Anna's Archive

agrégateur et moteur de recherche de ressources des bibliothèques clandestines en ligne From Wikipedia, the free encyclopedia

Anna’s Archive est un agrégateur de bibliothèques clandestines et un moteur de recherche créé par un collectif sous le pseudonyme de « Anna »[1]. Elle a été fondée en réponse directe aux efforts des autorités pour fermer la Z-Library en 2022[2],[3],[4],[5]. Elle se présente comme un projet visant à « cataloguer tous les livres existants » et à « suivre les progrès de l'humanité pour rendre tous les livres facilement disponibles sous forme numérique »[6].

DescriptionBibliothèque de livres et articles scientifiques.
SloganLa plus grande bibliothèque vraiment ouverte de l'histoire humaine.
Faits en bref Adresse, Description ...
Logo.
Logo d’Anna’s Archive.

Page d'accueil de L'Anna’s Archive au 30 juin 2024.
Page d'accueil de L'Anna’s Archive au 30 juin 2024.

Adresse
Description Bibliothèque de livres et articles scientifiques.
Slogan La plus grande bibliothèque vraiment ouverte de l'histoire humaine.
Commercial non
Écrit en Python, Bourne-Again shell
Publicité non
Type de site Moteur de recherche, Bibliothèque numérique, Partage de fichiers
Langue Multilingue
Inscription Facultative et gratuite.
Propriétaire Anna Archivist
Créé par Anna Archivist, Pirate Library Mirror
Lancement
Revenus Dons et adhésions.
État actuel En activité par l’intermédiaire de domaines miroirs régulièrement modifiés et mis à jour.
Fermer

Anna’s Archive est un ensemble de miroir des bibliothèques fantômes Library Genesis, Open Library, Sci-Hub et Z-Library et a moissonné en intégralité le catalogue de la bibliothèque en ligne WorldCat ainsi que la base de données de livres numérisés Duxiu[7],[8],[9]. Anna's Archive indique qu'elle n'héberge pas de documents protégés par le droit d'auteur et qu'elle indexe uniquement les métadonnées déjà accessibles au public. Les documents résident sur des serveurs privés et particuliers qui hébergent des nodes, des torrent, et sur le réseau IPFS.

,Au , Anna's Archive contient 61 654 285 livres et 95 687 150 articles. Elle affirme avoir archivé environs 10% de l'ensemble des ouvrages littéraires disponibles.

Site Web

Le code source et les données de Anna’s Archive sont entièrement open source[10]. Les collections sont préservées en masse à l'aide de BitTorrent et IPFS afin de rendre le site résistant aux pertes de données et aux censures. Le site propose deux méthodes pour télécharger les fichiers. La première méthode n'est disponible uniquement que pour les membres ayant souscrit à un abonnement contre donation et qui permet de télécharger plus rapidement; tandis que la seconde qui disponible pour tous propose un téléchargement par serveur lent et requiert la vérification du navigateur par un CAPTCHA afin d'éviter le scraping[11].

En , l'adresse en .org est supprimée, deux nouveaux domaines sont aussitôt réservés, le .pm, et .in[12].

Histoire

Anna’s Archive est fondée par l'équipe d'archivistes anonymes Pirate Library Mirror en réponse directe aux efforts des autorités américaines pour fermer le site Z-Library en 2022[13].

Le , Anna indique sur son blog avoir acquis une copie de Duxiu, une base de données de livres chinois numérisés[14]. Les données sont publiées sans sanctions le [15]. Le est publié sur le blog officiel qu'une étape importante venait d'être franchi : l'ensemble des données provenant de sources chinoises sont publiées librement. Un total de 25 sources de documents et de littérature différentes sont intégrées au reste de la base de données assemblée de Anna's Archive[16].

En , Anna's Archive annonce avoir constitué une archive de la quasi-totalité du catalogue de Spotify, qui comprend les métadonnées de 256 millions de titres et 86 millions de fichiers audio, ce qui représente 99,6 % des écoutes sur la plateforme. Le site met cette archive à disposition en téléchargement gratuit et justifie cette action par sa mission de préservation du patrimoine culturel numérique. Spotify confirme enquêter sur cet accès non autorisé et précise qu'un tiers a contourné les protections DRM pour accéder aux fichiers audio[17],[18],[19].

Rôle et collection

Collection et littérature scientifique

Les études menées pour quantifier Anna's Archive indiquent une couverture pouvant s'élever à 87% des références bibliographiques de littérature scientifique. Cette vaste base de données place le site en troisième position des ressources documentaires derrière Google Scholar à 95 % et OpenAlex à 90 %.

William H Walters souligne que la richesse de ce répertoire s’explique en partie par la méthodologie employée par Anna’s Archive qui indexe de manière exhaustive toute publication se trouvant sur internet, au contraire des publications institutionnelles qui opèrent une sélection bibliographique parfois rigoureuse afin de satisfaire leur exigence de qualité de ligne éditoriale et la cohérence de leur fond de parutions.

Walters questionne le modèle des recueils de parutions conventionnels en licences fermées comme EconLit qui d’après lui, malgré le prestige historique de ces institutions, apparaissent lacunaires et difficilement accessibles au regard du catalogue intégralement consultable des Anna Archives[20].

L'étude analyse également les mécanismes d'accès aux publications scientifiques de différentes plateformes. Trois types d'accès aux documents sont identifiés : l'accès aux registres bibliographiques, l'accès aux textes sous une forme incomplète ou non éditée (comme les manuscrits), et l'accès aux articles édités et publiés dans leur intégralité. Les articles en accès libre sur des plateformes en ligne comme Google Scholar couvrent une plus grande portion des références bibliographiques, et pratiquement trois quarts de ces références sont consultables dans leur version intégrale, et les plateformes comme Anna's Archive proposent davantage d'articles édités en intégralité que n'importe quel autre type de collection[21].

Ces bibliothèques sombres gratuites se révèlent importantes pour les étudiants de pays en voie de développement (Sud global), ainsi qu'aux chercheurs de programmes peu financés des pays du Nord. En effet l'accès à la littérature scientifique pour les universités des pays en voie de développement est un enjeu crucial. Pour un pays comme l'Inde qui dispose de plus de 900 universités et 40 000 facultés, seule une petite partie d'entre elles disposent d'un accès suffisant aux publications scientifiques. Dans ce contexte, les plateformes comme Google Scholar et les bibliothèques sombres comme Anna's Archive sont utilisées pour accéder à des articles dans leur intégralité via un portail unique, gratuitement et librement[22].

L'écosystème des Bibliothèques Sombres

Anna's Archive se place comme un agrégateur de « bibliothèques sombres » shadow libraries »), définies comme des « systèmes alternatifs permettant un accès non autorisé à de vastes collections de savoirs et de contenus de recherche » ou plus directement « fonds illicites de littérature » ; parfois qualifiées de « black open access » ou « accès ouvert noir » ; et constituent une infrastructure contre institutionnelle face aux collections et publications commerciales historiques[23].

La librairie, par son infrastructure ainsi que par son modèle d'accès libre, remet en question le modèle d'exclusion des librairies institutionnelles, et propose une nouvelle gestion des métadonnées et de la préservation des sources documentaires. Anna's Archive met à disposition un système d’agrégation et de décentralisation, par exemple par l'utilisation de partage pair-à-pair via les torrents ou le système de partage de fichiers décentralisé InterPlanetary File System, qui vient interférer avec les modèles de publication en sources closes et payantes, et au delà de son aspect polémique et des considérations éthiques, questionne les utilisateurs individuels ainsi que les institutions académiques et les éditeurs au sujet du copyright et de la propriété intellectuelle[23.1].

Anna's Archive fonctionne comme une base de données distribuée, libre et décentralisée de bibliothèques sombres opérant en dehors des cadres juridiques classiques. Ce modèle permet la maintenance, l'archivage et la garantie de l'intégrité et de la survie des fonds documentaires par la réplication à large échelle de copies des bases de données issues des bibliothèques sombres. Le projet apporte ainsi une forme de réponse aux préoccupations autour de la permanence des documents et de l'accès à long terme, c'est à dire de l'archivage des publications sous forme numérique qui, contrairement à leur équivalent édités sur copies physiques, ne sont pas propriétaires du contenu des articles publiés mais disposent d'une licence de publication temporaire dont le renouvellement demeure à la discrétion des détenteurs des droits. Zakayo Kjellström compare cette infrastructure à des initiatives institutionnelles similaires comme LOCKSS Lots of Copies Keep Stuff Safe », pouvant se traduire comme « de nombreuses copies préservent les choses ») de l'université de Stanford et Sun Labs. Anna's Archive et ses dépôts constituent une « écologie des bibliothèques sombres » qui, ensemble, parviennent à sécuriser et garantir l'accès des fonds documentaires[24],[25].

Légitimité technologique et infrastructure

légitimité et résilience

Le projet Anna's Archive étant privé de protections légales, il doit justifier son existence et avancer un modèle qui apparaît légitime et techniquement viable aux yeux de ses usagers et des organismes académiques. Dans son analyse, Ian Dunham identifie trois formes de légitimation qui assurent l'autorité de la plateforme : « utilité pragmatique, justification morale, et normalisation cognitive » [24.1]. Il ajoute que la plateforme accède à une « légitimité communautaire » supplémentaire, qu'il décrit comme le « processus interne par lequel une plateforme transforme son audience en collectif autonome » [24.2]. La plateforme doit également montrer une résilience et une capacité à survivre aux sanctions légales pour convaincre ses usagers de s'investir et d'inclure la plateforme dans leur routine. Dunham avance que la plateforme parvient à ces objectifs par son infrastructure technologique et la « performance continue de sa légitimité » . L'infrastructure technique est décrie non seulement comme une nécessité technique, mais aussi comme une prise de position politique et épistémique [24.3].

La première forme de légitimité, la légitimité pragmatique, est acquise par la capacité à garantir un accès fiable au contenu, par la disponibilité des serveurs, les temps de téléchargement, et la richesse de ses collections. La légitimité morale se construit par le positionnement idéologique et le discours accompagnant le projet, qui le présente comme une réponse contre institutionelle aux échecs d'un système qui est présenté comme un marchand d'accès à la littérature et indigne de confiance pour l'achivage et la conservation des ouvrages[24.4]. La légitimité cognitive s'effectue selon l'auteur par l'intégration de l'utilisation de Anna's Archive dans les routines et les méthodes de travail, en délivrant une expérience utilisateur qui se veut agréable et pratique : le portail unique pour accéder à plusieurs librairies sombres, la question de la performance du moteur de recherche, la facilitation du téléchargement qui se fait en peu de clics, tous ces éléments contribueraient à normaliser les archives pour s'installer comme une habitude dans le processus de recherche[24.5].

Intelligence artificielle et souveraineté des données

Dans un contexte ou les ensembles de données compilés à partir des sources disponibles sur le net sont utilisés pour nourrir et entraîner les modèles d'intelligence artificielle (LLM), l'accès des I.A aux métadonnées des Anna's Archive et des librairies sombres interroge le public comme les experts. Certaines personnalités publiques et institutions se prononcent contre ce type d'utilisation par les extracteurs de données et demandent une restriction ou une interdiction de l'accès. Cependant, cela implique que les données ne sont plus complètement ouvertes et pose de nouvelles questions sur la souveraineté des données, les critères d'accès à celles ci et l'autorité qui prendrait ces décisions [26],[27].

Dunham analyse que c'est le succès de la plateforme auprès de ses usagers et la légitimité acquise par son infrastructure qui en font justement une cible privilégiée des extracteurs de données de l'industrie de l'intelligence artificielle. Les fonctions développées pour améliorer l'expérience des utilisateurs deviennent finalement des opportunités pour le développement des I.A[24.6] .

Cette infrastructure permet à Anna's Archive d'acquérir une résilience face aux sanctions légales qui rendent hors service les portails d'accès : le moteur du système continue de fonctionner à travers les torrents et l'IPFS, même si les façades pour y accéder sont détruites[24.1].

Motivation

Les volontaires derrière l'Anna’s Archive ont affirmé que leur objectif était de "cataloguer tous les livres existants" et de "suivre le progrès anthropique d'accessibilité envers ceux-ci de manière numérique"[28]. Ce projet a été décrit comme une continuité et une expansion d'autres librairies alternatives afin d'en créer une "version universelle" qui préserverait le plus de livres possibles. Cette position prend part dans ce qui est interprété comme une croissance d'une "culture de méfiance envers les entreprises, institutions, gouvernements et lois... qui ont peut-être débuté avec la crise financière de 2008 et les mouvements d'Occupy Wall Street" qui précédaient la décentralisation des technologies.

Anna a justifié leur opposition aux droits d'auteur sur des bases éthiques, affirmant qu'ils "pens[ent] que préserver et héberger ces fichiers est moralement juste"[29] et qu'eux et d'autres librairies tierces étaient convaincues que "l'information se veut libre"[30]. Ils suggèrent une réforme sur les droits d'auteur dans un but de sécurité nationale, en proposant que les pays de l'Ouest créent des exceptions pour le text mining afin de rester compétitifs dans la course à l'IA.

Anna cite Aaron Swartz, programmeur et activiste, comme inspiration pour le projet initial de collection[31].

Litiges

États-Unis

Le , Anna's Archive aurait moissonné la plus grande base de données de métadonnées de livres au monde WorldCat. L'Archive d'Anna affirme que ce web scraping « marque une étape majeure dans le recensement de tous les livres du monde » et qu'elle leur permet de « travailler à la création d'une liste de tous les livres qui doivent encore être préservés »[32]. En réponse à ce web scraping, le site est poursuivi en justice le par OCLC, l'un des gestionnaires de WorldCat[33]. OCLC affirme que ce web scraping est le résultat de cyberattaques sur ses serveurs et que l'Archive d'Anna permet le téléchargement public des données récupérées. Lors du procès, le seul mis en cause connu nie toute implication de l'Archive d'Anna dans le moissonnage des données ou dans le piratage de WorldCat.

Selon OCLC, environ 2,2 téraoctets de données auraient été extraits de la base WorldCat à l’aide d’identifiants réservés à ses membres. L’organisation accuse le site d’avoir violé ses conditions d’utilisation et d’avoir perturbé ses systèmes, évaluant ses pertes à plus de 68 millions de dollars d’investissement en infrastructure et développement[34].

En , OCLC a demandé un jugement par défaut contre l’Archive d’Anna, réclamant plus de 5,3 millions de dollars de dommages et une injonction permanente interdisant tout accès futur aux données de WorldCat[35]. L’équipe des Archives d’Anna n’a pas répondu publiquement à la procédure et a continué d’opérer sous anonymat.

À la suite de cette affaire, le , le miroir .org a commencé à rediriger vers le miroir .gs[36]. Le , Anna a signalé sur son sous-reddit que le miroir .gs ne fonctionnait pas[37],[38], et qu'il fallait utiliser le miroir .se ou le nouveau miroir .li en remplacement. Le miroir .org a également cessé de rediriger.

En , le tribunal fédéral de l’Ohio a suspendu la procédure et a transmis plusieurs questions de droit à la Cour suprême de l’État, notamment sur la légalité du scraping de données publiques et la validité des clauses contractuelles interdisant ce type d’accès sans consentement explicite[39]. Cette étape pourrait établir un précédent aux États-Unis sur la collecte automatisée de métadonnées.

En , la seule personne mise en cause a été retirée de la procédure à la demande conjointe des parties, après avoir nié toute affiliation avec l’Archive d’Anna. Le procès se poursuit désormais uniquement contre l’entité du site elle-même[40].

Italie

Le , l’agence italienne des télécommunications AGCOM a ordonné aux fournisseurs d’accès à Internet de bloquer l’accès à l’Archive d’Anna, à la suite d’une plainte déposée par l’Associazione Italiana Editori (AIE), représentant environ 90 % du marché éditorial italien. L’enquête des services numériques a confirmé que plusieurs ouvrages signalés par l’AIE étaient accessibles sur le site. L’opérateur du projet étant resté anonyme, les autorités ont identifié un hébergeur probable basé en Ukraine. L’ordonnance a imposé un blocage DNS sous 48 heures et a prévu une mesure dynamique visant à bloquer tout futur nom de domaine lié au site[41]. Anna a conseillé à ses utilisateurs de recourir à un VPN ou au réseau Tor pour contourner la mesure.

Pays-Bas

À la suite d'une requête de l'organisation anti-piratage BREIN, le tribunal de district de Rotterdam a décrété en la fermeture de l’Archive d’Anna et de Library Genesis[42]. Ces plateformes sont perçues comme des bibliothèques fantômes diffusant largement des œuvres soumises au droit d'auteur. La directive oblige les fournisseurs d'accès à Internet néerlandais à limiter l'accès aux domaines visés et prévoit un blocage dit dynamique, qui autorise l'intégration automatique de nouveaux noms de domaine ou adresses IP en cas de changement d'hébergement des sites. Google a aussi consenti à exclure les domaines ciblés des résultats de recherche consultables depuis les Pays-Bas[43].

Belgique

En , le tribunal de commerce de Bruxelles a rendu un jugement unique en faveur de plusieurs associations professionnelles parmi lesquelles l’Adeb (Association des éditeurs belges), la SCAM (Société civile des auteurs multimédia), Copiebel (organisme de gestion collective des éditeurs francophones), Librius Gewu le GAU (Groep Algemene Uitgevers) et la VAV (Vlaamse Auteursvereniging), ordonnant le blocage de plusieurs bibliothèques numériques illégales telles que l’Archive d’Anna, Z Library, Library Genesis, OceanofPDF et l’Open Library d’Internet Archive[44]. Le verdict impose aux fournisseurs d’accès à Internet aux moteurs de recherche et aux autres intermédiaires techniques tels que les DNS les hébergeurs et les services de paiement de restreindre tout accès à ces plateformes et d’effacer leurs résultats de recherche. Il prévoit également une mesure dynamique permettant d’ajouter automatiquement tout nouveau nom de domaine ou adresse IP réapparaissant sous une autre forme afin d’assurer la permanence du blocage et d’empêcher les contournements[45]. L’exécution de la décision confiée au SPF Économie s’accompagne d’astreintes pouvant atteindre 500 000 euros en cas de non-respect[46]. Cependant, le site reste accessible en utilisant un VPN.

Allemagne

En , l’organisme allemande Clearingstelle Urheberrecht im Internet (CUII) a officialisé la restriction d’accès à l’Archive d’Anna, suite à un jugement du tribunal régional de Cologne. Cette initiative fait partie d’un projet de collaboration entre les titulaires de droits et les fournisseurs d'accès à Internet, qui vise spécifiquement les sites désignés comme « plateformes de piratage structurelles », c'est-à-dire des services diffusant régulièrement des œuvres protégées sans permission[47]. L’ordre de blocage, rendu public seulement après sa mise en œuvre, a suscité des critiques en raison d’un manque de transparence du processus.

France

Au , la justice française n'a pas délibérément visé le site d'Anna, le laissant accessible par tous. En , la justice avait cependant ordonné le blocage d'une centaine de noms de domaine liés à Z-Library, au terme d'une bataille du SNE (Syndicat national de l'édition)[48], confirmant une première restriction prononcée en 2022[49]. Cette interdiction rend les connexions parfois difficiles au site d'Anna, qui repose sur des miroirs de la base de données du site visé par l'interdiction.

Notes et références

Annexes

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