Massacre de Fambita
attentat au Niger en 2025
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Le massacre de Fambita a lieu le , lors de la guerre du Sahel, au Niger. L'attaque, menée par l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), cause la mort d'au moins 44 civils à Fambita, un village de la commune de Kokorou, au sud-ouest du Niger.
| Massacre de Fambita | |
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Kokorou |
| Victimes | Civils |
| Morts | 44[1] |
| Blessés | 13[1] |
| Auteurs | |
| Guerre | Guerre du Sahel |
| Coordonnées | 14° 20′ 07″ nord, 0° 54′ 05″ est |
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|
Prélude
Le , l'armée nigérienne lance deux missions dans la région de Tillabéri, dans le cadre de l'opération Niya[2]. Elle revendique ensuite dans un communiqué la mort de 90 djihadistes de l'État islamique dans le Grand Sahara et annonce également la mort de neuf soldats[2]. Selon RFI, l'attaque de Fambita est probablement commise en représailles à ces opérations[2].
Déroulement
L'attaque a lieu à Fambita, un village de la commune de Kokorou, située près de la frontière sud-ouest du Niger avec le Burkina Faso et le Mali et dans la zone d'une insurrection djihadiste (en) menée par l'État islamique et Al-Qaïda[1],[2],[3]. Selon les déclarations du gouvernement, vers 14 heures les assaillants encerclent la mosquée du village pendant les prières du Ramadan et opèrent un « massacre d'une rare cruauté »[1]. Les djihadistes incendient également le marché local et plusieurs habitations[1].
Bilan humain
Le lendemain de l'attaque, la junte nigérienne annonce un bilan provisoire d'au moins 44 civils tués et 13 blessés, dont quatre gravement[1],[2].
Réactions
L'attaque n'est pas revendiquée[2]. Le gouvernement militaire du Niger instaure un deuil national de trois jours[2]. Des responsables gouvernementaux publient des déclarations officielles par l'intermédiaire des ministères de l'Intérieur et de la Défense du Niger, attribuant officiellement la responsabilité à l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et s'engageant publiquement à poursuivre les auteurs et à les traduire en justice[1]. Le ministre de l'Intérieur, Mohamed Toumba, qualifie l'attaque d'« acte lâche et inhumain ».