Albert de Meuron
Peintre suisse de paysage, de scènes de genre, d'histoire et de portraits de l'école de Düsseldorf
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Biographie
Formation
Fils de Maximilien de Meuron, Albert se forme à la peinture auprès de son père[1]. Il poursuit sa formation artistique à l'académie de Düsseldorf, de 1841 à 1844, d’abord dans l’atelier de Hermann Anton Stilke, puis auprès de Carl Sohn[2]. Sous la protection de Léon Berthoud, il poursuit sa formation à Paris où il rejoint en octobre 1845 l’atelier de Charles Gleyre[2]. Durant l'été 1846, il prépare le concours d'entrée à l'école des beaux-arts de Paris. Il y poursuit ses études et il se lie, entre autres, avec Jean-Léon Gérôme, Camille Corot et Constant Troyon[2]. Il expose pour la première fois au Salon en 1848[2].
Peinture
Albert de Meuron s’établit en 1849 pendant quelques étés à Brienz, où il peint des paysages et des scènes de genre[2]. Il y retrouve notamment Edouard et Karl Girardet[2]. Pendant cette période, il voyage régulièrement à Paris[2]. En 1859, il voyage dans les Pyrénées pour y peindre des sujets du Pays basque[1]. Dès 1860, il séjourne souvent aux Grisons et dans le Jura[2]. À partir de cette date, Albert de Meuron peint davantage de paysages suisses qui servent de cadre à ses sujets sur la vie quotidienne à la montagne[1]. De 1860 à 1864, il travaille à son grand tableau, Les bergers bergamasques du côté de la Bernina. Il l'expose une première fois au salon de Paris en 1861 puis une deuxième en 1864[3].
- Albert de Meuron, Chalets, 1850
- Albert de Meuron, Berger, 1862
- Albert de Meuron, Chamois, 1874
- Albert de Meuron, Paysages alpins avec promeneurs, 1888
En 1866, après son mariage avec Julie Perrot, il se rend pour la première fois en Italie, avant de s’établir à Corcelles-près-Concise dans la demeure familiale à la suite du décès de son père[1],[3]. Albert de Meuron succède également à son père à la tête de la Société des amis des arts de Neuchâtel[3]. Sous sa houlette, la société acquiert en 1872 le Départ des pêcheurs de l'Adriatique de Léopold Robert puis réunit suffisamment de fonds pour construire le bâtiment qui abrite le musée des beaux-arts de Neuchâtel en 1885[3]. En 1878, il est nommé président de la commission suisse pour la section des beaux-arts, poste qui lui permet de se rendre à l'exposition universelle de Paris[3]. Il retourne à Venise pendant l'hiver 1878-1879[3].
Il consacre une grande partie de ses dernières années à la réalisation d’expositions à Neuchâtel en tant que président de la Société des amis des arts[2]. Il est également membre de la Commission fédérale des beaux-arts de 1888 à 1892[3].