titre de Tüsiyetü Qayan[2].

En 1581, Abtai sain khan, apprend que son oncle, Altan Khan, s'est converti à l'école géloug du bouddhisme tibétain. Il invite alors le lama Shiregetü Güüshi Chorjiwa de la ville de Guihua (aujourd'hui Hohhot, Mongolie-Intérieure), afin que ce dernier lui apprenne les bases du bouddhisme tibétain[3].

Il remporte une victoire décisive contre la tribu Qoshot au milieu des années 1580 à Kobkor Keriye et place son fils Shubuudai à la tête des Oïrats[3].

Il ordonne la construction du monastère d'Erdene Zuu en 1585. Les pierres des ruines de l'ancienne capitale mongole voisine, Karakoroum sont utilisées pour sa construction, et le monastère comporte alors des représentations bouddhiques et une relique du Bouddha Sakyamuni qu'Abtai a reçu de Sonam Gyatso, le 3e dalaï-lama[4],[3].

Le Erdeni-yin tobči dit qu'il reçoit le titre de Nom-un yeke vačir qayan (khagan (empereur) du vajra (diamant) yeke Nom-un) du 3e dalaï-lama, lorsqu'il voyageait parmi les Ordos et les Tümed, entre 1585 et 1587[2]. Il est nommé dans la partie généalogique du Asarayči, Sayin Qayan[2].

À sa mort en 1588, ses restes sont inhumés dans le monastère Erdene Zuu. Peu après sa mort, son fils Shubuudai est tué par les Oirats et ses descendants sont éclipsés. Sa lignée comprend toutefois les futurs Tüsheet khan ainsi que Bogdo Gegen qui consacre la grande yourte d'Abadai. Celle-ci est utilisées pour célébrer l'indépendance du Khaganat de Mongolie du Bogdo en 1912, ainsi qu'en 1919 pour le serment secret de révolutionnaires avant d'être détruite en 1938 pour établir un camp de Jeunes pionniers[3].

Annexes

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