Alexandre-Éloy Legros
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| Alexandre Éloy Legros | |
Alexandre-Éloy Legros. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Dieppe | |
| – (7 ans, 8 mois et 26 jours) |
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| Prédécesseur | David Lanel |
| Successeur | Jules Alexandre Le Vert |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Rouen |
| Date de décès | (à 77 ans) |
| Lieu de décès | Dieppe |
| Sépulture | Cimetière de Janval |
| Nationalité | |
| Conjoint | Célinie Trasile Degrège |
| Enfants | 7 enfants |
| Profession | Entrepreneur, industriel |
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Alexandre Éloy Legros (parfois écrit Alexandre Éloi Legros ou encore Alexandre Éloy Le Gros), né le à Rouen et mort le à Dieppe, en France, est un industriel et homme politique normand. Il a notamment exercé les fonctions de maire de Dieppe au début de la Troisième République[1].
Famille et vie privée
Alexandre Éloy Legros nait le à Rouen, au sein d'une famille aisée de fabricants de « rouenneries », toiles de coton peintes typiques de la ville. En 1831, la famille s'installe à Dieppe, dans le quartier du Pollet, à proximité du domicile de l'artiste Pierre Adrien Graillon[1].
Jeune adulte, Alexandre occupe le poste de commissaire-payeur des travaux du port pour une importante entreprise de travaux publics[réf. nécessaire], chargé du contrôle des chantiers de réfection en cours. Dans ce cadre, les Ponts et chaussées lui confient la construction des murs de quais ainsi que divers travaux sur les estacades et les jetées. Cependant, il rencontre des difficultés pour s'approvisionner en briques, les usines étant éloignées et le transport coûteux. Cette situation ne le décourage pas : en 1839, il décide de créer une briqueterie provisoire pour répondre aux besoins de ses chantiers. Il découvre un gisement de craie et de glaise dans le hameau dieppois de Caude‑Côte, qui lui permet de produire des briques de qualité[1]. La construction de l'établissement débute en 1841 sur de vastes terrains qu'il a acquis dans le quartier de Janval[2].
Initialement, Alexandre n'envisage pas de poursuivre durablement son activité, mais face à une demande soutenue, il finit par se consacrer entièrement à son entreprise. En 1842, il s'installe à Eu, où il reste jusqu'en 1848, avant de revenir à Dieppe. Une fois les travaux du port achevés, il diversifie sa production en ajoutant des tuyaux, des pots de fleurs et d'autres articles en céramique. Le succès est au rendez-vous : le , il reçoit une médaille de vermeil lors de l'exposition régionale des produits de l'industrie organisée par la Société libre d'émulation, du commerce et de l'industrie de Seine-Inférieure. Dès 1855, l'usine atteint son rythme de croisière, employant 200 ouvriers pour produire entre 5 et 6 millions de pièces par an[1].
En 1856, Alexandre Legros est élu président du tribunal de commerce de Dieppe, fonction à laquelle il est réélu en 1861 puis en 1869. Le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur et devient également adjoint au maire de la ville[3].
Le , il est élu maire de Dieppe par le conseil municipal en remplacement de David Lanel, parti siéger à la nouvelle Assemblée nationale[4]. Il exerce cette fonction jusqu'en 1879. Pendant son mandat, il met en œuvre une politique de travaux publics comprenant la construction d'un brise-lames sur la jetée ouest du port, le pavage des rues, la construction d'aqueducs et la réfection du casino[1]. Le , son fils cadet, Alexandre Jean-Baptiste, lieutenant de vaisseau dans la Marine nationale, meurt soudainement à Brest alors qu'il est instructeur à bord du navire-école Borda[2].
En 1887, un cimetière gaulois est découvert dans l'enceinte de la briqueterie, révélant de nombreux vases, poteries et urnes funéraires[2].
Alexandre Legros meurt le à Dieppe. Sa briqueterie est reprise par son fils aîné, Félix[1].
Alexandre Éloy Legros épouse le , à l'âge de 27 ans, Célinie Trasile Degrège (1821-1899), de près de dix ans sa cadette. De cette union naissent sept enfants :
- Félix Legros (1840-1903), qui reprend la briqueterie familiale et épouse Blanche Bautier, fille de l'ancien maire de Dieppe Alexandre Bautier ;
- Alexandre Jean Baptiste Legros (1842-1875) : lieutenant de vaisseau dans la Marine nationale, chevalier de la Légion d'honneur et officier de l'ordre du Médjidié[5] ;
- Célinie Marie Esther Legros (1843-1884) ; morte dans l'incendie du domicile conjugal à Marseille, où son époux, Émile Allard, venait d'être nommé courtier maritime[6] ;
- Hélène Legros (1844-1931) ;
- Alfred Legros (1845-1892) ;
- Jeanne Legros (1848-1909) ;
- Flore Alexandrine Émile Legros (1859-1935).