Baltische Landeswehr

From Wikipedia, the free encyclopedia

Création
Dissolution
Allégeance Duché balte uni
Baltische Landeswehr
Image illustrative de l’article Baltische Landeswehr
Blason

Création
Dissolution
Pays Drapeau de la république de Weimar République de Weimar
Allégeance  Duché balte uni
Branche Deutsches Reichsheer
Type Armée nationale issue de corps francs
Effectif Jusqu'à 6 000
Couleurs Bleu clair et blanc
Guerres Guerre d'indépendance lettone, guerre d'indépendance estonienne
Commandant historique Rüdiger von der Goltz

La Baltische Landeswehr (en français, Armée territoriale balte) fut entre 1918 et 1920, une unité militaire constituant les forces armées officielles du Duché balte uni puis de la république lettone lors de sa première année d'indépendance. Elle était majoritairement constituée de volontaires germano-baltes. Au cours d'un conflit inégal et sporadique, ayant pour partie trait à une guerre civile, l'unité fut principalement amenée à combattre les troupes bolchéviques qui devaient ensuite devenir l'Armée rouge. Une fois conclu le traité de paix entre la toute jeune république lettone et l'Union soviétique en 1920, la Baltische Landeswehr rejoignit les forces armées lettones.

Les pays baltes faisaient partie de l'Empire russe du temps des tsars. Après la révolution de Février, la Russie connaît les affres de la guerre civile. Alors que la défaite de l'Allemagne se précise à la fin de la Première Guerre mondiale, la Révolution semble également imminente dans ces régions. En un instant, les difficultés dans lesquelles se trouvent empêtrées les deux principales forces d'influence de la Baltique poussent les peuples baltes à chercher à obtenir leur indépendance.

Les gouvernements des puissances de l'Entente soutenaient la construction de petits États destinés à constituer un cordon sanitaire entre l'Allemagne et la Russie, afin d'éviter la propagation du communisme. Mais d'autre part, les armées blanches fidèles à la Russie impériale soutenaient la contre-révolution, laquelle ne reconnaissait pas l'indépendance de ces États tampons. De même, la majorité des politiciens germano-baltes voyait plutôt la solution aux questions des États baltes dans un rattachement à une Russie restaurée mais avec plus d'autonomie, ou dans la constitution d'un État fédéral des nations baltes, à l'image de la Confédération suisse.

Les combats sur la définition future de l'État à venir et de ses limites et dépendances territoriales eurent lieu en Lettonie. Ce champ de bataille fut également celui de luttes d'influences entre les grandes puissances environnantes. De plus, ce fut l'occasion de voir se mesurer les forces monarchistes, socialistes et démocratiques, courants transversaux existant au sein de toutes les parties engagées dans le conflit.

La majorité de la population lettone espérait de la part des Bolchéviques non seulement l'obtention de leur indépendance, mais également la réduction du pouvoir des grands propriétaires terriens germano-baltes.

Les principaux combats se déroulèrent entre des armées relativement peu nombreuses et peu entraînées. Les victimes de ces combats furent bien plus nombreuses parmi la population civile qu'au sein des troupes engagées. Ainsi, le nombre de civils tués lors des exactions de l'Armée rouge en Lettonie est estimé entre 5 000 et 7 000. Selon les statistiques de la ville de Riga, ce sont 8 590 habitants qui périrent de faim et des suites d'épidémies durant les cinq premiers mois de 1919. Dans les zones reconquises par la Landeswehr ou les corps francs, ces troupes infligèrent de cruelles vengeances aux populations. Lors de cours martiales expéditives, des prisonniers de guerre, des partisans et des fonctionnaires des conseils ouvriers furent condamnés puis exécutés sur de simples soupçons. À Windau, Goldingen et Mitau, ce sont environ 1 250 personnes qui furent ainsi passées par les armes. Après le retrait de la Landeswehr de Riga, les coupures de presses portent à penser que ce sont encore 2 000 à 4 000 personnes qui furent exécutées.

Origines

Fin novembre 1918, les Bolcheviks préparent l'invasion des Pays baltes. De fait des troubles révolutionnaires qu'elle a à déplorer en son propre sein, l'Armée allemande ne pense pas être en mesure de la repousser. Pour cette raison, le haut-commandement de la 8e armée allemande autorise, le , la constitution d'une force de défense autochtone formée de volontaires, destinée à lutter contre les révolutionnaires. Cet appel rencontre un fort écho parmi les minorités germano-baltes et russes, mais les volontaires lettons se joignent à la troupe de manière hésitante, l'opinion publique étant plutôt favorable aux bolchéviques, dont les armées approchaient déjà la région.

Après la proclamation des républiques estonienne et lettone par leurs gouvernements populaires, le statut de ces forces de défense changea : en Estonie, les volontaires germano-baltes de la Landeswehr constituèrent le Régiment balte de l'Armée estonienne : en Lettonie, une grande partie des recrues lettones déserta, ce qui conduisit à ce que les troupes germano-baltes de la Landeswehr constituassent, en compagnie des hommes de la future Division de fer encore à l'état de brigade, la seule force armée devant défendre le territoire national. Les Britanniques, vainqueurs de la Première Guerre mondiale, rendirent l'armée allemande responsable de la défense du territoire letton contre l'agresseur bolchévique le .

Ces changements conduisirent à un renforcement progressif de la Landeswehr. Les Germano-baltes servant dans la Deutsches Heer furent transférés au service de la Landeswehr. De plus, les volontaires étaient désormais recrutés dans toute l'Allemagne. Dans une annonce faite le par le régime Ulmanis, les volontaires qui prendraient part durant au moins quatre semaines à la libération du pays de la menace bolchévique seraient assurés d'obtenir la citoyenneté lettone. La noblesse balte, ainsi que les grands possesseurs terriens germano-baltes, firent mettre par décret un tiers de leurs propriétés à disposition pour l'installation des volontaires allemands.

Les premiers combats menés par la troupe ainsi constituée ne furent pas très concluants. Elle dut se retirer devant les tirailleurs lettons, ce qui permit leur entrée dans Riga et la proclamation d'un régime soviétique le , sous l'autorité de Pēteris Stučka. D'ici fin janvier, il ne restait plus qu'une petite zone autour de Libau contrôlée par les troupes allemandes, où s'était réfugié le gouvernement d'Ulmanis.

Composition

Le comité national balte (Baltische Nationalausschuß) constituait l'autorité politique qui pilotait la Landeswehr, via la commission à la Landeswehr, laquelle agissait à la manière d'un ministère de la Guerre. L'état-major général de la Landeswehr constituait quant à lui l'organe de commandement militaire de l'unité. Les uniformes variaient selon la nationalité du soldat, allemand ou russe, l'armement et la solde étant assuré jusqu'en par l'Empire allemand. Au début, dans de nombreuses unités germano-baltes, la langue de commandement fut le russe, les officiers d'encadrement provenant en majorité de l'armée du tsar. À la mi-, la Landeswehr atteignait une force d'environ 6 100 hommes. Parmi ceux-ci, environ 3 600 composaient les unités germano-baltes, 400 dans l'unité russe du Prince Lieven, 1 700 servaient au sein de la brigade lettone de Balodis et 400 au sein de corps francs allemands.

Insigne

Les membres de la Baltische Landeswehr portaient en guise de signe de reconnaissance sur leur uniforme une patte d'épaule bleu clair et blanche, soit aux couleurs baltes.

Combats

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI