Il travaille dans le commerce à Tunis, avant de rejoindre la résistance clandestine au protectorat français dès le milieu des années 1930. Le , il est condamné à mort par pendaison puis, en appel le , aux travaux forcés à vie.
Il est le principal fondateur du comité des résistants au sein du Néo-Destour. Il a par ailleurs dirigé la Main noire, organisation de militants nationalistes qui conduit des opérations contre la Main rouge dont les membres sont issus des milieux français de Tunisie[1], mais aussi contre des Tunisiens coupables de refuser de suivre les ordres du Néo-Destour. Il organise ainsi, le , l'exécution de Chedly Kastalli, directeur du journal An-Nahdha, coupable de vouloir se présenter aux élections municipales[2].
Après la signature des accords consacrant l'autonomie interne de la Tunisie en 1955, il contribue au sein des « comités d'éveil » avec Mahjoub Ben Ali et Hassen Ben Abdelaziz à ce que la balance au sein du Néo-Destour penche en faveur de Bourguiba aux dépens de Salah Ben Youssef, et ce malgré son lien familial avec ce dernier.
Bien qu'il n'a détenu aucun portefeuille ministériel, il est un homme qui compte dans le système Bourguiba, dépassant les prérogatives des postes qui lui sont attribués.
↑ Ahmed Mestiri, Témoignage pour l'histoire: des souvenirs, quelques réflexions et commentaires sur une époque contemporaine de la Tunisie, accessoirement du Maghreb (1940-1990) et sur la révolution de 2010-2011, Tunis, Sud Éditions, , 407p. (ISBN978-9938010510), p.131.
↑ «Bonnes feuilles: l'ordre d'assassinat», Réalités,.