Aïché Seïtmouratova
militante tatare de Crimée
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Aïché Seïtmouratova (en tatar de Crimée : Ayşe Seitmuratova ; en russe : Айше Сеитмуратова), née le à Adji Eli (RSSA de Crimée) et morte le [1], est une historienne, militante des droits de l'homme et dissidente soviétique[2].
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Ayşe Seitmuratova |
| Nom de naissance |
Ayşe Seitmuratova |
| Nationalités | |
| Activités |
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Ordre du Courage de 1re classe Badge of honor «For services to the Crimean Tatar people» (d) |
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Biographie
Aïché Seïtmouratova naît le à Adji Eli, dans le raïon de Bilohirsk, en république socialiste soviétique autonome de Crimée. Le , elle subit avec sa mère et ses cinq frères la déportation des Tatars de Crimée, et grandit dans un camp du Goulag[3][source insuffisante]. Après des études en histoire à l'université d'État de Samarcande (en) à partir de 1957, elle mène des activités de militante pour les droits du peuple tatar : ceci la soumet aux représailles du pouvoir soviétique[4], qui l'incarcère un temps à la prison de Lefortovo. Témoin d'une importante vague de répression[5] à partir de 1970, elle se décide à quitter l'Union soviétique en 1978, ce qu'elle accomplit avec l'aide d'Elena Bonner.
Qualifiée de « Juste du monde »[6] par Mario Corti au micro de Radio Liberty, où elle signe 49 émissions. Elle travaille également pour Voice of America[7].
Aïché Seïtmouratova retourne ensuite en Crimée, où elle fonde, entre autres, un centre de documentation sur l'histoire des Tatars de Crimée et un hospice pour personnes âgées[8].