Armistice de Moscou

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Armistice de Moscou
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Les territoires cédés par la Finlande à l'Union soviétique après la guerre de Continuation. Porkkala fut rendu à la Finlande en 1956.
Signé 19 septembre 1944
Moscou, URSS
Parties
Signataires Drapeau de la Finlande Finlande Drapeau de l'URSS Union soviétique

La Finlande et l'Union soviétique signèrent l’armistice de Moscou le , mettant fin à la guerre de Continuation. Cet armistice ne doit pas être confondu avec le traité de paix de Moscou de 1940 mettant fin à la guerre d'Hiver entre les deux pays. Le traité de paix final fut signé entre la Finlande et l'URSS à Paris en 1947.

En , après la prise de la ville de Vyborg, les troupes soviétiques s'arrêtent. Le commandement soviétique décide d’accélérer les négociations de paix avec la Finlande afin de pouvoir redéployer ses troupes contre les forces allemandes.

Le , le commandant de l’armée finlandaise, Carl Gustaf Emil Mannerheim devient le président de la Finlande, concentrant ainsi pouvoir militaire et politique.

Le , il invite les membres du gouvernement récemment formé à envisager la fin de la guerre.

Alexandra Kollontaï, ambassadeur de l'URSS en Suède, est interrogé sur les conditions de négociations de paix. La réponse de Staline, reçue cinq jours plus tard, est que le gouvernement soviétique n'acceptera la délégation finlandaise qu'à la condition que la Finlande déclare officiellement rompre ses relations avec l'Allemagne, et exige le retrait des troupes allemandes de son territoire avant le .

Près de 200 000 personnels militaires allemands étaient alors en poste en Finlande du Nord, qui ne pouvaient être évacués ou internés dans les deux semaines imparties. La Finlande était ainsi indirectement contrainte à une nouvelle guerre avec l'Allemagne, bénéfique pour l'URSS. Avant la conclusion de toute trêve avec les Soviétiques, Mannerheim transféra des forces de l’isthme de Carélie en Laponie . Il convoqua en tant que membres du nouveau gouvernement, l’ancien président Risto Ryti, l’ancien Premier ministre Edwin Linkomies et l’ancien ministre des Affaires étrangères Henrik Ramsay. Presque à l’unanimité, il fut décidé d’accepter les conditions de Moscou, aucune autre solution n’ayant pu être trouvée.

Le , le président finlandais Gustav Mannerheim annonça officiellement la rupture des relations avec l'Allemagne. Le lendemain, le , il ordonna le transfert d'unités de l'armée au nord.

Mannerheim proposa à Staline de commencer le retrait des troupes finlandaises des frontières à partir du . Et il promit que les Finlandais se chargeraient de manière indépendante de l'évacuation des unités allemandes. Dans la nuit du , Staline ayant accepté les propositions de Mannerheim, l'accord sur la cessation des hostilités devait entrer en vigueur le lendemain matin. Ainsi à 7 heures, les troupes finlandaises, conformément à l'accord, cessèrent de tirer. Les troupes soviétiques continuèrent à se battre dans certaines régions jusqu'au .

Le , une importante délégation partit pour Moscou, où seuls les administrateurs de Mannerheim étaient présents. Il n'inclut pas, dans l'ambassade de la paix, de représentant de l'« opposition pacifique », ni Paasikivi, ancien ambassadeur finlandais de Moscou, un homme politique expérimenté et prudent. Les délégués furent obligés d'attendre pendant une semaine le début des négociations. La tension augmenta. Les Soviétiques n'offraient plus un traité de paix, mais une trêve.

Conditions de paix

Les conséquences

Notes et références

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