Akim El Sikameya
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| Activité principale | Musicien, chanteur |
|---|---|
| Genre musical | Arabo-andalou |
| Site officiel | http://www.akimlelovist.com |
Akim El Sikameya est un chanteur algérien.
De son enfance heureuse à Oran, ce dernier-né d’une famille aisée et cultivée se souvient surtout de la musique : dès l’âge 8 ans il apprend le violon et le chant dans la célèbre école d’arabo-andalou Nassim El Andalous, à 12 ans il sillonne l’Algérie avec l’orchestre de son collège, et il finance ses études en jouant toute la nuit pour les mariages et les fêtes oranaises. Grand interprète de l’arabo-andalou, cette musique née de la rencontre et de l’échange entre les trois cultures monothéistes, Akim connaît aussi des répertoires très variés, allant du raï à la chanson franco-arabe (son idole le Juif Salim El Hillali en tête), en passant par la chanson populaire marocaine.
De cette période bénie, Akim gardera le goût des mélanges et de la fête. Mais la maladie grave d’une mère chérie et la guerre civile qui pousse à l’exil ses grands frères, condamnés par une fatwa des intégristes, vont marquer la fin de l’Eden et la découverte de la douleur. Pour survivre, Akim se réfugie de plus en plus dans la musique, et fonde avec ses amis, en pleine tourmente, le groupe El Meya. Pour ce groupe, il transforme pour la première fois des noubas en chansons, ajoutant une guitare flamenca et un piano à une musique qui ignorait ces instruments.
Enfin il quitte l’Algérie avec deux de ses amis du groupe, pour une France rêvée et admirée. Arrivé à Marseille en 1994, il découvre l’amour, la liberté, et devient la coqueluche du milieu artistique et intellectuel phocéen. Très vite repéré pour sa voix rare de contre-ut, sa façon unique de jouer du violon (debout, l’instrument appuyé sur sa cuisse) et son charisme tout méditerranéen, il signe rapidement chez un label indépendant, qui sort son premier album (Atifa-Oumi) en 1999. Ces nouveaux succès n’atténuent pourtant pas la blessure d’une enfance perdue, comme l'atteste l’une de ses premières ballades, Oumi (qui signifie à la fois « terre » et « mère » en arabe), dédiée au pays mutilé et à la maman disparue.
L’aventure de la singularité
Philippe Eidel, le réalisateur du dernier album, affirme que Akim essaie de développer quelque chose qui est une démarche d’auteur, compositeur, et interprète. En effet, fort d’une tournée prometteuse, au cours de laquelle il enchaîne les premières parties prestigieuses (Alain Souchon, Julien Clerc, Noa, Cesária Évora, Khaled…), Akim décide de partir à Paris monter son propre label. En 2005 il sort un 2e album, Aïni-Amel, entièrement écrit et composé par lui. Quittant ainsi les mélodies traditionnelles de ses débuts, il continue à creuser le sillon de la musique arabo-andalouse, tout en l’ouvrant à des styles plus actuels, comme les sons jazz, celtique, bossa…
Ce 2e album tout à la fois andalou et urbain, joyeux et bouleversant, ouvert et cohérent, apparaît comme le reflet des paradoxes assumés d’un artiste complet, capable de composer de superbes mélodies et de les interpréter sur scène avec une fougue remarquable. Thomas Brooman, directeur du festival international WOMAD (créé par Peter Gabriel) ne s’y trompe pas, qui fait d’Akim El Sikameya son coup de cœur 2004 :
