Annie Thébaud-Mony

From Wikipedia, the free encyclopedia

Annie Thébaud-Mony
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (81 ans)
NantesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction
Prix Prescrire (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Prise de parole d'Annie Thébaud-Mony, lors de l'inauguration de la stèle devant l'OMS, Genève

Annie Thébaud-Mony, née le [1], est une sociologue française du travail et de la santé, directrice de recherche honoraire à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Elle consacre l'essentiel de ses recherches sur les liens entre choix productifs et les maladies professionnelles et en particulier sur les obstacles à la prévention des cancers liés à l’environnement et aux conditions de travail[2].
Son travail associatif repose sur l'invisibilisation du travail dans les causes de nombreuses pathologies, ce qui omet la responsabilité du travail et donc de l’employeur dans le développement de nombreux cancers[3]. Elle a joué un rôle-clé dans le dossier du scandale de l'amiante.

Vie privée

Annie Thébaud-Mony est née à Nantes en 1944, dans une famille nombreuse. Sa mère est au foyer et son père est commerçant. Elle fait sa scolarité en institution catholique[4].
Elle est mère de trois enfants[réf. nécessaire].
Henri Pézerat, directeur de recherches au CNRS, toxicologue, lanceur d'alerte, décédé en 2009 fut son compagnon.

Formations

Elle choisit la sociologie, à l'Université de Nantes, pensant pouvoir 《changer la société》. Elle a comme professeur Jean-Claude Passeron.
En 1968, elle part au Brésil et étudie la connivence entre la dictature militaire et les multinationales, ayant permis le "miracle économique brésilien" au détriment des travailleurs.
En 1981, elle soutient sa thèse d’État à l’Université Paris-Descartes sur la tuberculose en Algérie[4].

Carrière scientifique

En 1983, elle entre à l'Inserm.
Elle est directrice de l'unité Inserm GISCOP93 (Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle) à l'Université Paris 13[5].
Elle est responsable scientifique d'un programme de sociologie comparée de la production de connaissances en santé au travail : France, Brésil, Québec, Japon (ANR)

Fonctions associatives et de défenses des travailleurs

En 1995, elle crée, avec Henri Pézerat et Patrick Herman (lanceur d'alerte sur l'amiante), l'association Ban Asbestos France[6], association française s’occupant des risques engendrés par l’amiante, dont elle reste porte-parole[7].
Elle préside l'association Henri Pézerat : santé, travail, environnement

Distinction

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI