Sekhemrê-Herouhermaât Antef
pharaon égyptien de la XVIIème dynastie
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Sekhemrê-Herouhermaât Antef, nommé Antef V, VI ou VII ou VIII selon les égyptologues, est un roi de Thèbes de la XVIIe dynastie.
| Sekhemrê-Herouhermaât Antef | |
Cercueil royal de Sekhemrê-Herouhermaât Antef (XVIIe dynastie) - Musée du Louvre | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIIe dynastie |
| Fonction principale | Pharaon |
| Prédécesseur | Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa ou Noubkheperrê Antef |
| Successeur | Noubkheperrê Antef ou Senakhtenrê Iâhmes |
| Famille | |
| Père | Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf ? |
| Mère | Noubkhâes II ? |
| Fratrie | ♂ Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa ? ♂ Noubkheperrê Antef ? |
| Sépulture | |
| Nom | Tombe de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa |
| Type | Tombeau |
| Emplacement | Dra Abou el-Naga |
| Date de découverte | 1850 |
| Objets | Cercueil style richi |
| modifier |
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Attestation
La seule attestation du roi est son cercueil découvert dans la tombe de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa découverte vers le milieu du XIXe siècle à Dra Abou el-Naga ; le cercueil est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre (E 3020)[1],[2].
Famille
Claude Vandersleyen lui donne comme frères les rois Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa et Noubkheperrê Antef[3]. Si cette théorie est juste, alors ses parents devaient être probablement le roi Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf et la reine Noubkhâes II, probable parents des deux autres rois Antef[4],[5],[3],[6],[7],[8].
Position chronologique
Le roi, tout comme les deux autres roi Antef, ont toujours été considérés comme étant des rois de la XVIIe dynastie ; cependant, l'ordre chronologique de ces rois fait l'objet de débats entre égyptologues. On peut distinguer deux phases dans ces études : celles considérant une vision « longue » de la XVIIe dynastie, publiées principalement avant 1997, et celles considérants une vision « courte » de la XVIIe dynastie, publiées depuis l'étude de Kim Ryholt en 1997. De plus, de nouvelles fouilles archéologiques depuis la fin des années 1990 dans la nécropole royale de Dra Abou el-Naga (à l'ouest de Thèbes, non loin de Deir el-Bahari) apportent de nouveaux éléments sur cette période.
Dans la vision « longue » de la XVIIe dynastie, le roi a été placé en général à la fin de la dynastie, en tant que successeur de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa par Jürgen von Beckerath (1964[9] et 1999[10]) et Detlef Franke (1988)[11] qui le nomment Antef VII, Noubkheperrê Antef étant placé pour ces deux égyptologues au début de la dynastie, mais aussi par Aidan Dodson (1991), mais avec Noubkheperrê Antef entre les deux rois[12]. Hans Wolfgang Helck (1992)[13] le plaçait quant à lui plutôt en premier parmi les trois Antef, et le nomme donc Antef V. Enfin, de manière plus marginale, William Christopher Hayes (1973) et Claude Vandersleyen (1995) ont placé le roi au début de la dynastie : pour Hayes, qui le nomme Antef VII, il est placé en tant que successeur immédiat de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, tandis que Noubkheperrê Antef était placé au début de la dynastie (soit une proposition d'ordre chronologique complètement inversée par rapport à von Beckerath)[14] ; pour Vandersleyen, qui le nomme Antef V, les deux autres Antef sont placés à la fin de la dynastie, Sekhemrê-Herouhermaât Antef étant donc isolé parmi les trois Antef[15].
Dans la vision « courte » de la XVIIe dynastie (soit plus ou moins la seconde moitié de la version « longue »), le roi est placé en troisième position parmi les trois Antef par Kim Ryholt (1997) qui le nomme Antef VIII[2],[note 1] et Daniel Polz (2007) qui le nomme Antef VII[16] et en deuxième position en tant qu'Antef VI par Franke (2008)[17], Vandersleyen (2010)[18] et Julien Siesse (2015[19] et 2019[20]).
Écriture du nom de Sa-Rê
Le nom de Sa-Rê du roi est écrit sur son cercueil avec la graphie : Antef-Âa. Claude Vandersleyen pense que ceci est une erreur. Le cercueil en question a été retrouvé dans la tombe de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa et ses noms de Nesout-bity et de Sa-Rê y étaient inscrits mais par des mains différentes : le nom de Sa-Rê est inscrit soigneusement et celui de Nesout-bity est écrit grossièrement et de travers avec de la peinture noire. De plus, le hiéroglyphe M17, présent dans le nom de Sa-Rê de Noubkheperrê Antef mais absent de celui de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, est également présent dans celui de Sekhemrê-Herouhermaât Antef. Le hiéroglyphe O29, inscrit verticalement et signifiant « le grand » (âa), est présent dans le nom de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa et absent dans le nom de Noubkheperrê Antef, il est également présent dans le nom de Sekhemrê-Herouhermaât Antef mais en surcharge sur le hiéroglyphe M17. Claude Vandersleyen suppose donc que pour identifier le roi, le hiéroglyphe O29 a été inscrit en plus pour le distinguer de Noubkheperrê Antef, puis après, lorsque son cercueil a été placé dans la tombe de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, son nom de Nesout-bity a été inscrit en plus et de manière peu soigneuse pour le distinguer de ce roi. Ainsi, son nom de Sa-Rê devrait être écrit comme celui de Noubkheperrê Antef[21].
Règne
Sekhemrê-Herouhermaât Antef eut probablement un règne très court et n'est attesté que par son cercueil ; des trois Antef, il est par ailleurs le seul à ne pas avoir de tombe propre, ayant été enterré dans la tombe d'Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa.
Sépulture
En 1850 le tombeau de Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, dans lequel se trouvait le cercueil de Sekhemrê-Herouhermaât Antef, est découvert par des fouilleurs clandestins qui s'emparent de son contenu et en dispersent les objets de valeurs. En 1854, Auguste Mariette parvient à récupérer le cercueil en bois peint du roi. Ce dernier est désormais conservé au Musée du Louvre[1].