Association des Amis de l'Azerbaïdjan

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L'Association des amis de l'Azerbaïdjan (AAA) est une association créée en 1998 et qui a officiellement pour but de faire découvrir l'histoire et la culture azérie en France. De fait, elle est utilisée par le gouvernement de ce pays à des fins d'influence et de lobbying, notamment via la « diplomatie du caviar ».

L'Association des amis de l'Azerbaïdjan est créée le à Paris par Jean Perrin, premier ambassadeur de France en Azerbaïdjan, en 1992, et Jean-François Mancel, député[1]. Ses membres sont principalement des parlementaires et autres élus français[2].

À la suite du caviargate, en 2017, et surtout de la seconde guerre du Haut-Karabagh en 2020 qui fait prendre conscience de la réalité du régime azerbaïdjanais, l'association perd de nombreux membres[3].

Financement

Avec le soutien de l'ambassade d'Azerbaïdjan en France l'association des amis de l'Azerbaïdjan promeut le patrimoine culturel et immatériel de l'Azerbaïdjan[4]. Elle est pour l'essentiel financée par la puissante fondation Heydar-Aliyev, créée en 2004 Ilham Aliyev, dont les locaux sont situés à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan[5],[6].

Direction et adhérents

L'association est présidée par le député Jérôme Lambert d' à 2026[7] lui-même connu pour ses liens étroits avec la dictature azerbaïdjanaise (il a notamment été invité lors du défilé de la victoire à Bakou le , ce qu'il a lui-même nié)[8]. Le , l'entrepreneur Jérôme Béguin devient président[9]. Mirvari Fataliyeva, par ailleurs présidente de l'association culturelle La maison de l'Azerbaïdjan, à Paris, occupe une place importante au conseil d’administration depuis de nombreuses années[10].

Au faîte de son influence, dans les années 2010, l'AAA compte dans son conseil d'administration les parlementaires français (de l'Assemblée nationale ou du Parlement européen) Jean-Marie Bockel, Rachida Dati, Nathalie Goulet, Thierry Mariani et André Villiers[11],[12]. L'AAA invite en « voyage de découverte » en Azerbaïdjan, tous frais payés, les sénateurs Éric Doligé et Alain Vasselle en 2016, puis l'année suivante Rachida Dati et Alain Houpert[11].

Objectifs et réalisations

Notes et références

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