Vers la fin de sa vie, Ateas en vint à contester de plus en plus la sphère d'influence Gréco-Macédonienne dans les Balkans. Des sources grecques décrivent sa campagne contre les Histriens en Thrace. Au début, Ateas eut l'idée prudente de demander le support de la Macédoine. Lorsque les troupes de Philippe arrivèrent en Scythie, elles furent renvoyées avec mépris : le roi des Histriens était déjà mort et les actions militaire terminées. Un autre incident eut lieu entre Philippe et Ateas lors du siège de Byzance de ce premier ; les Scythes refusèrent de donner des provisions aux troupes macédoniennes sous prétexte de pauvreté de leurs propres terres.
Ces incidents anodins avec Ateas donnèrent à Philippe une raison pour l'invasion du domaine de ce premier. Le casus-belli vint lorsque les Scythes refusèrent à Philippe le droit de consacrer une statue d'Hercule dans l'estuaire du Danube. En 339 av. J.-C., les deux armées s'affrontèrent sur les plaines de Dobroudja. Ateas, alors âgé de 90 ans, fut tué au combat et son armée mise en déroute. Il semble que Philippe ait été aussi blessé et son cheval mourut en bataille.
La paix fut rétablie au prix de 20 000 femmes scythes et autant de chevaux donnés aux Macédoniens. À la suite de cette défaite, l'empire de Ateas s'écroula entièrement. Les Scythes perdirent leur position dominante dans les steppes du Pont durant deux siècles, jusqu'au règne de Scilurus au IIe siècle av. J.-C.