Arithmomètre d'Odhner
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L'arithmomètre d'Odhner est une machine à calculer à addition et soustraction directes et qui permet de multiplier et de diviser rapidement grâce à une platine de résultat mobile. Inventé en Russie en 1873 par Willgodt Theophil Odhner (en), un immigrant suédois, ingénieur et entrepreneur, il deviendra extrêmement populaire au XXe siècle.
Sa production industrielle commence officiellement en 1890, à Saint-Pétersbourg, et n'y dure que trente ans, car la compagnie est nationalisée au début de la révolution russe en 1917, et ferme définitivement ses portes en 1918[1].

L'arithmomètre d'Odhner fonctionne grâce à une pièce clé : le secteur de tambour (aussi appelée "roue à goujon"). Ce secteur est composé de dix pièces : neuf « picots » (rouges sur le schéma) et une partie importante avec le curseur (grise sur le schéma). Quand on bougeait le curseur, les picots montaient ou descendaient en fonction du nombre choisi.
Développement
Odhner eut l'idée de sa machine alors qu'il réparait un arithmomètre en 1871 (l'arithmomètre était le seul calculateur mécanique commercialisé à l'époque). Il décida de remplacer les cylindres de Leibniz qui rendaient la machine lourde et encombrante, par des roues à nombre variable de dents, qui étaient plus légères et beaucoup plus compactes. En gardant le même mode opératoire, il en assura un succès immédiat.
Odhner finit son premier prototype en 1873. En 1876, il construit 14 machines pour Ludvig Nobel, son employeur d'alors. Il achèvera ces exemplaires en 1877. Il dépose des brevets d'invention en Europe et aux États-Unis entre 1878-1879 et un nouveau brevet en 1890. Il commence la production industrielle de son arithmomètre en 1890.
En 1891, il décide d'étendre la production de sa machine en Allemagne mais il doit s'en séparer un an plus tard, en 1892, car les distances s'avèrent trop importantes pour l'époque[1]. Le nouveau propriétaire, Grimme, Natalis & Co, commence la production à Brunswick et vend la machine sous le nom Brunsviga (qui est le nom en latin de Brunswick[2]).
Après la mort d'Odhner en 1905, ses fils Alexander et Georg et son beau-fils Karl Siewert continuent la production et, en tout, 23 000 machines seront construites. La compagnie est nationalisée au début de la révolution russe et elle fermera définitivement ses portes en 1918.


