Agriculture en Nouvelle-Calédonie
From Wikipedia, the free encyclopedia

L'agriculture en Nouvelle-Calédonie est un secteur relativement peu développé de l'économie du territoire. En 2018, elle ne représente que 2 % du PIB de la Nouvelle-Calédonie[1]. L'archipel n'est pas autosuffisant et doit importer des denrées alimentaires. Cela est dû en premier lieu aux sols de la Grande Terre, qui sont peu fertiles : seules 12 % des terres sont cultivables.
L'immense majorité de la surface agricole utilisée — 96 % — est dévolue à l'élevage bovin. Le reste est des cultures essentiellement vivrières sur une grande partie du pays.

En 2012, 12% de la surface terrestre du territoire était couverte par les exploitations agricoles[2]. Celles-ci étaient alors 4 506, réparties de manières inégales : grandes et peu nombreuses sur la côte Ouest, et petites et plus nombreuses dans le Sud, les îles Loyauté et sur la côte Est[3]. Le nombre d'exploitations est en baisse constante depuis le premier recensement général de l'agriculture de 1983 ; il y avait alors 12 747 exploitations, ce qui correspond à une baisse de 65,65 %[4]. Ce sont surtout les très petites exploitations, de moins de deux hectares, et les plus grandes, de plus de cinquante hectares, qui ont disparu. Cette tendance en faveur d'exploitations de taille moyenne se retrouve dans la plupart des pays[5].
La superficie exploitée est également en baisse, de 2926,5 km2 en 1983 à 1820,26 km2 en 2012, soit -37.8 %. La baisse s'est surtout manifestée entre 2002 et 2012 (-26,6 %)[4], principalement due à la diminution de l'élevage bovin[6]. De même, la population d'agriculteurs est en baisse de 38 % entre ces deux années, alors même que la population globale de l'archipel augmentait quant à elle de 17%. Les agriculteurs néo-calédoniens ne représentent dès lors plus que 5,17 % de la population totale en 2012, au lieu de 9,67 % dix ans plus tôt[6].
Les terres sont en majorité possédées par leurs exploitants, mais la situation est disparate : dans les îles Loyauté, 100 % des surfaces agricoles sont sur des terres coutumières tandis que dans la province Sud, elles sont sur des terres de droit privé à près de 86 %[3].
L'agriculture en Nouvelle-Calédonie reste essentiellement vivrière. Près de 25% des exploitations n’ont aucune activité commerciale, et très souvent les agriculteurs exercent une autre profession en parallèle[5].

