Antonius Hulsius
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| Recteur de l'université de Leyde |
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Université de Leyde ( - Université de Leyde (à partir du ) Université de Leyde |
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| Maître |
Nicolas Vedel (d) |
Anton Hüls, dit Antoine ou Antonius Hulsius, né sur la fin de 1615 à Hilden et mort le à Leyde, est un philologue et théologien protestant allemand.
Fils d’Anton Hulsius et de Catharina von Venne, son frère Wilhelm la emmené, après la mort de sa mère, à Wesel, où il fit ses premières classes. De là, il passa, en 1635, à l’École Illustre de Deventer (nl) où, sous la direction de Nikolaus Vedelius (d), il fit de grands progrès dans les langues orientales et la théologie. En 1636, il fuit l’épidémie de peste à Deventer et voyage à Paris, Londres, Cambridge et Oxford, où il étudie les langues locales et continue à développer le reste de ses compétences. Il fit un séjour considérable à Genève où il entreprit, en 1638, des études à l’académie de Genève, résidant chez Friedrich Spanheim l'Ancien et tenant ses premiers sermons à l’église locale allemande.
En 1640, il revint en Hollande où il poursuivit ses études à l’université de Groningue en 1642 et à l’université de Leyde en 1643. Après une première activité à Amsterdam, il devint pasteur de la communauté française de Breda, participant avec dévouement à la construction de l’église. En 1644, il fut élu ministre à Breda, où il exerça son ministère 25 ans entiers, et reprit la chaire de langues à l’École Illustre où il devait devenir recteur de la Latijnse School (nl), en 1663.
À Breda il rédigea, en 1650, sa première œuvre, le Nomenclator biblicus hebraeo-latinus. Après d'autres ouvrages de théologie, il participa aux synodes de Middelburg de , de Naarden de et de Haarlem d’. En traitant avec les représentants des autres religions, il se distingue toujours plus de représentants de l’aile orthodoxe de la théologie réformée aux Pays-Bas. Dans le débat avec les représentants des autres courants de foi, il se distingue de plus en plus comme représentant des théologiens orthodoxes réformés néerlandais. Sa confrontation avec le mystique séparatiste piétiste Jean de Labadie, notamment, est à souligner.
Le , Spanheim le fit nommer régent du collège flamand des États de Hollande à l’université de Leyde, où on élevait les jeunes gens se destinant au Ministère, et où le Régent devait leur faire des leçons de théologie, et veiller sur leur conduite. À cette charge, on joignit, le , la chaire de professeur d’hébreu puis, le , celle de théologie et d’hébreu, emplois dont il s’acquitta avec beaucoup de zèle, d’assiduité et de succès, non toutefois sans chagrin à cause des médisances et des pièces satiriques qu’on publia contre lui. Ses dernières années ont été principalement marquées par des controverses avec Johannes Cocceius et Abraham Heidanus. La postérité a reconnu l’importance de ses travaux en grec et en hébreu. Il a également participé à l’organisation de l’université de Leyde, dont il a été doyen de la faculté de théologie en 1680 et, de 1683 à 1684, recteur de l’Alma Mater. À sa mort, son oraison funèbre fut prononcée par Friedrich Spanheim le Jeune.
D’Agnes Elisabeth Rumpf, fille du médecin Christian Rumpf (1580, Laasphe-, La Haye) et d’Agneta de Spina, qu’Hulsius avait épousée en à la Haye, il eut dix enfants. Des quatre fils à avoir survécu, Willem est devenu curé à Vlissingen, Paul curé à Middelburg et professeur de théologie à Groningue, Johannes curé à Oost-Souburg et Adrian Kaufmann à Vlissingen.