Il se lance en 1919 dans les compétitions hippiques et gagne plusieurs prix. Incorporé dans l'État major du général Lyautey en 1921, il prend le commandement du 14egoum avec lequel il renforce les colonnes dans le Haut Atlas.
Secrétaire général du journal L'Intransigeant, il se présente et est élu, le , député de la Seine. Il s'inscrit au groupe des députés indépendants et est réélu aux élections générales du , au premier tour de scrutin.
Ne se représentant pas aux élections générales de 1936, Blacque-Belair est envoyé par Léon Blum comme chargé de mission auprès du Sultan du Maroc et est nommé directeur dans l'administration franco-marocaine.
En 1939, il rejoint l'armée à Tours et est affecté dans le groupe d'aviation où se trouve Antoine de Saint-Exupéry. Après trente-deux missions en territoire ennemi, il s'écrase au sol près d'Étampes. Il reprend du service sur un avion chargé d'orienter une partie de son groupe à travers la Méditerranée en , atterrit à Oran, puis reprend son activité dans l'administration franco-marocaine. Blacque-Belair aide au débarquement américain en Afrique du Nord en 1942, puis, au moment de la création de la nouvelle armée française, intègre le 1errégiment de chasseurs parachutistes. Il sautera à dix-sept reprises, dont entre autres lors du débarquement de Normandie et celui de Provence. À Alger, il remet au général de Gaulle un long rapport sur l'évolution nationaliste de la Tunisie, de l'Algérie et du Maroc. Intégré dans l'armée du géneral de Lattre de Tassigny comme capitaine à la tête d'une compagnie, il atteint les Vosges, puis l'Alsace.
Éric Labonne fait appel à lui pour prendre la direction des affaires culturelles à Rabat.
Sources
«Aimery Blacque-Belair», dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]