Alfred Kühn
zoologiste et généticien allemand spécialisé dans la génétique et la physiologie de la croissance, en particulier chez les insectes (1885-1968)
From Wikipedia, the free encyclopedia
Alfred Richard Wilhelm Kühn (né le à Baden-Baden, mort le à Tübingen) était un zoologiste et généticien allemand spécialisé dans la génétique et la physiologie de la croissance, en particulier chez les insectes.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière principal de Fribourg-en-Breisgau (d) |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Conjoint |
Margarethe Kühn (d) |
| A travaillé pour |
Université Humboldt de Berlin () Université Eberhard-Karl de Tübingen Société Kaiser-Wilhelm Université de Göttingen Université de Fribourg-en-Brisgau Max Planck Institute for Biology (en) |
|---|---|
| Membre de | |
| Directeurs de thèse |
August Weismann, Johannes von Kries (en), Karl Heider |
| Personne liée | |
| Distinctions |
Médaille Harnack () Ordre Pour le Mérite pour les sciences et arts (d) Grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne |
| Abréviation en zoologie |
Kühn |
Biographie
Alfred Kühn étudie la zoologie et la physiologie de 1904 à 1908 à Fribourg-en-Brisgau. Il effectue sa thèse de doctorat, consacrée à la perception des couleurs chez les abeilles[1], sous la direction de Robert Pohl à l'institut de physique de Göttingen. Nommé en 1914 professeur surnuméraire à l'Université de Fribourg, il y épousa en 1914 Margarethe Geiges (1888–1987), fille du vitrailliste Fritz Geiges. Cette union est restée stérile[2]. En 1916, Kühn est élu membre de l'académie Leopoldina[3]. En 1918, il est nommé maître-assistant et privat-docent de l'université de Berlin puis en 1920 professeur titulaire de zoologie et de génétique à l'université de Göttingen.
Après l'arrivée au pouvoir des Nazis, Kühn publia en 1934 avec Martin Staemmler et Friedrich Burgdörfer un livre de circonstance : « Hérédité, hygiène raciale et politique démographique – Destin de l'Allemagne[4]. » En 1935, le Gauleiter du Sud-Hanovre porte sur lui cette appréciation : « ...qu’à notre avis, il fait son travail, sans se sentir pour autant lié au NSDAP[5]. » En 1937, Kühn est nommé directeur de l’Institut Kaiser-Wilhelm de Biologie à Berlin-Dahlem. Outre son activité de chercheur, il est éditeur du Zeitschrift für induktive Abstammungs- und Vererbungslehre (« Journal de systématique inductive et d'hérédité ») et conseiller scientifique pour la génétique de la revue Der Biologe, reprise en main par l'Institut d'Anthropologie raciale des SS[4]. En 1937, il est élu président de la Société allemande des chercheurs du Vivant et en 1942, membre du directoire de l'Institut Kaiser-Wilhelm.
Juste après la capitulation allemande, les autorités d'occupation lui confient sans difficultés la chaire de biologie de l'université de Tübingen[4]. De 1951 à 1958, il est directeur de l’Institut Max-Planck de biologie ainsi que professeur de Zoologie à l'université de Tübingen.