Affaire des surirradiés de l'hôpital d'Épinal

From Wikipedia, the free encyclopedia

L'affaire des surirradiés de l'hôpital d'Épinal fait suite à une mauvaise utilisation, en France, de la radiothérapie pour des patients atteints de cancer, notamment de la prostate, au début des années 2000. À la suite d'une erreur de programmation dans le système de planification de traitement, des patients sont irradiés avec des doses supérieures à la prescription de 20 à 30 %. Une des causes de l'accident évoquée par le rapport de l'Inspection générale des affaires sociales est l'absence de notice en français[1].

L'ancien centre hospitalier Jean-Monnet désaffecté (2024).

Dès 2005, des troubles apparaissent chez des patients traités par rayons à l'hôpital Jean-Monnet d'Épinal dans les Vosges (devenu depuis le centre hospitalier Émile-Durkheim) pour des cancers de la prostate. Cette affaire relève d'un véritable problème de santé pour les patients ayant reçus des radiations.

Il apparaît que vingt-quatre patients ont subi entre et une surirradiation supérieure à 20 %. Cinq d'entre eux sont morts. Les autres souffrent, pour la plupart, de rectites ou de cystites "invalidantes", avec des douleurs "rebelles aux traitements morphiniques". D'autres surexpositions moins fortes, de 8 à 10 %, ont été révélées, également pour des traitements de cancers de la prostate, chez 411 patients entre 2001 et . Enfin, entre 1987 et 2000, une erreur de calcul systématique a provoqué la diffusion d’une surdose de rayons, entre 3,1 % et 7,1 %, chez près de 5 000 patients au total[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9].

Le procès de l'affaire des surirradiés de l'hôpital Jean-Monnet d'Épinal se déroule du au [10]. Le médecin Jean-Marc Simon affirme mardi devant le tribunal correctionnel de Paris que 12 personnes sont décédées des suites des accidents[11].

Le verdict rendu le par la 31e chambre correctionnelle de Paris condamne les deux praticiens à 4 ans de prison, dont 30 mois avec sursis, soit 18 mois ferme, 20 000 euros d'amende et interdiction d'exercer pour homicides et blessures involontaires et non-assistance à personne en danger, mais les relaxe du chef de soustraction de preuves, alors que le physicien est condamné à la même peine, mais pour homicide involontaire ainsi que soustraction de preuves, mais relaxé de non-assistance à personne en danger. Les autres prévenus (directrice de la Ddass, directeur de l'ARS, directeur de l'hôpital d'Épinal) ainsi que le Centre hospitalier, personne morale, sont relaxés du chef de prévention de non-assistance à personne en danger[12].

Bilan

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI