Barrage d'Akosombo

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Barrage d'Akosombo
Géographie
Pays
Région
Coordonnées
Cours d'eau
Objectifs et impacts
Vocation
Propriétaire
Volta River Authority (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date du début des travaux
1961
Date de mise en service
1965
Barrage
Type
Hauteur
(lit de rivière)
111 m
Longueur
660 m
Épaisseur à la base
366 m
Réservoir
Nom
Altitude
85 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Volume
148 km³
Superficie
8 502 km²
Longueur
550 kmVoir et modifier les données sur Wikidata
Centrale(s) hydroélectrique(s)
Puissance installée
1 020 MW
Géolocalisation sur la carte : Ghana
(Voir situation sur carte : Ghana)

Le barrage d’Akosombo est un barrage hydroélectrique au sud-est du Ghana, construit dans les gorges d’Akosombo sur la Volta. Sa construction, par le consortium d'entreprises italiennes Impregilo SpA entre 1961 et 1965 aboutit à la création du lac Volta, plus grand lac artificiel au monde et qui couvre 3,6 % de la surface du Ghana. 80 000 personnes, soit 1 % de la population ghanéenne, furent déplacées pour permettre sa mise en service.

La fonction première du barrage fut de fournir de l’électricité à l’industrie de l’aluminium. Sa capacité d’origine était de 912 MW, augmentée à 1020 MW en 2006.

Le barrage fait partie d’un complexe englobant une fonderie d'aluminium à Tema et un réseau de lignes à haute tension traversant le sud du Ghana. La fonderie devait fournir suffisamment de revenus pour permettre d’exploiter les mines locales de bauxite sans devoir se reposer sur les importations.

Le projet de fonderie fut supervisé par Kaiser Aluminium, et la fonderie elle-même est gérée par la Volta Aluminium Company (VALCO), toutes deux sociétés de capitaux américains.

La première idée de construire un barrage sur la Volta remonte à et est due au géologue Albert Ernest Kitson[1], mais les premiers plans ne furent dessinés qu’en 1940. Le gouvernement du Ghana commença finalement sa construction en 1961[2] à l’initiative de Kwame Nkrumah, alors Premier ministre du jeune Ghana indépendant, afin de développer l’industrie et de réduire la dépendance du pays aux seules plantations de cacao[3]. Le barrage fut financé conjointement par des prêts de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement, de la Banque mondiale, des États-Unis et du Royaume-Uni à hauteur de 40 millions de dollars[4]. Le Ghana apporta les 69 millions nécessaires à la construction de l’usine hydroélectrique. La plus grande partie (80 %) de l’électricité produite alimente la Volta Aluminium Company[4],[5].

La fonderie fut quant à elle financée par des actionnaires de VALCO avec le soutien de l’Eximbank après avoir reçu des garanties sur les prix de l’électricité et les impôts de la part du gouvernement ghanéen. Le coût total du projet est estimé à 258 millions de dollars[5].

En 1961, le gouvernement ghanéen mit en place l’Autorité du fleuve Volta, chargée de superviser le développement du bassin de la Volta et de fournir l’électricité dont le pays a besoin[6].

Le barrage fut mis en service en 1965[2].

En 2007, l'autorité du bassin de la Volta est créée pour permettre une gestion multinationale du barrage[7].

Structure

Il s'agit d'un barrage hydroélectrique en enrochement[2]. Le lac crée le lac Volta, qui est le plus grand lac artificiel du monde[8].

Impact

Notes et références

Voir aussi

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