Aloïs De Beule
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Aloïs De Beule, né à Zele (Flandre orientale) le et mort à Gand le , est un sculpteur et un professeur de sculpture belge.
Aloïs De Beule, né à Zele le , est le fils de Jean-Baptiste De Beule, cordonnier, et d'Isabelle Roggeman. En 1891, il épouse Eugénie Lahousse qui lui donne cinq enfants.
Jusqu'à 23 ans, il travaille dans l'atelier de cordonnerie de son père. Il manifeste toutefois des dons artistiques ce qui le conduit à entreprendre sur le tard un formation à l'Académie Saint-Luc à Gand où il obtient en 1888 un grand prix de sculpture[1]. Il travaille ensuite dans l'atelier de Mathias Zens et Petrus Pauwels. En 1889, il crée avec son frère Émile un atelier de sculpture spécialisé dans l'art religieux de style néogothique et spécialisé dans les chemins de croix (14 modèles représentant environ 250 exemplaires commercialisés en Belgique, France et au Royaume-Uni). Pour faire face à un tel volume de commandes, il s'entoure d'un groupe de sculpteurs et d'architectes comme c'était le cas pour les ateliers néogothiques. Il a ainsi fait appel aux sculpteurs Oscar Sinea, Geo Verbanck, Louis Du Bar, Leo Sarteel, Modest Van Hecke, Achille Moortgat et Jules Vits[1],[2].

Pour l'Exposition universelle de Gand de 1913, il réalise le groupe imposant du cheval Bayard et des quatre fils Aymond qui ornait la cour d'honneur[3].

Après la Première Guerre mondiale, il se consacre à la réalisation de la statuaire remplaçant celle des monuments détruits à Ypres ainsi qu'aux monuments commémoratifs dont il exécute une vingtaine (Tournai, Binche, Mont-Saint-Amand, Ypres, Ruiselede, Evergem, Wingene, Assenede, etc.). Sa principale réalisation est le monument aux morts de Tournai[1].
Il était membre de la guilde Saint-Luc et de la guilde Saint-Joseph et professeur à l'Académie Saint-Luc à Gand.
À la suite de son décès à Gand le , il reçoît des funérailles à la cathédrale Saint-Bavon de Gand et est inhumé au cimetière de Campo Santo à Mont-Saint-Amand[4].
Sélection d'œuvres
- Chemin de croix de la cathédrale Saint-Bavon de Gand.
- Monument de la « Guerre des paysans » à Overmere, 1898.
- Monument Constance Steichman, marbre blanc, mausolée, Anvers, 1908.
- Modestie, bronze, Musée des Beaux-Arts de Gand, 1909.
- Sainte-Gudule, statue en bois doré, cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, 1912.
- Monument aux morts, bronzes, Tournai, 1922.
- Monument aux morts « La furie d'Ypres », bronze, Ypres, 1925.
- Monument de l'Indépendance, bronzes et pierre bleue, Binche, 1931.
- Buste de Prudens Van Buyse.
Hommages et distinctions
L'« Aloïs De Beulelaan » (avenue Aloïs De Beule) à Zele perpétue sa mémoire.
Les distinctions suivantes lui ont été attribuées[5] :