Alliance nationale pour l'accroissement de la population française

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Alliance nationale pour l'accroissement de la population française
Affiche de commandée par l'association, titrée : « Le plus grand des périls qui menacent la France est la diminution de sa natalité ».
Histoire
Fondation
Cadre
Pays
Organisation
Fondateurs

L'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française est une association française nataliste fondée en par plusieurs figures de la Troisième République, issus de différents bords politiques. Son objectif est de favoriser la natalité en France, notamment pour rivaliser avec l'Allemagne, qui connaît une forte natalité au début du XXe siècle.

L'Alliance fut fondée en par Jacques Bertillon, chef du bureau de statistiques de la ville de Paris, Émile Javal, ophtalmologiste, Charles Richet, physiologiste, André Honnorat, homme politique, ainsi qu'une centaine de sympathisants. Elle se donnait pour but de redresser la natalité française en alertant l'opinion et en faisant pression sur les acteurs politiques[1], dans un contexte où la dénatalité est considérée comme un « fléau social »[2]. Bien que d'autres associations similaires existaient, elle est considérée comme la plus influente[3],[4],[2], et sa fondation est considérée comme marquant le début du natalisme en France[5]. Contrairement aux autres associations pronatales, elle se concentre sur le plaidoyer, et apporte peu de soutien direct aux familles nombreuses[4]. Très active, elle fait rapidement des adeptes dans les milieux de la bourgeoisie cultivée (professions libérales, carrières juridiques, gens de lettres...) et infiltre ainsi les milieux parlementaires[6]. L'association publie une revue mensuelle, qui sera renommée Revue de l'Alliance nationale contre la dépopulation à partir de , afin d'élargir son audience, et imprime également des affiches et des tracts[7].

En , l'alliance est reconnue d'utilité publique par le président Poincaré[8], par décret du [9], à la suite de quoi son nombre d'adhérents augmente fortement, regroupant plus de 25 000 membres en [7].

En , la loi du prohibant toute information relative à la contraception et renforçant les sanctions contre l'avortement[10] concrétise l'action de propagande nataliste de l'alliance[7].

Membres

Elle compte parmi ses membres des personnalités de gauche telles qu'Émile Zola et Émile Cheysson, et de droite, comme les économistes Alfred de Foville et Paul Leroy-Beaulieu, et va progressivement se rapprocher des ligues de moralité telles que la Ligue pour le relèvement de la moralité publique de Paul Bureau[5]. Cette diversité est aussi vue dans les instances directrices de l'association : Jacques Bertillon était laïque et dreyfusard tandis que Fernand Boverat, le secrétaire général de à [11] et la personnalité la plus importante, est conservateur[5],[7]. Lorsqu'est créée la commission extra-parlementaire sur la dépopulation en , un membre sur cinq fait partie de l'association[6].

Revendications et idéologie

Références

Voir aussi

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