Festival international du film de Thessalonique
festival de cinéma grec se déroulant à l'automne à Thessalonique
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Le Festival international du film de Thessalonique (grec moderne : Διεθνές Φεστιβάλ Κινηματογράφου Θεσσαλονίκης) est un festival de cinéma grec se déroulant à l'automne à Thessalonique en Grèce. Il est organisé par le Festival du film de Thessalonique, sous la tutelle du ministère de la culture grec.
| Festival international du film de Thessalonique | |
L'Olympion, le cinéma où se déroule le festival. | |
| Date de création | 1960 |
|---|---|
| Créateur | Pavlos Zannas |
| Prix principal | Alexandre d'or |
| Édition courante | Festival international du film de Thessalonique 2019 |
| Direction générale | Élise Jalladeau |
| Direction artistique | Orestis Andreadakis |
| Lieu | Thessalonique |
| Site web | www.filmfestival.gr |
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Il présente chaque année une sélection de films internationaux en compétition, ainsi que des projections hommages à des cinéastes majeurs, à des films grecs, et d'autres évènements culturels commes des masterclass, expositions, concerts et ateliers. En plus du TIFF, le festival du film organise le Festival du documentaire de Thessalonique (TDF) en Mars[1].
Histoire

Sa fondation remonte à 1960. Il s'appelait alors « Semaine du cinéma grec ». Il devint en 1966 le « Festival du cinéma grec ». En 1992, il prit son nom définitif de « Festival international du film de Thessalonique » avec une section réservée au cinéma grec[2].
En 1960, le responsable de la cinémathèque de Thessalonique, Pavlos Zannas, réussit à atteindre son but : créer un festival dans la ville. La « Semaine du cinéma grec » se déroula au cours de la foire internationale en octobre. La loi L 4 208 de l'année suivante sur le financement du cinéma grec pérennisa la manifestation.
Les nombreux prix (mise en scène, interprétation, techniques ou thématiques) s'accompagnaient de sommes d'argent suffisamment élevées pour permettre le financement d'un nouveau long métrage. Les récompenses étant distribuées par l'Etat, celui-ci pouvait orienter la production cinéma nationale, en particulier du temps de la dictature, en créant des tensions entre les cinéastes récompensés et les autres, souvent issus du cinéma d'auteur.
Les dotations financières disparurent dans les années 1980[3]. En 1960, les primes financières furent fixées à 200 000 drachmes pour le meilleur film ; 150 000 drachmes pour le meilleur producteur ; 50 000 drachmes pour le meilleur court métrage ; 20 000 drachmes chacun pour le meilleur scénario, meilleur réalisateur, meilleure photographie, meilleure musique, meilleur acteur, meilleure actrice ; 10 000 drachmes chacun pour le meilleur acteur dans un second rôle, la meilleure actrice dans un second rôle[4].
En 1966, Pavlos Zannas avait réussi à transformer la Semaine du cinéma grec, manifestation purement nationale en un festival international. La dictature des colonels mit fin à ses efforts : en 1967, le festival redevint national et Zannas est emprisonné en 1968. Après une période de contrôle par la dictature (« triomphe » de Non en 1969), le festival devint un lieu d'expression de l'opposition au régime. Ainsi, La Reconstitution (quatre récompenses au festival de 1970) marque un premier tournant. Lors de l'édition de 1972, le public commence à exprimer sa réprobation du régime. Les films victorieux (Les Fiançailles d'Anna et Jours de 36) sont vus comme des critiques. Les débats houleux lors du festival de 1973 précédent de quelques semaines les événements du 17 novembre. La politisation du festival se poursuit l'année suivante, après la chute des colonels. Au nom de la démocratisation, un « festival populaire » fut évoqué. Le climat reste tendu les deux années suivantes, pour aboutir à une scission en 1977. Cette année-là, deux festivals se tinrent en même temps dans la même ville : le festival officiel boycotté par les professionnels du cinéma et le contre-festival où Vortex ou le Visage de la Méduse fut enfin projeté[5].
En 1986, la grande loi réorganisant le cinéma grec, à l'initiative de la ministre de la Culture Melina Mercouri, restructure le festival. Cependant, l'année suivante, le public manifeste à nouveau son mécontentement, principalement contre le Centre du cinéma grec, producteur de tous les films du pays. Ses choix furent très contestés[6]. Le festival fut boycotté par vingt-trois réalisateurs grecs en 2009, pour protester contre la politique de financement par le Centre du cinéma grec[7].
Direction
Le festival est dirigé depuis par la Française Élise Jalladeau[8].
Depuis le directeur artistique du festival est Orestis Andreadakis.
Compétitions et récompenses
Le festival présente les sections suivantes :
- Compétition internationale : présente le premier ou second film de réalisateurs émergents internationaux.
- "Rencontre avec les voisins" : compétition présentant des films produits dans les régions du Sud-Est de l'Europe, et le Moyen-Orient.
- Compétition "Réalité virtuelle".
- Programme "Horizons ouverts" : Sélection de films expérimentaux et avant-gardistes indépendants.
- Festival du film grec : Un tour d'horizon des productions grecs de l'année.
- "Sondage des Balkans" : Présentation des sorties tendances dans les Balkans.
- "Ecrans jeunes" : Projections spéciales pour les familles et les enfants.
Le programme du festival inclue également des projections hors compétition, des séances spéciales et des cartes blanches.