Il entre en service le , comme soldat au 38e régiment d’infanterie de ligne, et il se fait remarquer lors du siège de Genève en 1782. Il devient caporal le , sergent le , et il est congédié par ancienneté le .
Par suite de l’amalgame du , il passe à la 11e demi-brigade d’infanterie légère, et le , à la bataille de Kaiserslautern, encerclé par plusieurs escadrons ennemis qui le somment de se rendre, il parvient avec son bataillon à se faire un chemin à la baïonnette, et à rejoindre son régiment avec les 300 hommes qui lui restent. Lors du combat, il est atteint de 2 coups de sabre à la tête. Le , son régiment devenu 10e demi-brigade d’infanterie légère lors du deuxième amalgame, il prend le commandement des tirailleurs lors de la bataille de Biberach le . Après les avoir conduits à travers bois, jusqu’à la lisière où se trouvent plusieurs bataillons ennemis, il les charge à la baïonnette, et met le plus grand désordre dans ses rangs. Il reçoit à cette occasion une balle qui lui traverse la cuisse gauche.
En l’an VI et en l’an VII, il fait les guerres aux armées d’Angleterre et du Danube. Le , il passe dans la 11e demi-brigade d’infanterie légère de nouvelle formation, avec laquelle il fait la campagne d’Italie, et il est nommé chef de brigade le de la 26e demi-brigade de ligne.
Le , il prend le commandement de la 3e demi-brigade d’infanterie légère, et il fait avec ce corps les guerres de l’an IX à 1807, en Italie. Du au , il commande la ville et le fort de Gavi en Ligurie, assiégés par les Austro-Sardes, et il défend vaillamment ces deux postes confiés à sa garde, contre des forces supérieures en nombre, malgré le manque de vivres et de munitions.
Le , donataire d’une rente de 500 francs sur le Monte Napoléone.
Sources
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 3, Bureau de l’administration, , 529p. (lire en ligne), p.321.