Afin de quantifier le degré d'altération d'une vieille météorite, plusieurs indices qualitatifs d'altération ont été appliqués à des échantillons désertiques, notamment en Antarctique.
L'échelle la plus connue du niveau d'oxydation est basée sur les effets observés dans les lames minces polies : elle va de W0 (météorite vierge) à W6 (météorite très altérée) :
- W0 : pas d'oxydation, météorite tombée très récemment (< quelques mois) ;
- W1 : oxydation très faible enveloppant les nodules métalliques et de troïlites, veines d'oxydes étroites ;
- W2 : oxydation des métaux modérée (environ 20 à 60 % sont altérés) ;
- W3 : la forme oxydée remplace la majorité des métaux (60 à 95 %) ;
- W4 : oxydation complète des métaux (> 95 %) mais aucune altération des silicates ;
- W5 : légère altération des silicates, surtout le long des fissures ;
- W6 : remplacement massif des silicates par l'oxyde et des argiles minérales.
Le Meteorite Working Group Centre spatial Lyndon B. Johnson utilise des catégories d'altération A, B, C et E pour désigner l'altération des météorites antarctiques :
- A : rouille légère ; halos de rouille sur les particules métalliques et les taches de rouille le long de fractures sont mineures ;
- B : rouille modérée ; grands halos de rouille sur les particules métalliques et taches de rouille nombreuses sur les fractures internes ;
- C : rouille importante ; particules métalliques la plupart du temps colorées par la rouille ;
- E : minéraux évaporitiques visibles à l'œil nu.