Anaclet
3e pape de l'Église catholique, de 80 à 92
From Wikipedia, the free encyclopedia
Anaclet (en latin : Anacletus) ou Clet (Cletus) ou Anenclet est, selon la tradition catholique, le troisième évêque de Rome[1], et pour les orthodoxes, le troisième presbytre de l'Église de Rome. Il succède à Lin vers début octobre 79 (ou 80) et meurt vers 91[2],[3] (ou 92)[4]. Il est fêté le .
| Anaclet Saint catholique | ||||||||
Le pape Clet, fresque de la sacristie de l'église Santa Maria Assunta, Palma le Jeune (1592–1593), Venise. | ||||||||
| Biographie | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Naissance | Vers 15 Rome |
|||||||
| Décès | Vers 92 Rome |
|||||||
| Pape de l'Église catholique | ||||||||
| Élection au pontificat | Vers 80 | |||||||
| Fin du pontificat | Vers 92 | |||||||
| ||||||||
| .html (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | ||||||||
| modifier |
||||||||
Linguistique
Biographie
Son nom même est sujet à caution : on ignore s'il se nommait Cletus, Anacletus ou Anencletus. On connaît de manière certaine l'existence d'un personnage nommé Anacletus, abrégé d'ordinaire en Cletus, qui mourut en martyr[6] au cours de la persécution de Domitien sans doute entre 88 et 96.
Eusèbe de Césarée[7], Irénée de Lyon[8] et Augustin d'Hippone affirment qu'Anaclet et Clet ne furent qu'une seule et même personne. En revanche, le Catalogus Liberianus (354) et le Liber pontificalis distinguent deux personnes différentes, « dédoublement erroné[2] ».
Ce Liber pontificalis « lui [à Clet] attribue anachroniquement l'institution d'un collège presbytéral romain de vingt-cinq membres[2] » : c'est le seul fait susceptible de lui être rattaché.
Ce même Liber pontificalis « fait abusivement de Clet un martyr[2] », il est considéré comme saint par l'Église catholique[9] et par l'Église orthodoxe. Sa fête est fixée au d'après le Martyrologe romain[10].
Au IXe siècle, le Pseudo-Isidore, auteur des Fausses décrétales, « forgea trois lettres qu'il mit sous le nom d'Anaclet[2]. »