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Alberto Cecilio Mechoso Méndez est né dans le département de Flores, alors qu'il est encore très jeune, sa famille s'installe à Montevideo. Il fréquente alors l'Athénée libertaire entre les quartiers Villa del Cerro et La Teja, et est alors gagné aux idées anarchistes.
En 1955, Alberto Mechoso est licencié après une grève. Il décide alors, avec ses compagnons, d'attaquer une banque de Paso Molino, une partie de l'argent est donné à la Fédération anarchiste uruguayenne (FAU) qui est alors en phase de construction. Mechoso est arrêté un an après, il reste six ans en prison[1].
Mechoso Méndez est enlevé le à Buenos Aires, par un groupe de coopération entre militaires argentins et uruguayens dans le cadre de l'Opération condor. Sa femme, Beatriz Castellonese, et ses deux enfants, âgés de 8 et 6 ans, sont enlevés en même temps que lui. Mechoso est conduit dans un centre clandestin de détention utilisé par l'Armée uruguayenne pour la traque des militants exilés, le centre Automotores Orletti. Là, Alberto, avec d'autres, est torturé et finalement assassiné, ses restes disparus[3].
Le , la famille de Mechoso est transférée illégalement à Montevideo. Avec la famille d'Adalberto Soba, enlevé en même temps qu'Alberto, ils sont emmenées dans un centre clandestin de détention et de torture, connu sous le nom de Casona de Punta Gorda. Ils sont finalement libérés en octobre[4].
En 2012, grâce au travail de l'Équipe argentine d'anthropologie légale pour le Secrétariat aux Droits Humains d'Uruguay, ses restes ont été identifiés à partir des échantillons génétiques fournies par le Secrétariat. Ses restes ont été retrouvés à Buenos Aires, où il avait été vu pour la dernière fois en vie.
Références
↑R.D., «MECHOSO, Alberto «POCHO»; «MARTIN»», Dictionnaires international des militants anarchistes, (lire en ligne)
↑(es) Equipo de Investigación Histórica, Secrétariat aux Droits humains pour le passé récent, Detenidos desaparecidos por responsabilidady/o aquiescencia del Estado. Ficha perteneciente a MECHOSO MÉNDEZ,Alberto Cecilio., , 42p. (lire en ligne)