Affaire du viol et du meurtre d'une soignante à Calcutta
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| Affaire du viol et du meurtre d'une soignante à Calcutta | |
| Fait reproché | Viol, féminicide, homicide volontaire, violences volontaires, dissimulation de preuves |
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| Pays | |
| Ville | Calcutta |
| Date | |
| Nombre de victimes | 1 : Abhaya/Tilottama (la divulgation du vrai nom des victimes de viol est illégale en Inde) |
| Jugement | |
| Statut | Affaire en cours |
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L'affaire du viol et du meurtre d'une soignante à Calcutta débute le , avec le viol et le meurtre d'une interne en médecine dans un centre hospitalier universitaire (CHU) en Inde. L'affaire provoque des manifestations dans tout le pays pour défendre les droits des femmes et dénoncer la culture du viol et les féminicides.
Le , Abhaya/Tilottama (la divulgation du vrai nom des victimes de viol est illégale en Inde), interne en médecine au RG Kar Medical College de Calcutta (Bengale occidental), est retrouvée morte dans une salle de séminaire sur le campus de l'établissement. Une autopsie a ensuite confirmé qu'elle avait été violée et assassinée. Ce crime a suscité une vive indignation et des manifestations dans tout le pays, qui ont exigé une enquête approfondie tout en remettant en question la sécurité des femmes en Inde.
Le viol en Inde est cité par Radha Kumar comme un des crimes les plus communs contre les femmes[1] et par l'autorité des Nations unies par rapport aux droits humains comme un « problème national » en Inde[2].
Déroulement
Le , Abhaya/Tilottama (la divulgation du vrai nom des victimes de viol est illégale en Inde), interne en médecine de deuxième année au R.G. Kar Medical College[3] dans le nord de Calcutta, est portée disparue par des collègues après avoir effectué 36 heures de garde[4]. Vers 11h30, le corps de la jeune femme est découvert dans l'une des salles de séminaire de l'université, morte, à moitié nue, les yeux, la bouche et les parties génitales en sang.
Enquête
Rapport d'autopsie
L'autopsie révèle que la victime avait été agressée et violée avant d'être tuée par strangulation. Le rapport, qui s'étend sur quatre pages, fait également état d'une profonde blessure au niveau de l'appareil génital, des lèvres, de la jambe gauche, de la main droite, de l'annulaire, du cou et du visage. Selon le rapport, une pression a été exercée sur sa bouche et sa gorge, et elle a été étranglée, ce qui a entraîné une fracture du cartilage thyroïde.
Le rapport d'autopsie a également révélé une quantité importante de sperme dans le vagin. Cette découverte ainsi que l'étendue des blessures ont conduit les médecins et les parents de la victime à penser qu'il pourrait s'agir d'un cas de viol collectif[5],[6]. La police de Calcutta a rejeté ces affirmations comme étant des rumeurs, suggérant qu'il était impossible de distinguer à l'œil nu le sperme de plusieurs individus lors d'une autopsie.
Arrestation
À la suite d'une enquête, la police a arrêté un suspect, Sanjay Roy, le , après avoir trouvé son oreillette Bluetooth sur les lieux du crime. Le suspect est un volontaire civique de la force de gestion des catastrophes de la police de Calcutta et un membre de l'association de protection sociale de la police. Il a suivi un entraînement de boxe et est proche de quelques hauts fonctionnaires de la police de Calcutta. Il avait été affecté au poste de police situé près de l'école de médecine. Il a été marié quatre fois et a été décrit comme un coureur de jupons et un agresseur domestique. Selon la police de Calcutta, il a avoué son crime.
Transfert de l'affaire au CBI
Le , la Haute Cour de Calcutta a demandé à la police de l'État de transférer l'affaire au Bureau central d'enquête (Central Bureau of Investigation ou CBI), tout en exprimant son mécontentement quant à l'enquête menée jusqu'à présent et en évoquant la possibilité de destruction de preuves si la police de l'État poursuivait son enquête.
