Adolphe est le fils du duc Guillaume II de Berg et d'Anne de Bavière, fille de l'électeur Ruprecht II du Palatinat et sœur du roi d'Allemagne Ruprecht Ier.
Il conteste très tôt la possession du duché de Berg par son père, contre lequel il se rebelle en 1397, soutenu par son frère cadet, Guillaume. Ensemble, ils ravagent Düsseldorf et emprisonnent leur père de 1403 à 1404 au château de Burg an der Wupper mais face à l'opposition des souverains voisins et en particulier de leur oncle, le roi Ruprecht, ils doivent le relâcher et se soumettre à son autorité. Ce n'est qu'à sa mort en 1408 qu'Adolphe lui succède à la tête du duché.
Après de nouvelles querelles, Adolphe tente entre 1414 et 1416 d'imposer par la force l'élection de son frère Guillaume comme archevêque de Cologne mais échoue contre Dietrich von Moers, soutenu par le roi Sigismond.
En 1401, Adolphe épouse Yolande de Bar, la plus jeune fille du duc Robert Ier. Le frère de cette dernière, le duc Édouard III, étant décédé sans enfants légitimes en 1415 à Azincourt, Adolphe caresse un temps l'espoir de faire de leur fils unique, Robert, l'héritier du duché de Bar, s'appuyant sur le transfert en 1417 de la marche de Pont-à-Mousson par le roi Sigismond comme fief d'Empire. Cependant, ce fief ne constitue qu'une partie du duché de Bar, tandis que la partie du duché située sur la rive gauche de la Meuse, est depuis 1301, vassale du roi de France. Adolphe doit à ce titre affronter un concurrent français sérieux, René d'Anjou, et il est capturé en 1422 en Lorraine, doit payer une rançon pour sa libération et renoncer définitivement à ses droits sur Bar.
Quand le duc Renaud de Gueldre et Juliers meurt sans héritier en 1423, Adolphe, dont la famille forme un pilier de la maison de Juliers, tente de faire valoir ses droits à la succession dans les deux duchés. Il y parvient rapidement s'agissant de Juliers, dont il possède les 3/4, le 1/4 restant appartenant à Jean II de Loon, Seigneur de Heinsberg et Löwenberg, petit-fils du premier duc de Juliers, Guillaume V. Le duché de Gueldre, en revanche, revendiqué par Arnold d'Egmond, petit-neveu du défunt duc Renaud, continue de lui échapper et ce, malgré le soutien financier de l'empereur Sigismond : ce dernier ne lui tient pas rigueur de son opposition à son couronnement, à Aix la Chapelle, en 1414.
Adolphe soutient le candidat de Rome au Concile de Constance, qui se conclut par le grand schisme d'Occident. Il combat sans cesse l'archevêque de Cologne, s'assure la possession de la ville de Montjoie et en 1428, prend Lievandal-Wevelinghoven.
Yolande de Bar meurt en 1421. En 1430, Adolphe se remarie à Elisabeth de Bavière, fille du duc Ernst de Bavière-Munich, dont il n'a pas d'enfant et qui se remarie à Hesso de Leiningen. Robert, son fils unique à qui il a fait épouser la veuve de Renaud de Gueldre, meurt à son tour sans enfants en 1433, de sorte qu'Adolphe ne laisse pas d'héritier direct à sa mort. Son successeur en tant que duc de Juliers et Berg est son neveu Gérard, jusqu'alors comte de Ravensberg.
Adolphe meurt en 1437 et est enterré dans la cathédrale d'Altenberg.