Affaire Mundhra
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L'affaire Mundhra est une affaire de détournement de fonds publics qui reste comme le premier scandale politico-financier de l'Inde post-indépendance. Elle se conclut en par la démission du ministre des Finances T. T. Krishnamachari (en), et expose au grand jour le conflit qui oppose le Premier ministre Nehru et son beau-fils Feroze Gandhi.
À l'origine de l'affaire Mundhra, on trouve un investissement réalisé par une société publique, la Life Inurance Corporation (LIC), en . Des actions de différentes sociétés, appartenant toutes à l'homme d'affaires bengalais Haridas Mundhra, sont acquises pour un montant total de plus de douze millions de roupies. L'objectif affiché est de stabiliser les marchés.
Révélations
Début , la transaction est évoquée dans les colonnes d'un quotidien, avec toutefois une erreur factuelle : selon le journaliste, la LIC a investi dans des sociétés non listées, ce qui est inexact. Le , un parlementaire, Ram Subhag Singh, demande au gouvernement de justifier cet investissement. Le ministre des Finances, T. T. Krishnamachari (en), se contente de répondre que la LIC n'a procédé à aucun achat d'actions de sociétés non listées.
Cette réponse ne satisfait pas Feroze Gandhi, parlementaire et beau-fils du Premier ministre Jawaharlal Nehru, qui décide de mener sa propre enquête. Le , il présente ses conclusions lors d'un débat au parlement. Dans son discours, Gandhi affirme entre autres que le ministre des Finances lui-même, ainsi que son secrétaire principal Haribhai M. Patel (en), sont à l'origine de la transaction, et que certaines des actions achetées sont des faux. Placé au centre du débat politique pendant de longues semaines, le scandale pousse Nehru à mettre en place début 1958 une commission d'enquête, présidée par le Chief justice de la haute cour de Bombay, M. C. Chagla (en).