Attentat d'Ürümqi de mai 2014
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7 h 50 (UTC−08:00)
| Attentat d'Ürümqi de mai 2014 | ||
Les forces de l'ordre mobilisées quelques jours après les explosions | ||
| Localisation | Ürümqi, Xinjiang, Chine | |
|---|---|---|
| Cible | Civils | |
| Coordonnées | 43° 48′ nord, 87° 36′ est | |
| Date | 7 h 50 (UTC−08:00) |
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| Type | Attentat-suicide | |
| Morts | 43 | |
| Blessés | 90+ | |
| Organisations | ||
| Géolocalisation sur la carte : Chine
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L'attentat d'Ürümqi de mai 2014 a eu lieu dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang alors que deux véhicules de type SUV, transportant cinq assaillants, ont attaqué un marché public fréquenté majoritairement par l'ethnie han[1]. Des explosifs ont été lancés à partir des véhicules en direction des gens présents. Les deux véhicules sont par la suite entrés en collision l'un contre l'autre et ont explosé[réf. nécessaire]. Incluant les assaillants, 43 personnes ont perdu la vie en plus de 90 blessés. Cette attaque est la plus meurtrière depuis le commencement des troubles dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang.
L'attaque est revendiquée par le Parti islamique du Turkestan[2].
Avant l’attentat, la situation était marquée par des tensions entre le gouvernement chinois et la minorité ouïghours. Le Xinjiang, une région riche en ressources et historiquement située sur la Route de la soie, abrite une population ouïghoure, un groupe ethnique de confession musulmane et de culture turcophone. Les autorités chinoises, connaissant l’importance stratégique de cette région, encouragent les Hans, la communauté traditionnelle chinoise à s’installer dans cette région. De ce fait, les Ouïghours se plaignent de discriminations politiques et économiques mais également de ne plus se sentir chez eux dans le Xinjiang. Selon certains médias comme Libération, le gouvernement chinois irait même jusqu’à procéder à des stérilisations des femmes ouïghours et parlerait de politique génocidaire[3]. Le gouvernement chinois, quant à lui, justifie ses politiques de répression par la nécessité de lutter contre le séparatisme, le fondamentalisme et le terrorisme. Les incidents de juillet 2009 avaient déjà montrés la volonté des Ouïghours à résister face au gouvernement chinois. Cette question ouïghoure n’est pas récente et les revendications de la communauté date du début de l’unification chinoise au milieu du XXe siècle[4].