Adolphe Joseph Carcassonne
dramaturge, poète et républicain français
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Joseph Vidal Adolphe Carcassonne, né le à Marseille et mort le dans le 1er arrondissement de Paris ou le à Marseille, est un auteur dramatique et militant républicain français.
| Conseiller municipal de Marseille | |
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| à partir de | |
| Président Commune de Marseille | |
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| Nom de naissance |
Joseph Vidal Adolphe Carcassonne |
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Poète, commerçant, dramaturge, homme politique |
| Membre de |
Consistoire de Marseille (d) |
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Biographie
Juif marseillais
Joseph Vidal Adolphe Carcassonne est né le à Marseille. Commerçant juif, né au sein d'une famille modeste et élevé par les soins du Consistoire, Adolphe Carcassonne est marié, sans enfant mais avec une nièce à charge[1].
Membre du Consistoire, il participe à l'inauguration de la nouvelle synagogue de Marseille en 1864[2].
Républicain
Sous le Second Empire, il est arrêté et emprisonné à deux reprises à cause de ses convictions républicaines, d'abord juste après le coup d’État du 2 décembre 1851 puis après l'attentat d'Orsini en 1858[1],[3]. Fréquentant les milieux républicains et ami de Gaston Crémieux, il est témoin à son mariage[1].
Il est élu conseiller municipal de Marseille le (où il propose de taxer les riches pour financer la Ligue du Midi) et adhère à la Ligue du Midi. Il entre à son Comité central et devient commissaire général des Bouches-du-Rhône[1],[3].
En , il devient membre du comité provisoire de la Défense Nationale[4]. Lors du soulèvement de Marseille le , il est élu président de la Commune révolutionnaire proclamée à Marseille[1],[3], plutôt dirigée en réalité par Gustave Paul Cluseret[1]. Dès le lendemain, le nouveau commissaire du gouvernement, Alphonse Gent, envoyé par Gambetta, commence à rétablir l'ordre[5]. Le , Gent dissout la Commune de Marseille[6].
Le rôle d'Adolphe Carcassonne dans l'insurrection de mars 1871 à Marseille n'est pas clair, mais il semble y avoir participé. Il s'exile ensuite en Suisse où ses affaires commerciales prospèrent[1]. Il revient à Marseille en 1873[4].
En 1878, il présente une candidature infructueuse aux élections législatives[1],[4]. Ensuite, il cesse toute activité politique[4].
Dramaturge et poète
Adolphe Carcassonne est aussi poète et auteur dramatique, pour enfants et jeunes essentiellement[1],[7].
- Gravures montrant des scènes de La Fille du franc-juge, représentée à Marseille en 1860
Son drame en vers La Fille du franc-juge est, selon le Journal de Toulouse, favorablement accueilli par Victor Hugo, qui écrit à l'auteur pour le féliciter[8]. Un autre périodique méridional, l'hebdomadaire montpelliérain Le Furet, salue également le succès de cette pièce[9]. Au contraire, selon le journal Le Fantaisiste, la pièce d'Adolphe Carcassonne intitulée Le Siège de Marseille est « un four ». Le journaliste critique sévèrement le style et l'intrigue[10]. En 1879, Le journal La France qualifie Adolphe Carcassonne de « poëte distingué, dont l'œuvre est considérable et digne d'attention »[11].
Dans sa pièce intitulée En Chine (1887), parue dans le recueil Théâtre de jeunes filles, Carcassonne fait référence à ce que le public français croit connaître de la Chine, par exemple en mentionnant dans les disdascalies le « geste chinois », à savoir « l’index debout à la hauteur de leurs têtes ». Cette pièce est uniquement pédagogique et ne donne pas lieu à une représentation commerciale[12].
De 1881 à 1886, il est secrétaire particulier auprès du directeur du journal La Petite République française. Ensuite, ses revenus se réduisent considérablement[1].
Il meurt le dans le 1er arrondissement de Paris[13] ou le à Marseille[1],
Œuvres
- Premières Lueurs poésies, Paris, Dentu, , 210 p. (lire en ligne)[1],[7].
- Le Jugement de Dieu (livret d'opéra en quatre actes), (lire en ligne)[7].
- La Fille du franc-juge : Drame en quatre actes et cinq tableaux, en vers (drame en quatre actes en vers), , 120 p. (lire en ligne)[7] joué au Grand Théâtre en 1860[1].
- Le Siège de Marseille (drame en cinq actes), [7] présenté au Théâtre du Gymnase en [1].
- La Fête de Molière (comédie en un acte), [7] également jouée au Théâtre du Gymnase en 1863[1].
- Les Gouttes d'eau, rimes, Marseille, Barlatier-Fessat, , 166 p. (lire en ligne)[1],[7].
- La Leçon de géographie, légende alsacienne de 1871, Paris, impr. de Collombon et Brûlé, , 3 p. (lire en ligne)[7].
- Théâtre d'enfants comédies (petites comédies en vers), [7].
- Le Pacte : Légende en un acte en vers, Genève, Cherbuliez, , 74 p. (lire en ligne).
- Molière et la Médecine, [7].
- Théâtre d'adolescents, [7].
- Pièces à dire, Paris, Paul Ollendorf, , 196 p. (lire en ligne)
- Nouvelles pièces à dire, Paris, Paul Ollendorf, , 215 p. (lire en ligne)
- Scènes à deux, sélection de pièces pour jeune public[7].
- Répliques enfantines, petites pièces à réciter, Paris, P. Ollendorff (Paris), , 211 p. (lire en ligne)[7]
- Mariage de fleurs, [7].
- Théâtre de jeunes filles, pièces à jouer dans les familles et dans les pensionnats, Paris, Paul Ollendorf, , 252 p. (lire en ligne)[7]
- Nouveau théâtre d'enfants : dix pièces en prose à jouer dans les familles et dans les pensionnats, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, , 285 p. (lire en ligne)