Architecture de l'Amérique coloniale

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La maison de la sorcière ou maison de Jonathan Corwin, à Salem (Massachusetts), est typique du style primitif de Nouvelle-Angleterre.

L’architecture coloniale américaine — métonymie pour architecture coloniale des futurs États-Unis — désigne essentiellement cinq styles bien distincts de l'ère coloniale (c'est-à-dire depuis les premiers colons européens jusqu'à la guerre d'Indépendance étatsunienne) : le style post-médiéval anglais, les styles coloniaux néerlandais, français et espagnol, et le style georgien[1]. Après la guerre d'indépendance, l'architecture georgienne se dépouille de son ornementation et, tout en conservant les canons du palladianisme, évolue vers un genre plus sévère et monumental, le style fédéral.

Plimoth Plantation, un musée vivant de Nouvelle-Angleterre, est une reconstitution de la colonie de Plymouth.

L'architecture des Treize Colonies porte l'empreinte des techniques et des styles d'Europe occidentale à l’Époque moderne. En Nouvelle-Angleterre, les maisons coloniales remontant au XVIIe siècle étaient essentiellement en bois, avec une structure inspirée de celle des comtés du sud-est de l'Angleterre. Les constructions sommaires de Nouvelle-Angleterre se divisent en deux catégories : le chalet dit saltbox (salière) et les chalets en planches du Cape Cod, où les Pères pèlerins se sont établis.

Les chalets dits en saltbox se caractérisent par un toit à double pente : une forte inclinaison de la toiture en façade, couvrant deux étages, et une inclinaison moindre à l'arrière, retombant sur une extension du rez-de-chaussée. La cheminée se trouve au centre et permet de distribuer la chaleur dans la plupart des pièces : ces constructions frustes et robustes étaient à la portée des outils des premiers colons[2].

Les maisons du style Cape Cod, à plan rectangulaire, sont les plus courantes au début du XVIIe siècle parmi les colons de Nouvelle Angleterre[3]. Les premières maisons de la vallée de l'Hudson, de Long Island et du nord du New Jersey reflètent un type de construction courant à l'époque aux Pays-Bas et dans les Flandres : le mélange de pierre et de brique s'y démarque nettement des chalets en bois de Cape Cod. Dans le Maryland, la Virginie, et les Carolines, on retrouve un style différent, dit Southern Colonial, qui se caractérise par de grandes cheminées s'élevant au centre des deux pignons : d'une part, des maisons dont le rez-de-chaussée comporte deux pièces (vestibule et salle principale) ; d'autre part, des maisons à couloir central. Dans la Vallée du Delaware, les colons suédois ont introduit le chalet en rondins. Par la suite (après 1681), un style parfois appelé « colonial de Pennsylvanie » est apparu, qui incorpore des influences de l'architecture géorgienne ; quant au style Pennsylvania Dutch, apporté par les immigrants alémaniques du XVIIIe siècle adeptes de l’anabaptisme, il subsiste dans certaines vallées du sud-est de la Pennsylvanie[4].

Le Chalet suédois (vers 1640–1650), édifice classé de Drexel Hill, dans le faubourg d'Upper Darby (Pennsylvanie), est sans doute l'un des plus vieux des États-Unis.

Les autres constructions anciennes des États-Unis reflètent les traditions architecturales des autres puissances coloniales actives en Amérique du Nord : le style de Louisiane est désigné comme « colonial français » ; le style colonial espagnol (Floride, Louisiane, Nouveau Mexique, Texas, Arizona et Californie) rappelle plusieurs motifs de la Renaissance en Espagne et de l'architecture baroque vivace au Mexique[4].

Classification

Notes et références

Voir aussi

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