Barrière frontalière entre l'Iran et le Pakistan

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La barrière frontalière irano-pakistanaise est une structure érigée par les deux pays le long de leur frontière commune de 959 kilomètres (596 miles). Elle a pour principal objectif de prévenir les passages frontaliers non autorisés et de réduire le trafic de marchandises illégales[1],[2],[3].

La frontière irano-pakistanaise, qui sépare l’Iran du Pakistan, délimite la province iranienne de Sistan-et-Baloutchistan de la province pakistanaise du Baloutchistan. Elle s’étend sur 909 kilomètres (565 miles).

La barrière Iran–Pakistan, actuellement en cours de construction, se compose d’un mur en béton de trois pieds d’épaisseur (environ 0,91 mètre) et d’une hauteur de dix pieds (environ 3,05 mètres). Cette imposante structure s’étend sur 700 kilomètres, traversant des terrains désertiques difficiles. Ses objectifs principaux sont de dissuader les passages frontaliers illégaux et de réduire l’entrée de drogues illicites[4].

Historique et objectif déclaré

Le mur est construit pour empêcher les passages frontaliers illégaux[5] et endiguer le trafic de drogues[6], et constitue également une réponse aux attentats terroristes, notamment celui survenu dans la ville frontalière iranienne de Zahedan le , qui a fait 13 morts, dont neuf membres des Gardiens de la révolution iraniens[7]. Cependant, la porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tasnim Aslam, a nié tout lien entre la clôture et l’attentat, précisant que l’Iran n’accusait pas le Pakistan pour ces incidents[8].

Barrière

Projet iranien (2011)

Carte sommaire de la frontière irano-pakistanaise.

Le mur en béton de 3 pieds (91,4 cm) d’épaisseur et de 10 pieds (3,05 m) de hauteur, renforcé par des barres d’acier, s’étendra sur les 700 kilomètres de frontière allant de Taftan à Mand. Le projet comprend également de grands remblais de terre et de pierre ainsi que des fossés profonds pour dissuader les passages illégaux et la contrebande de drogues des deux côtés. La région frontalière est déjà équipée de tours d’observation policières et de garnisons de style forteresse pour les troupes. L’Iran et le Pakistan n’ont aucun différend territorial ni aucune revendication irrédentiste, et le ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré : « Le Pakistan n’a aucune objection puisque l’Iran construit la clôture sur son propre territoire ».

Projet pakistanais (2019)

En 2019, le Pakistan annonce son intention de clôturer sa frontière avec l'Iran.

En , le Pakistan approuve un financement de 18,6 millions de dollars pour la construction d'une clôture à sa frontière avec l'Iran[9].

En , le Pakistan approuve un financement supplémentaire de 58,5 millions de dollars pour la construction d'une barrière frontalière[10].

À la mi-2021, le Pakistan a sécurisé 46 % de la frontière et l’achèvement total de la clôture était prévu pour [11].

En , le Pakistan a sécurisé 80 % de la frontière. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que le reste de la frontière sera également équipé d’une barrière[12].

Construction

La barrière est actuellement en construction dans des zones montagneuses difficiles d’accès du sud-est de l’Iran, réputées pour leur terrain ardu à franchir[13]. Elle comprend un mur en béton robuste de trois pieds d’épaisseur et de dix pieds de hauteur, s’étendant sur 700 kilomètres à travers des régions désertiques inhospitalières[4].

En , un tronçon de 659 kilomètres sur les 830 kilomètres de frontière totale a déjà été équipé d’une barrière. Les 171 kilomètres restants doivent être achevés d’ici [14],[15],[16].

Impact sur les économies locales

Relations diplomatiques

Notes et références

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