Élu, le , député de la noblesse de la sénéchaussée de Marseille aux États généraux, il siège à droite. Il est un des 14 rédacteurs de projets de déclaration des droits de l'homme, et propose un texte mettant en parallèle droits et devoirs. Il se rend, le , à Versailles, pour défendre le roi, demande () qu'aucun député actuel ne fût ni électeur ni éligible dans les prochaines assemblées, vote () la suppression du privilège de la Compagnie des Indes, présente () un projet tendant à conférer au roi seul le droit de paix et de guerre, parle plusieurs fois sur l'organisation de l'armée, et est commissaire () pour la prestation du serment des troupes.
Il publie plusieurs mémoires sur Marseille dont en 1790 "Mémoire pour la franchise du port, de la ville et du territoire de Marseille; rédigé par M. de Sinety, député de la ville de Marseille, approuvé par la députation..."
Après l'Assemblée constituante, il disparait de la scène politique. Président et secrétaire perpétuel de l'Académie de Marseille, membre du conseil d'agriculture, arts et commerce des Bouches-du-Rhône, de la société de l'Afrique intérieure et de la goguette de la Société des Troubadours de Marseille, il a publié: l'Agriculteur du midi, des dissertations et des éloges dans le recueil de l'Académie de Marseille, et quelques pièces de vers dans le recueil de poésies de la Société des Troubadours de Marseille.
Bibliographie
«Sinety (André-Louis-Esprit, comte de)», dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXesiècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].