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Alain-Claude Bilie-By-Nze

homme politique gabonais From Wikipedia, the free encyclopedia

Alain-Claude Bilie-By-Nze, né le à Makokou, est un homme d’État gabonais, Premier ministre du Gabon du au .

PrésidentAli Bongo
SuccesseurRaymond Ndong Sima (transition)
PrésidentAli Bongo
Faits en bref Fonctions, Premier ministre du Gabon ...
Alain-Claude Bilie-By-Nze
Illustration.
Fonctions
Premier ministre du Gabon

(7 mois et 21 jours)
Président Ali Bongo
Prédécesseur Rose Christiane Ossouka Raponda
Successeur Raymond Ndong Sima (transition)
Vice-Premier ministre du Gabon

(2 mois et 28 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda
Ministre d’État
Ministre de l’Énergie et des Ressources hydrauliques

(2 ans, 5 mois et 24 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda
Prédécesseur Pascal Houangni Ambouroue
Successeur Oswald Sévérin Mayounou
Ministre d’État
Ministre des Affaires étrangères

(1 an, 1 mois et 6 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Julien Nkoghe Bekalé
Prédécesseur Abdu Razzaq Guido Kambogo
Successeur Pacôme Moubelet Boubeya
Ministre d'Etat
Ministre des Sports et de la Culture, chargé du Tourisme

(1 an, 1 mois et 7 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet
Julien Nkoghe Bekalé
Prédécesseur Mathias Otounga Ossibadjouo
Successeur Franck Nguema
Ministre d’Etat
Ministre de l’Economie numérique, de la Communication, de la Culture et des Arts
Porte-parole du gouvernement.

(1 an, 7 mois et 1 jour)
Président Ali Bongo
Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet
Ministre de la Communication
Porte-parole du gouvernement

(1 an et 21 jours)
Président Ali Bongo
Premier ministre Daniel Ona Ondo
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Makokou (Gabon)
Nationalité Gabonaise
Parti politique Parti démocratique gabonais (jusqu'en 2024)
Ensemble pour le Gabon (depuis 2024)
Syndicat Syndicat des étudiants du Gabon (SEG)
Diplômé de Université Omar-Bongo
Profession fonctionnaire
Résidence Libreville

Image illustrative de l’article Alain-Claude Bilie-By-Nze
Premiers ministres du Gabon
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Biographie

Origine et formation

Il naît le à Makokou dans une famille de 16 enfants (un de ses frères, Roger Mebang-me-Nze est président du conseil d'administration de l'Agence gabonaise de presse). Son père est fonctionnaire des Postes et sa mère au foyer[1],[2],[3]. Il étudie d'abord à l'école secondaire des cadets de la police (ESCAP) dont il sort diplômé. Bilie-By-Nze ne rejoint toutefois pas la police gabonaise et choisit de continuer ses études, en littérature, à l'université Omar-Bongo de Libreville (il rédige en particulier un mémoire sur Sony Labou Tansi)[4],[3].

Militantisme universitaire et carrière professionnelle

Pendant sa scolarité, il fonde le syndicat étudiant SEG (syndicat des étudiants gabonais)[2].

Il est actif dans la sphère politique. Il est notamment militant du Rassemblement national des bûcherons (RNB) de Paul Mba Abessole. En 1994, l'université Omar-Bongo est le lieu d'affrontements entre les étudiants grévistes et le pouvoir. Bilie-By-Nze est exclu de l'université par une commission, puis radié de la police[3]. Concernant cette affaire, Il va toujours clamer son innocence  Ce qui m’est reproché, je ne l’ai jamais fait » [5].

Alain Claude Bilie By Nzé travaille ensuite comme clerc d'huissier, animateur de radio, pompiste puis cadre dans une major pétrolière du Gabon[5].

Débuts dans la politique

Après son exclusion de l'université, Alain-Claude Bilie-By-Nze s'engage définitivement en politique avec le RNB. Il devient l'un des principaux dirigeants du parti et fait partie de l'équipe de Paul Mba Abessole : quand ce dernier est élu maire de Libreville, Alain-Claude Bilie-By-Nze est nommé directeur de la communication. Il est aussi membre de différents cabinets ministériels où Paul Mba Abessole est nommé[3].

Parcours au gouvernement

En 2006, il est nommé ministre délégué auprès du ministre de la Communication dans le gouvernement Jean Eyeghe Ndong et est élu à l'Assemblée nationale pour la circonscription de Makokou[3]. En 2007, il est nommé ministre délégué auprès de Pierre Claver Maganga Moussavou, ministre d'Etat, ministre des Transports. En 2008, Bilie-By-Nze est condamné à un mois de prison pour avoir émis des chèques sans provision[3].

Lors de l'élection présidentielle de 2009, Paul Mba Abessole soutient le candidat André Mba Obame et s'oppose ainsi à Ali Bongo, fils du président précédent Omar Bongo. Bilie-By-Nze n'est pas satisfait de ce choix car le RNB est allié au Parti démocratique gabonais des Bongo pour participer aux différents gouvernements. En 2010, Bilie-By-Nze est exclu du RNB pour avoir voté la confiance au gouvernement du Premier ministre PDG Paul Biyoghe Mba[3]. Sans le soutien du RNB, Bilie-By-Nze est battu aux élections législatives de 2011 par le candidat du PDG Emmanuel Issoze Ngondet[3].

De 2012 à 2015, Bilie-By-Nze est conseiller du président Ali Bongo et porte-parole de la Présidence de la République[6],[3]. En 2013, Bilie-By-Nze rejoint le PDG[3].

Bilie-By-Nze devient ministre des Communications en 2015 dans le gouvernement Daniel Ona Ondo (Daniel Ona Ondo était recteur de l'université Omar-Bongo qui expulse Bilie-By-Nze de l'université en 1994[3]). À ce titre, il défend l'organisation de l'élection présidentielle de 2016, généralement considérée comme frauduleuse et qui entraîne de larges manifestations[3]. Il est ensuite nommé ministre d'État, ministre de l'Économie numérique et ministre de la Culture et des Arts en dans le gouvernement Emmanuel Issoze Ngondet[2]. En 2018, Bilie-By-Nze est réélu dans la circonscription de Makokou[3]. Il est de nouveau nommé ministre d'État et ministre du Sport. Puis en , il est nommé ministre d'État, ministre des Affaires étrangères[3].

Défenseur d'Ali Bongo il montera au créaneau pour le défendre après la crise post électorale de 2016 : « Nous disons, ça suffit. L’élection présidentielle est terminée. Ceux qui veulent prendre le pays en otage ont eu le champ libre jusqu’ici. Nous allons désormais leur donner la réplique »[7].

Il est un proche d'Ali Bongo[2].

En , il devient ministre d'État, ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques dans le gouvernement de Rose Christiane Ossouka Raponda. Lors d'un remaniement ministériel en , il devient également le porte-parole du gouvernement et, en , il devient vice-Premier ministre. Le , Bilie-By-Nze est nommé Premier ministre du Gabon, en remplacement de Rose Christiane Raponda, qui démissionne pour devenir vice-présidente[2],[8].

Il est renversé par le coup d'État de 2023. Le , Brice Oligui Nguema prête serment au palais présidentiel de Libreville en tant que président de la Transition[9],[10] en présence des juges de la Cour constitutionnelle, du Premier ministre, de la vice-présidente et des présidents des deux chambres parlementaires sortants[11].

Après le coup d'État

À la suite du coup d'État, Alain-Claude Bilie-By-Nze appelle à remplacer Ali Bongo de la tête du parti[12].

En , dans un ouvrage intitulé Awu m'awu : oser l'espérance pour un autre Gabon, il critique ouvertement les actions de la junte militaire au pouvoir, accusant celle-ci de ne pas tenir ses engagements, de s'approprier des chantiers initiés par Ali Bongo, et d'avoir nommé dans les arcanes institutionnelles et même au gouvernement de la transition, d'anciens barons du PDG[13]. Il fait également le bilan de son passage au pouvoir et estime que l'ancien président a été manipulé[14].

Bilie-By-Nze est candidat à l'élection présidentielle de 2025 avec l'étiquette Ensemble pour le Gabon. Il se dépeint comme partisan de la « rupture » mais il est perçu comme l'un des visages de l'époque Bongo dont il a été Premier ministre[15]. Le chef de la junte, le général Brice Oligui Nguema, largement favori, est élu au premier tour avec près de 90 % des voix et Bilie-By-Nze finit deuxième avec 3 %[16],[17],[18]. Alain-Claude Bilie-By-Nze dénonce des fraudes et un système opaque lors de l'élection mais reconnait la victoire d'Oligui Nguema. Il annonce ne pas saisir la Cour constitutionnelle, « tenue par un frère du président »[19].

En , Alain-Claude Bilie-By-Nze appelle a un dialogue, après la décision de la cour internationale de justice (CIJ), en faveur de la restitution de trois îlot à la Guinée équatoriale, contre le Gabon[20].

Après l'élection présidentielle d', la plateforme Ensemble pour le Gabon devient un parti politique. Alain-Claude Bilie-By-Nze en est le président[21],[22].

Arrestation et emprisonnement

Alain-Claude Bilie-By-Nze est arrêté par la Direction générale des recherches (DGR), une unité rattachée à la présidence, le . Il lui serait reproché un non-paiement de certains prestataires lors de l'organisation de la 9e édition de la Fête des cultures à Libreville en 2008 dont il dirigeait le comité d'organisation[23],[24].

« Je n’étais pas en état d’arrestation, c’était un kidnapping » a déclaré Alain-Claude Bilie-By-Nze à son avocat[25]. Avant cela, lors d'une interview Alain-Claude Bilie-By-Nze avait déclaré qu'il recevait des menaces « du chef de l'État (Brice Oligui Nguema) lui-même »[26],[27].

L'opposition gabonaise appelle à sa libération[28],[29]. La plateforme de l'opposition dénommée Coalition pour la nouvelle République (CNR) parle d'un « lawfare d'État »[30].

Jocksy Ondo-Louemba, journaliste et écrivain gabonais, parle pour sa part d’un « assassinat politique à l’œuvre ». Il dénonce une instrumentalisation de la justice ainsi que ses condition de détentions inhumaines[24].

La défense considère que les faits sont prescrits depuis 2011 et dépose une demande en nullité de la procédure. Celle-ci est rejetée en [31].

Notes et références

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